Une réflexion m'est venue ce matin à 8h02, dans les vapeurs embrûmées du sommeil mises à mal par le marteau piqueur défonçant frénétiquement la chaussée sous ma fenêtre.
Le fond du problème social qui agite, lui aussi, frénétiquement, la France depuis plusieurs mois, est le suivant: êtes-vous de nature optimiste, ou pessimiste?
Ou, pour parler clairement, pensez-vous qu'il faille vous battre pour un monde meilleur, ou bien pour une vie la moins pire possible?
Personnellement, je suis d'avis que l'homme est un loup pour l'homme (ce n'est pas de moi, c'est de Florent Pagny), ce qui a été démontré irréfutablement par l'échec total de tous les systèmes communistes. En effet, cette belle idée, le communisme, part malheureusement du principe que l'homme est bon, tout au moins suffisamment pour partager un tant soit peu avec ses camarades. Or, ce postulat qui est sans doute vrai chez la majorité, est incontestablement faux pour une minorité plus ou moins nombreuse mais indubitablement réelle, de cupides aux dents longues dont le but sera d'avoir plus et mieux que les autres (que ce soit en termes de notes à l'école, de pognon, de voitures ou même de gonzesses). D'où, le capitalisme.
Cette démonstration me vaudra, j'en suis sûr, le prix nobel d'économie dans quelques années.
Quoi qu'il en soit, mon idée, que d'aucuns trouveront tristes, car je ne suis pas révolutionnaire dans l'âme, et qui plus est fataliste, est que le monde est ce qu'il est et qu'a priori il ne s'arrangera pas. Globalement pas très optimiste de nature, je suis en conséquence plutôt d'avis que la politique du moins pire est une option préféréable à une hypothétique politique du meilleur ne pouvant amener que désillusions et échecs cuisants.