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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 13:35

Le parisien a la trentaine. Il porte un costard, tient une petite mallette en cuir à la main. Chaque matin, il prend la ligne 1 pour aller travailler à La Défense, où il est manager in consulting.

Le parisien ne sourit pas. Pour ne pas se mélanger à la populace qu'il côtoie contre son gré dans les transports en commun, il est équipé à l'oreille droite du dernier ipod nano, et à l'oreille gauche du kit main libre de son portable-appareil photo-caméra-wifi dernier cri.

Le parisien est cultivé. Il est abonné aux Inrockuptibles et y puise tous ses besoins artistiques. Chaque mois il y découvre un nouveau groupe de rock psyché post seventies en "The" rendant has been le précédent. Il possède l'intégrale de Bret Easton Ellis.

Le week-end, le parisien laisse tomber le costard pour le jean Diesel à trous, les baskets pumas, le T-shirt moulant mettant en valeur les pectoraux qu'il travaille assidûment devant la glace du club de gym auquel il est abonné et se rend chaque soir après ses 12 heures de boulot quotidiennes. Le week-end, le parisien ne se rase pas.

Le parisien enfile ses lunettes de soleil à verres fumés roses et à montures dorées pour se rendre au Buddha bar, puis au VIP room, avec sa parisienne rencontrée au club (qui porte elle aussi un jean diesel avec des bottes à bouts pointus et un body découvrant amplement son wondergras et son piercing au nombril). Le parisien parle en ces lieux une langue neuve, mélange d'anglais et de français et où des mots tels que bonjour, merci et s'il vous plaît sont exclus.

Le parisien ne conçoit pas la vie ailleurs qu'à Paris, seule ville pouvant lui offrir ce qu'il mérite. Sauf pendant les vacances, où il part retrouver durant quelques semaines les autres parisiens dans les lieux touristiques branchés du moment, tout en évitant le plus possible le contact avec les autochtones attardés.

C'est pour ça que j'aime Paris, surtout en août.

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 15:56

A l'usage des sous-neuronaux qui voudraient percer dans la chanson et qui seraient en panne d'inspiration pour pondre des lyrics enflammées et originales, voici quelques rimes utiles (petit florilège absolument non exhaustif):

Amour- toujours ou amour-jour;

Aime-quand même;

Silence-indifférence;

Espoir-tard;

Rêve-lève-crêve;

Baby-oh oui ou à l'anglaise baybée-oh yeah;

Croire-histoire;

Absence-présence et ami-ennemi (attention, ça devient subtil, échauffez-vous avec les autres d'abord, ne risquez pas le claquage du cerveau);

 

Exemple:

Malgré ton silence,

Ta cruelle indifférence,

Je ne perds pas espoir

Il n'est pas trop tard.

Oh non, il n'est pas trop tard.

Ma chérie je t'aime,

Quand même, oh oui quand même.

Laisse-moi encore croire

A notre histoire.

Chaque jour j'en rêve

Et puis j'en crêve

Reviens ma baybée,

Reviens oh yeah

Soyons au moins amis

Je ne suis pas ton ennemi.

Ad lib...

Non, ces paroles ne sont pas de Kyo, ni de Matt Pokora, malgré une ressemblance évidente. Elles sont totalement personnelles et originales. Vous voyez que c'est facile la musique. A vous de jouer maintenant. Dans 2 heures, vous aurez 50 textes, tous plus prompts à faire exploser les foufounes les uns que les autres. Il ne vous restera plus qu'à trouver un guitariste manchot qui saura vous placer du la mineur do fa sol là-dessus, et hop, emballé c'est pesé. Dans deux mois, les victoires de la musique et le disque d'or.

Merci qui?

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 11:52

L'amour, ce n'est pas seulement un homme fuck une amie, ce n'est pas. Bon, je l'ai déjà dit. Et puis ce n'est pas le sujet de ma chronique: ici, "romantique" est à prendre au sens "ayant rapport avec le roman". Je t'ai bien eu, hein, lecteur.

Définition du dictionnaire de l'académie:

ROMAN. n. m. OEuvre d'imagination en prose, où l'auteur, sous la forme du récit, peint les passions, les caractères, les moeurs, ou retient l'attention du lecteur par l'intérêt de l'intrigue ou des aventures. Roman psychologique. Roman d'aventures. Roman de moeurs. Roman d'analyse. Roman policier. Roman pastoral. Roman de cape et d'épée. Roman par lettres. Le roman de l'Astrée. Les romans de Balzac. Le héros, l'héroïne d'un roman. La lecture des romans lui avait exalté l'imagination. L'histoire est du roman qui a été, le roman est de l'histoire qui aurait pu être.

Pour parler du roman, il faut se placer du point de vue du lecteur, ou du point de vue de l'auteur: en gros, le roman a-t-il pour but de faire réfléchir ou de divertir celui qui le lit ou plutôt celui qui l'écrit.

N'étant pas moi-même auteur, mais pourtant lecteur féru, j'aurais tendance à considérer que le but premier d'un auteur est tout de même malgré tout, d'acquérir un minimum de notoriété. L'art me semble être une forme de partage: l'artiste produit certes pour lui-même, comme une libération de quelque chose d'incontrôlable, mais aussi et surtout pour un public. L'artiste doit trouver un juste milieu entre la compromission totale pour plaire au plus grand nombre, et l'élitisme ou l'originalité à outrance pour ne plaire qu'à de trop rares initiés (ou à des intellectuels aimant à clamer haut et fort leur absence de point commun avec la plèbe en s'esbaudissant face à tout ce qui ressemble de près ou de loin, à de la merde).

Notamment, je pense qu'un roman où la forme est privilégiée au fond (comme par exemple le firent les membres de l'Oulipo) ne peut-être considéré comme un bon roman. Un bon roman est avant tout un roman qui mobilise l'attention du lecteur par l'intérêt de son intrigue. Pour devenir un grand roman, il faudra certes en plus lui adjoindre une forme esthétiquement plaisante. Un grand roman, me semble-t-il, doit être a la frontiere entre un ouvrage mobilisant deux neurones pendant le caca et ceux nécessitant l'appui d'un dictionnaire, de deux encyclopédies, d'apport protéïné, d'un silence total et de trois relectures.

Certains auteurs (Naipaul, prix Nobel de Littérature 2001) clament la mort du roman, ou plutôt sa désuétude, dûe à une existence désormais trop longue. De plus, cette forme stérilise la création, puisque le roman possède des règles mises en place par ses "inventeurs" (Hugo, Dickens, Scott, Balzac, Goethe dans le désordre, etc). Ces auteurs s'attachent donc à créer de nouvelles formes de narration, mais ce débat linguistique est-il pertinent, a-t-il un sens? Le lecteur lambda connaît-il suffisamment les règles romanesques pour différencier un roman "classique" d'un de ses néo-avatars? Le lecteur lambda s'occupe-t-il de ces considérations ou recherche-t-il simplement l'évasion et le plaisir dans la lecture romanesque?

Je reviendrai sans doute compléter ma réflexion au fur et à mesure de sa mise en place dans mon bulbe. Je recommande la lecture en vrac et entre autres de "A la réflexion" de David Lodge, "Franchissez la ligne" de Rushdie, "Comment je suis devenu écrivain" de Naipaul, "De l'écriture" de Eco pour différents points de vue sur la littérature en général et le roman en particulier.

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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 09:45

Une nouvelle année commence.

Après avoir constaté à mon retour de vacances que je n'avais plus le câble chez moi (donc plus Internet) pour une raison encore obscure (j'ai été condamné à regarder Vivement Dimanche sur France 2, puisque c'est la seule chaîne que je capte désormais), je décidais courageusement de retourner travailler dès aujourd'hui.

Donc, potentiellement, de vous faire à nouveau rêver.

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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 11:24

Je m'excuse auprès de mes nombreux fans, mais ce n'est pas tous les jours facile d'être une idole. Même une star a droit à des vacances. Je ne suis pas un numéro, yé soui oun hommé libré.

Bref, comme mes journées se résument à dormir, lire, prendre un bain, manger, dormir, faire du vélo, prendre une douche, regarder la télé, manger, lire, regarder la télé, lire, dormir, vous voyez bien que je suis overbooké et que je n'ai pas la tête à écrire mes chroniques drôlatiques.

Soyez patients, bientôt, dans quelques jours, le travail recommencera, ce qui me laissera à nouveau du temps pour vous combler aussi bien par mes anecdotes croustillantes que par mes essais philosophico-mix.

Une petite maxime russe qui n'a rien à voir mais bon pour finir: une femme, c'est comme du champagne. Froide, elle enivre plus, et avec un emballage français, elle coûte plus chère.

I'll be back.

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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 18:03

A partir du milieu des années 90, écouter du rock ou du hard-rock était devenu le comble du has-been. Je situerais ça immédiatement après la mort de Kurt Cobain. Kurt Cobain et le grunge ayant déjà précipité la chute des énormes machines hard de la fin des années 80, les Gun's, Metallica et tutti quanti.

C'est donc sans doute en partie parce qu'écouter cette musique testostéronée faisait de vous un être "différent" à l'époque de mon adolescence boutonneuse que je m'y suis mis (j'ai toujours eu une propension non négligeable à me considérer comme différent, en mieux bien évidemment, du vulgum pecus). Ecouter du métal et m'habiller en noir (sans maquillage ni chaînes, je restais tout de même mesuré dans la rebéllion) me permettait de marquer mon originalité au sein de mes petits camarades. En effet, mes autres traits de caractère (mes parents sont des nazes, la vie c'est de la merde) et mes excès de sébum étaient plus classiques, digne de n'importe quel ado lambda.

Et puis, assez subitement, alors que les divas type Mariah Carey, la pop électroniquo-torturée à la Radiohead, et le hip-hop faisaient tranquillement la loi sur les ondes et dans les bacs, le rock a fait son retour, d'abord subrepticement, puis en force.

Je me suis rendu compte qu'il était bel et bien redevenu le courant dominant lorsque j'ai vu Pascal Obispo s'y mettre en se déguisant en Gene Simmons de Kiss dans l'un de ses clips (ce type est pathétique: si la mode devenait la musique tzigane, il serait le premier à s'y mettre en clamant son amour de toujours pour cette musique. Il n'y avait dès lors plus de doute possible).

Depuis, mes sentiments à l'égard de cet état de fait son ambivalents. Ma rebéllion d'ado s'est terminée, mais cette musique est toujours celle de mon coeur même si j'ai depuis élargi mes horizons.

Je suis donc heureux de pouvoir continuer à écouter mes amours de jeunesse qui, grâce à cette mode, en vivent une seconde (nous n'avons pas affaire ici à un zeugma. Si quelqu'un connaît le nom de cette figure de style, je suis preneur, merci d'avance), et de pouvoir aller les voir se produire dans des salles trois fois plus grandes qu'il y a cinq ans.

D'un autre côté, je trouve, en vieux con de base, que les concerts c'était mieux avant, quand il n'y avait que les "vrais fans" et pas ces groupes de petits merdeux caricaturaux qui ne savent pas pogoter, qui ne connaissent le rock que par les chansons de merde qu'on leur passe à la radio, et qui viennent avec papa pour surveiller dans les tribunes. Réaction bête, je vous l'accorde, puisque les "vrais fans" devaient penser la même chose que moi lorsque j'assistais à mes premiers concerts (encore que j'y allais tout seul et pas avec ma bande de puceaux sauvages).

Et puis, ma réaction hésite entre rires et larmes lorsque je vois les clips de Kyo, Emma Daumas ou Patricia Kaas vêtus de bracelets de force et de cuir, entourés de gratteux aux cheveux longs alignant les accords de puissance sur leur Gibson devant un mur de Marshall, singeant pitoyablement l'imagerie métal. Je m'esclaffe parfois devant tant de ridicule, entre les minets du 16ème déversant à des gamines enfiévrés des textes plus mielleux qu'un nougat de Montélimar sur une musique aussi couillue qu'un transsexuel (malgré l'utilisation éffrénée de pédales de distorsion) et les anciennes chanteuses à voix voulant se reconvertir dans le rock testostéroné pour ne pas pointer à l'ANPE (Céline Dion qui reprend du AC/DC, Patricia Kaas qui clame à qui veut l'entendre son amour de toujours pour le vrai rock'n'roll. Dieu sait que Lara Fabian fait de la merde, à mon humble avis, mais au moins elle a su rester digne).

Et parfois, les larmes l'emportent sur le rire quand je songe à ce détournement mercantilement honteux d'une imagerie certes un brin ridicule (jeans moule-burnes, chaînes et clous, perfectos, santiags, cuites à la Heineken, cheveux longs et moustaches, etc), mais qui avait au moins le mérite d'être authentique. Alors j'ai honte. Alors je songe à Manowar, "Just true metal people, that's Manowar's crowd: wimps and posers, leave the hall".

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23 décembre 2005 5 23 /12 /décembre /2005 17:20

J'étais un enfant qui dormait assez peu. Je crois que ça emmerdait mes parents. Non parce qu'ils s'inquiétaient, mais parce qu'être réveillé le dimanche à 6 heures du matin par un môme à 200% de ses moyens, ça finit par lasser même si c'est le sien. Rassurez-vous, ça m'a passé. Je crois que la tendance a tourné après mon opération du pied gauche, opération assez lourde nécessitant 2 mois de béquilles et 6 mois de rééducation (et qu'il a fallu recommencer l'année d'après pour le pied droit) alors que j'étais en CM2. Je crois que c'est là, dans cette période de fatigue intense qui consiste à marcher avec des béquilles, que j'ai compris les vertus du sommeil, de la sieste, du repos. Puis, cette impression m'a été confirmée en classes préparatoires (avec 45 heures de cours par semaine, du lundi au samedi, plus un sacré paquet de boulot à assurer à la maison rien que pour ne pas être complètement largué, on apprend à prendre le repos quand on le peut sans faire la fine bouche). Non, ne partez pas, je vous jure que ça devient intéressant après.

 Bref, je suis devenu un gros dormeur. Le week-end, il n'est pas rare que je fasse des nuits de plus de 10 heures, ou des siestes longue durée (celles où on se réveille dans le pâté pour le reste de la journée, et avec la même haleine fétide que le matin). En vacances, surtout chez mes parents, mon rythme effraierait un animal hibernateur (ce qui me permet d'avoir ensuite de l'énergie à revendre et des besoins de sommeil amplement diminués durant deux bons mois). Cela n'est pas sans présenter des inconvénients. Mon horloge interne me réclame un dû de sommeil que je ne peux lui offrir pendant les périodes d'activité (il faudrait que je me couche à 20 heures, ou alors que j'arrive au boulot à 12). La fatigue s'accumule donc et finit par nuire à mon efficacité si je ne prends pas une petite semaine de repos tous les trois mois.

Mais plus qu'un besoin physiologique, dormir est pour moi une activité agréable, une des jouissances de l'existence, au même titre que lire, manger, faire du foot - ou le regarder- etc. Un bon roupillon, ça se prépare. Il me faut un fond sonore (si possible Rires et Chansons et les sketchs que j'ai entendus 7500 fois, afin qu'ils ne mobilisent pas trop mes facultés intellectuelles), un caleçon bien lâche pour ne pas avoir les bonbons qui collent trop au papier. Il faut que mon torse imberbe de petit puceau prépubère soit nu. Pour m'endormir en toute quiétude, il est quasi indispensable que je puisse lire avant (même très peu). Et paf, après, c'est parti dans les bras de Morphée. A l'époque de mon célibat j'avais coutume de dire que Morphée était ma seule compagne et qu'elle était fidèle, avant qu'un ami plus cultivé que moi m'apprenne que Morphée était UN Dieu. Bien fait pour moi. La culture, c'est comme un parachute: quand on n'en a pas, on s'écrase. Donc, depuis, effectivement, j'écrase au lieu de me la raconter, et j'aime ça. Pour conclure, j'aimerais vous parler de mes rêves mais malheureusement ils s'effacent quasi instantanément de ma mémoire dès le réveil. Pourtant certains sont bien jetés et feraient de bonnes histoires, j'en suis certain. Parfois quelques bribes subsistent suffisamment longtemps pour que je puisse les raconter à ma douce mais c'est très rare. Parfois, une carte d'Australie sur les draps me rappelle que mon rêve était orienté zigounette dans pilou-pilou, mais ça aussi c'est devenu plus rare depuis qu'une vraie fille a bien voulu partager ma vie au point de remplacer pour certaines activités ma main droite.

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 17:53

Aujourd'hui je suis rentré chez papa maman. J'ai donc eu le plaisir de prendre l'avion. C'est fou comme on sent, lors de l'embarquement, la joie de vivre et l'épanouissement de tous ces gens, oubliant leurs soucis par le simple fait d'être en vacances:

"JEAN LOUIS, ARRETE DE PLEURER SINON TU VAS EN RAMASSER UNE!"

"VOUS ETES DES INCAPABLES A AIR FRANCE! NOTRE AVION A DEJA 12 MINUTES DE RETARD"

"POURQUOI ON ATTEND LA PUTAIN, POURQUOI PERSONNE NE NOUS TIENT INFORME"

"MONSIEUR VOUS VENEZ DE ME PASSER DEVANT ALORS VOUS FAITES LA QUEUE COMME TOUT LE MONDE OK" ...

Bref, mon amour de l'humanité a pu s'épanouir au cours de cette brêve heure d'attente, au vu de ces nombreuses scènes de fraternité bien dignes de l'esprit de Noël. Une autre réflexion m'est venue pendant ces mêmes instants.

Quelle maladie infâme pousse les gens (et spécialement les petits vieux) à toujours essayer de gratter trois places dans une queue de 200 personnes? On les voit venir, ces enfoirés. Ils vous regardent par en-dessous, puis l'air de rien en sifflotant style je regarde la publicité un peu plus loin là-bas, paf, ils vous passent devant. Puis quelques minutes le temps de jouir de leur méfait, ou d'évacuer le sentiment de honte, je ne sais pas, et ça recommence. Cela m'irrite profondément. Sans parler des sans-gênes ultimes qui, eux, zappent carrément toute la queue, l'air important. Que faire? Le problème, si l'on s'énerve, est que d'une part c'est sans fin (on ne peut pas s'énerver contre tous les malotrus de la terre) et que d'autre part faire un esclandre vous fait passer vous-même pour un chieur frustré. Et puis, si l'on ne dit rien, d'une part on se fait avoir, et d'autre part on emmagasine de la colère, augmentant ainsi son risque d'ulcère.

Enfin, à part ça tout va bien, il fait beau à Nice, ce qui ne change pas, mais change de Paris, par contre. Joyeuses fêtes.

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 17:36
Quel succès pour mon blog!
OH OUI!
Après seulement une semaine d'existence, le petit fait déjà partie du club très fermés des 6500 blogs les plus lus. Non, vous ne rêverz pas, vous avez bien lu.
Plus important encore, PAS MOINS de SEPT personnes m'en ont parlé in real life, yeah.
Quelques unes pour se foutre de ma gueule, gentiment, mais qu'ils m'en parlent me fait déjà chaud au coeur et me gonfle d'une fierté non dissimulée. Peut-il en être autrement lorsque la gloire vous assaille sans crier gare?
Je me souviendrai avec émotion de M., de Paris, appuyant sa maguenifique pôtrine généreusement décolletée sur mon bras musclé et me susurrant que ce que j'écrivais était génial. Je tiens à rassurer ma douce (et le fiancé de M. par la même occasion) en déplacement à Grenoble ce week-end là, ce moment d'érotisme trouble qui aurait pu devenir une folle histoire d'amour et de sexe débridé s'est arrêté là et j'ai dormi sur la béquille comme de juste.
Enfin voila, merci à vous, lecteurs, quels que soient vos sentiments à l'égard de mes petits écrits.
Bonnes vacances à vous. Et à moi aussi, je le mérite (et surtout j'en ai besoin).
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20 décembre 2005 2 20 /12 /décembre /2005 14:22

Cette chronique n'a pas pour but d'analyser un joli roman écrit par un gentil monsieur qui aimait photographier des petits enfants tous nus, contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire (NdMix: Lewis Carroll).

Non.

Les faits: depuis un an, je suis devenu enseignant (en sus de mes activités de thésard - en plus d'être une expérience nouvelle, enrichissante et qui fait bien sur le CV, ça met du beurre dans les épinards, soyons franc). Ayant été élève les 24 années précédentes ou presque, la transition a été brutale et instantanée.

Je souris donc intérieurement lorsque je vois un élève me balancer un énorme pipo pour s'excuser de ne pas avoir fait ce qu'il avait à faire. Grande est la tentation de lui dire "écoute, johnny, il y a deux ans j'étais à ta place, et tes excuses bidons, je sortais les mêmes. Alors arrête, ça nous évitera de faire semblant: toi, d'être désolé de ne pas avoir bossé, et moi de te croire". Soulignons aussi le petit coup de vieux qui m'assaille lorsqu'ils me vouvoient et m'appellent monsieur.

Je m'aperçois d'autre part qu'il peut être ardu de faire passer un message à un candide, surtout et même d'autant plus lorsque ce message vous apparaît évident.

Je comprends mieux également certains professeurs totalement blasés ou qui paraissent tels: quand un élève, deux ans après le bac, ne sait pas lire un thermomètre ou ne sait pas résoudre une équation mathématique du programme de 4ème, il y a là de quoi désespérer, voire perdre son sang-froid, quelle que soit votre motivation profonde.

Je ne me sens pas enseignant dans l'âme, ce qui, je pense, est un fort obstacle à devenir un jour un bon enseignant. Je suis d'avis que l'enseignement est l'un des rares métiers qui exige véritablement de la passion, un sacerdoce, pour être bien dispensé. Toutefois, le système français est tel que les chercheurs universitaires DOIVENT effectuer 200 heures de cours annuelles -soit, en termes de semaines ouvrables à l'université, environ 8 heures par semaine- en complément de leurs recherches, sur des sujets qui ne leur sont pas forcément proches (d'autant plus que pour un certain nombre, la recherche est leur vrai métier, et l'enseignement un à côté obligatoire qui ne les attire pas vraiment), ainsi que je l'ai déjà mentionné dans une chronique précédente. Bon, je m'aperçois que je commence à prêcher, ce qui ne me plaît pas, vous emmerde sans doute, et m'éloigne du sujet. Passons.

Je ne me sens pas enseignant dans l'âme, mais j'apprécie ce travail. D'une part parce qu'il est amusant d'être de l'autre côté du miroir, lorsqu'on n'a pas encore oublié son passé estudiantin (j'ai côtoyé quelques enseignants, qui ont tendance à ne pas se souvenir de leur jeunesse, si tant est qu'ils l'aient un jour connue. Quoi qu'il en soit, ils répriment sévèrement les comportements peu sérieux, qui pourtant, ne sont la plupart du temps pas bien méchants et n'empêchent pas le travail d'être fait). D'autre part parce qu'expliquer un savoir est différent de simplement le posséder, et oblige à prendre un recul qui s'avère intéressant également dans un cadre personnel. Enfin parce que la plupart des élèves sont intéressants, et qu'essayer de les aider, en adaptant sa psychologie et sa personnalité à chacun, est réellement motivant.

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