Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : La vie au labo
  • La vie au labo
  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
  • Contact

Profil

  • mixlamalice
  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

Recherche

12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 16:27

Je chante presque tous les soirs à ma fille, depuis 2 ans, quelques chansons pour l'endormir. Mais soyons franc, je me refuse à lui chanter "Au Clair de la Lune" ou "Meunier tu dors". Alors, j'ai opté pour quelques chansons "douces" issues de la pop, du rock ou même, du métal.

Petit florilège du top 7, si ça peut donner quelques idées aux nécessiteux:

 

Ma fille a récemment dit alors que je l'écoutais "le monsieur chante la chanson de papa pour dormir!". Un petit bonheur, même s'il m'a fallu rétablir la vérité...

Repost 0
Published by mixlamalice - dans Musique La vie de Mix
commenter cet article
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 11:13

Depuis un an, nous avons une nouvelle secrétaire pédagogique, après être restés quasiment un an sans personne. 

L'ancien secrétaire pédagogique n'était pas intrinsèquement incompétent, mais il détestait son travail, l'institution à laquelle il appartenait, les autres administratifs et l'équipe enseignante (en mode "tous des cons"). Sur son bureau on pouvait voir des ouvrages de sociologie avec des titres tels que "la désobéissance au travail", "l'anarchisme dans la vie professionnelle", ce genre de choses. Bref, il ne respirait pas le bien-être et annonçait à peu près la couleur: s'il faisait à peu près les choses (très) simples (poster le courrier ou réserver des salles), il ne fallait rien lui demander de plus compliqué: dans ce cas là au mieux il ne faisait pas, au pire il "sabotait". Le chef d'équipe pédagogique, malgré de nombreuses qualités, n'a pas vraiment celle de bien gérer les ressources humaines récalcitrantes, et donc on était dans une sorte de statu quo pourrissant depuis quelques années.

Bref, le secrétaire a fini par réussir un concours ou une mutation, je ne sais plus trop. On ne peut pas vraiment dire qu'on l'ait regretté. 

Pendant un an, on a donc fonctionné sans personne, ce qui, malgré le peu qu'il faisait, était assez pénible.

Nous étions donc plutôt heureux d'accueillir une nouvelle secrétaire pédagogique. A priori sans expérience du job mais il faut quand même admettre qu'il n'y a en soi rien d'extrêmement compliqué à comprendre. Il faut par contre beaucoup de rigueur, d'organisation, de la réactivité et de l'écoute. Et savoir se servir d'une boîte mail et d'Office.

La nouvelle arrivante, diplôme bac+4, passage dans des lycées en tant que CPE si je me souviens bien, dynamique, fait plutôt bonne impression.

Hélas nous allons vite tous déchanter. Il se trouve que le dynamisme est ici plutôt une forme d'agitation sans but ni résultat concret que l'on peut observer parfois dans une situation de panique extrême. Sauf qu'ici, cet état est permanent.

 

1. Elle s'avère incapable d'écouter. Quand tu lui expliques un truc en fait au bout de 2 minutes c'est elle qui te raconte sa vie. Sur 1h, tu parles 10 minutes, et sur ces 10 minutes, rien n'est imprimé. Elle ne prend jamais de notes non plus. Donc au bout d'un an, elle n'est toujours pas autonome pour régler les questions "basiques", par exemple d'aiguillage des étudiants.

2. Elle est incapable de saisir l'importance d'un calendrier: elle a transmis l'emploi du temps d'une formation aux intervenants extérieurs 2 semaines avant le début de celle-ci alors qu'il lui avait été fourni 3 mois avant. Nous avons perdu au moins 2 intervenants extérieurs, qu'il a fallu remplacer en extrême urgence.

3. Comme tous les procrastineurs elle va faire des choses absolument non urgentes ou très facultatives au détriment des choses pressées: dernièrement, elle nous a imprimé toutes les fiches de présence de telle UE jusqu'à fin février, par exemple. Ou alors, elle se déplace en personne pendant nos cours pour faire émarger plutôt que de nous laisser les feuilles. Ou encore, s'inquiéter que les étudiants n'aient pas trouvé de stage (censé débuter en mars) alors qu'elle n'a toujours pas trouvé le temps de leur envoyer l'emploi du temps annuel de la formation alors que nous sommes mi-novembre.

4. Comme tous les procrastineurs elle est toujours absolument débordée, et passe ainsi beaucoup plus de temps à expliquer pourquoi elle n'a pas encore pu faire telle chose urgente que le temps qui serait nécessaire pour le faire (par exemple, le suivi des absences sur un site web dédié, affaire de 5 minutes par mois, a engendré déjà 3 conversations de 20 minutes sur le manque de temps disponible pour effectuer cette tache, qui hélas, conditionne les reversements du centre de formation d'apprentis). 

5. Elle ne maîtrise absolument pas l'outil informatique: elle n'a toujours pas installée de boîte mail et fonctionne avec le webmail extérieur qui n'a que 50 Mo de capacité. Pour un secrétariat, c'est problématique. Sa messagerie a été déjà saturée 4 ou 5 fois en un an.

6. Il faut tout demander 40 fois, et il faut toujours tout vérifier puisqu'il y a en gros une connerie par action: mails envoyés aux mauvaises personnes, salles réservées le mauvais jour etc. Tout, même le plus simple, lui paraît compliqué. 

 

Mais rassurons-nous, elle a réussi le concours (je préfère ne pas savoir en quoi cela consistait exactement), et est donc désormais fonctionnaire stagiaire. Elle va donc rester avec nous probablement quelques années. Pour l'instant, on ne note aucune amélioration notable. On ne sait pas vraiment non plus ce qu'il est possible de faire (le chef d'équipe a déjà lâché l'affaire), de même qu'on a du mal à expliquer "rationnellement" tant d'incompétence (contrairement au précédent). Pour un autre collègue, il y a une forme de "pathologie" dont le traitement profond ne peut être qu'extrêmement long*. Quoi qu'il en soit, bientôt, elle va devoir s'occuper de nos fiches d'enseignement prévisionnelles: on a peur.

 

 

* j'avais bien rigolé quand le collègue avait souligné (un peu pour plaisanter mais pas entièrement) le rôle social de l'Etat, seul à pouvoir employer toutes ces personnes aussi manifestement inemployables...

Repost 0
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 09:27

J'ai eu une petite discussion téléphonique avec R. Pierronnet, doctorant en sciences de gestion, actif sur twitter (@rpierronnet) sur tous les débats ayant trait au fonctionnement de l'ESR français, qui m'a sollicité pour parler un peu du CIR (crédit impôt recherche).

Ce dispositif de crédit d'impôt alloué en fonction des sommes dédiées aux activités de recherche des industriels, est discuté, souvent critiqué, tant par les universitaires que parfois par les politiques eux-mêmes (d'autres évaluations sont plus mesurées).

 

Mes sentiments personnels sur le dispositif sont mesurés, notamment parce que je maîtrise mal la politique fiscale, sujet qui je l'avoue ne me passionne guère. Je vois cependant passer beaucoup d'avis tranchés qui me semblent, volontairement ou non, basés sur des arguments erronés, ou au moins des raccourcis violents (par exemple quand je lis que ce sont 5 milliards d'€ "détournés" des laboratoires: ce sont des recettes fiscales non perçues, absolument rien ne dit que ces sommes seraient dans leur totalité allouées au budget de l'enseignement supérieur et de la recherche...). Je pense, naïvement, qu'il y a de "bonnes choses" dans le dispositif en soutien aux "start-up innovantes", avec également le J.E.I. (en tout cas c'est un choix politique de soutien à "l''innovatin" que je peux comprendre, surtout vu l'état de l'industrie française). Le fait qu'une large part du CIR bénéficie aux grandes entreprises pour une vision de la recherche ne paraissant pas toujours, de l'extérieur, très enthousiaste, me laisse plus sceptique. Mon avis, pas forcément hyper documenté, ne va pas plus loin que ça. 

 

Il se trouve que de façon complètement fortuite, j'ai eu l'occasion de devenir "expert" pour le CIR. Car, malgré tout, la "recherche" déclarée par les entreprises est, de temps à autre, "évaluée" par des scientifiques (et les sommes déclarées par des fiscalistes), avec un risque non nul de redressement fiscal en cas d'entourloupes.

Il me semblait intéressant de voir un peu ce qui peut se faire en entreprise en France sur des thématiques proches des miennes; de façon générale, expertiser est une activité "annexe" mais inhérente à mon boulot, que j'apprécie. Cela met un peu de beurre dans les épinards aussi, même si les sommes en jeu sont relativement faibles (je ne cherche pas à en faire beaucoup, cela représente donc un complément de revenu de moins de 1000€ sur l'année). Tout en, me dis-je, agrémentant mon CV d'une petite ligne qui ne fait pas de mal.

Et puis je trouvais marrant de voir un peu de l'intérieur, loin des rapports et bilans d'activité et même plutôt dans la soute, comment ça fonctionne.

 

Romain m'a posé des questions à ce propos, sur un mode "interview" et en a donc tiré un article de blog que je vous invite à lire ici: http://blog.educpros.fr/romain-pierronnet/

 

En complément, une petite anecdote: j'ai participé à une rencontre organisée par le responsable du service au Ministère, suite à une demande d'une entreprise qui contestait une expertise précédente (ayant résulté en un redressement fiscal un peu violent). J'étais donc dans le rôle de "contre-expert". Ce que je n'ai compris qu'a posteriori c'est que la réunion, même si cela n'a pas été le cas, aurait pu déboucher sur un "deal" verbal (du genre "ok, on vous accorde ça mais pas ça", "banco"). Ceci s'ajoute à une autre chose qui me frappe et dont Romain parle dans son article: l'absence de définition claire, non ambiguë, de ce qu'est ou de ce que n'est pas la recherche, avec plusieurs "définitions" possible selon les documents consultés, définitions qui sont généralement elle-mêmes verbeuses et par conséquent floues.

Donc on se rend compte que, derrière quelque chose qui paraît de prime abord très codifié, il y a finalement beaucoup de "feeling" mis en jeu. Voila, je crois que c'est ça qui m'a le plus surpris, même si ça ne devrait pas: finalement c'est quasiment toujours le cas; quelle que soit la "rigidité" de façade d'une organisation, il y a toujours des humains derrière.

 

Une autre petite anecdote plus classique: pour faire des expertises pour le Ministère, le Ministère demande que mon employeur (qui est le Ministère) m'autorise à exercer une activité secondaire. D'où un dossier d'autorisation de cumul très fastidieux à remplir, tous les ans, comprenant des informations essentielles comme la date de mon PACS, à faire signer d'un côté comme de l'autre par 4 ou 5 niveaux hiérarchiques. En général, la remise du dossier complet à l'agence comptable prend 6 bons mois (le paiement prenant environ la même durée). 

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La recherche La vie de Mix
commenter cet article
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 21:12

Une étudiante m'a envoyé 13 ou 14 mails de questions (plus un coup de fil) en moins de deux mois depuis que l'UE a commencé.

Des questions assez compliquées à traiter par mail tant elles montrent une incompréhension assez forte de tout ce que j'ai pu raconter.

J'ai donc répondu 12 fois courtoisement, consciencieusement, longuement et de mon mieux, bien qu'intérieurement un peu tendu au fil du temps.

 

Aujourd'hui, à peine envoyée la 12ème réponse (un mail de 20 lignes tout de même), que je recevais le 13ème mail de question.

La question cette fois (exceptionnellement il n'y en avait qu'une) était "pouvez-vous me donner la définition de telle grandeur physique?".

Après un juron sonore (entendu par mon collègue du bureau d'à côté) j'ai renvoyé le lien vers la page wikipédia correspondante, ainsi qu'un laconique "je ne vais plus pouvoir répondre à vos questions".

J'ai reçu quelques heures plus tard une réponse outrée mettant en doute mon professionnalisme.

 

J'ai donc pris ma plus belle plume pour écrire ceci.

 

"

Bonsoir,

 

Nous avons échangé 27 mails si je compte bien depuis le début de l'UE il y a moins de deux mois.

Parfois, je vous réponds tard (comme ici) ou bien pendant le week-end, ou bien même pendant mes vacances. Je passe du temps à vous répondre et j'essaye d'être le plus clair possible et de ne pas me contenter de 2 lignes. Répondre à quelques uns de vos mails a occupé plus de 5% du volume horaire d'un certain nombre de mes journées. J'aimerais que cela soit apprécié ou au moins reconnu.

 

Maintenant, je souhaite vous faire partager quelques chiffres:

1. Je reçois environ 100 mails par semaine.

2. J'ai ce semestre dans les UE où j'interviens plus d'une centaine d'étudiants. Si chacun m'envoyait 10 mails/mois, cela ferait 1000 mails à traiter par mois (en sus des 500 que je reçois déjà), 6000 sur le semestre.

3. Je suis enseignant-chercheur, l'enseignement n'est censé représenter que la moitié de mon temps de travail soit 800 heures annuelles environ.

 

En vertu de ces chiffres, ce que je vous dis n'a rien d'offensant, mais est simplement mathématique. Je n'ai vraiment pas le temps de répondre à tous vos messages.

D'autant plus quand il s'agit de vous redonner des définitions de grandeurs qu'à défaut de connaître on peut trouver, excusez-moi, facilement (dans google, premier lien, définition aussi claire que celle que je pourrais vous donner). Je ne peux pas réexpliquer tout ce qui est censé être acquis dans une UE de L3.

 

J'en suis désolé.

Je continuerai à répondre à vos questions si j'estime que mon aide est nécessaire à votre compréhension. Je ne traiterai pas celles dont je pense que vous pouvez obtenir la réponse moyennant un peu de travail personnel.

 

Cordialement,

"

Repost 0
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 09:51

J'ai déjà dit il y a quelques temps ce que je pensais de l'HDR (habilitation à diriger les recherches): pour résumer, c'est à mon sens un "rite de passage" comme on les aime en France, hérité d'un temps ancien ou cela avait (peut-être) un intérêt, mais n'en ayant plus du tout dans le système actuel où on présuppose par ailleurs qu'un "jeune" est un chercheur de pognon comme les autres*. Et ce "rite de passage" ne subsiste, grosso modo, que par "fainéantise" (à quoi bon supprimer, après tout c'est pas si important) et suivant des arguments que l'on entend pour justifier tout ce qui relève du bizutage ("moi j'y suis passé, c'est pas si terrible, pourquoi pas toi?").

 

Ceci étant dit, j'ai pu assister à quelques belles soutenances, avec du fond, un beau résumé de 10 ans de résultats scientifiques de qualité, un jury costaud qui pose des questions pointues et pertinentes, bref, un exercice intellectuel intéressant. 

 

Mais j'en ai aussi vu où, surtout par la faute d'un jury un peu moins haut niveau (et je précise que ce n'est pas toujours le futur habilité qui choisit son jury, certaines UFR de certaines Universités imposent tout ou partie de celui-ci selon des règles complexes et variables), l'exercice perdait le peu d'intérêt qu'il pouvait trouver à mes yeux.

Franchement, il m'est difficile de m'enthousiasmer quand une bonne moitié des questions tourne autour de l'impact factor des journaux où le candidat soumet, et/ou plus ou moins directement du pognon qu'il peut ramener, et quand les questions purement scientifiques restent très en surface.

Alors je comprends que dans le système actuel, où les labos sont en compétition pour l'obtention de moyens, où la survie même n'est pas toujours facile, et où les évaluations sont constantes, ces points purement métriques (pognon, h-index, IF etc) soient importants quand on envisage de recruter quelqu'un, surtout au niveau PU (mais aussi au niveau MCF, visiblement). Mais bon, pour ça, pas besoin d'une soutenance, a priori, le CNU peut très bien faire ça sur dossier pour donner la qualification PU.

Vous me direz que l'HDR, c'est censé valider le fait que vous êtes capables d'encadrer un doctorant, et que ni le dossier ni la soutenance n'évaluent vraiment ça de toute façon: ça peut évaluer la capacité à mener une activité de recherche en autonomie (et encore, j'ai assisté à des HDR où le candidat remerciait "son chef"), mais ça ne permet pas de prendre vraiment en compte l'aspect "managérial" ou humain de l'encadrement...

 

Quoi qu'il en soit, il faut hélas "play the game" si l'on veut un peu évoluer, et plus vite c'est passé moins j'aurai à continuer à râler, donc vivement d'ici un an ou deux que je la soutienne à mon tour pour parler d'autre chose. Mais à défaut, ce serait bien que l'habilitation reste un moment pour parler très majoritairement de science.

 

 

* et donc si on présuppose qu'il est capable de le ramener tout seul, le pognon, on devrait aussi partir du principe qu'il est capable de le dépenser tout seul sans chaperon.

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La recherche La vie de Mix
commenter cet article
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:59

C'est toujours le problème d'avoir fait deux épisodes en ne prévoyant pas une fin ouverte: le 3ème n'est plus du tout crédible.

 

Je vous avais raconté par le menu mon départ de la "fucking MGEN" (comme dit un collègue et ami), en deux longs et douloureux épisodes (voir 1 et 2).

 

Mais la MGEN c'est pas le genre à admettre la défaite sans un baroud d'honneur. Donc, plus d'1 an après avoir entamé les démarches pour partir, 10 mois après être vraiment parti, ils reviennent pour me faire chier un dernier coup.

 

Si vous vous rappelez (ou si vous avez relu ma prose), ils avaient continué à me prélever après que je sois parti. Il m'avait fallu accomplir un certain nombre de démarches oiseuses pour qu'ils daignent enfin arrêter, puis d'autres pour qu'ils daignent me rembourser. Le tout avait pris quasiment six mois.

Sauf que, nullos jusqu'au bout, ils avaient trouvé le moyen de se gourrer sur le montant du remboursement et que j'avais donc reçu un trop perçu.

Franchement, j'aurais pu le leur signaler, mais comprenez-moi, j'en avais un peu assez de les appeler pour leur signaler leurs erreurs, et j'avais envie de passer à autre chose. Je soupçonnais de toute façon qu'ils finiraient par s'en rendre compte, et dans le cas contraire le montant en question (96€) me semblait une petite somme par rapport à la masse d'emmerdements et de désagréments causés.

 

Effectivement, quatre mois plus tard, ils ont fini par se rendre compte de leur boulette, et de m'envoyer un courrier demandant le remboursement du trop perçu. Jusque là, rien d'anormal, même si recevoir un courrier de la MGEN me hérisse toujours le poil.

Ce qui m'a un peu fait sortir de mes gonds, c'est le courrier de rappel (agressif) 3 jours plus tard, du genre "vous n'avez toujours pas remboursé, merci de procéder rapidement". Je rappelle d'ailleurs qu'ils avaient procédé de la même manière lors de la mise en place du prélèvement automatique: ils avaient fait une erreur empêchant le bon fonctionnement du prélèvement, je le leur avais signalé par A/R, et deux mois plus tard ils m'avaient envoyé un courrier hyper déplaisant me qualifiant quasiment de mauvais payeur ayant intérêt à rembourser fissa.

 

Alors, je leur ai envoyé un chèque, mais aussi, pour me faire du bien, un petit courrier manuscrit, à l'ancienne, qui finira sans doute directement à la poubelle du centre de paiement. Histoire qu'il ait un peu de publicité je le mets ici. J'espère que c'est lisible (j'écris assez mal).

 

MGEN: REALLY free at last?
MGEN: REALLY free at last?
MGEN: REALLY free at last?
MGEN: REALLY free at last?
Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:25

Entre les cours qui reprennent, les ANR à écrire, les congrès, les fins de budget à gérer, s'occuper des étudiants, stagiaires, doctorants et post-doctorants, les papiers à soumettre, corriger, reviewer, la période mi-septembre mi-novembre est toujours relativement mouvementée pour l'enseignant-chercheur, et ce, je crois, partout dans le monde.

 

Tout ça, plus quelques changements tant personnels que professionnels, n'est pas très propice au blogging...

 

Comme à chaque fois qu'un blogueur écrit un billet pour expliquer qu'il n'a pas le temps de bloguer, il y a un petit côté ridicule, mais comme à chaque fois, je me demande si ça va pouvoir repartir ou si la fin se rapproche inéluctablement...

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 13:12

Part 2.

 

Une fois la décision prise, ne restait plus qu'à trouver le moyen d'exécution. Étrangement, la MGEN communique peu sur la procédure pour la quitter, que ce soit sur leur site ou oralement, où ils aiment bien tourner autour du pot.

Après quelques recherches internet (les fora bourrés de profs mécontents de la MGEN sont légions) et confirmations bon gré mal gré de conseillers au téléphone, je vous donne la recette: lettre recommandé A/R à la direction de votre section, 3 mois révolus avant le début de mois souhaité pour la libération, ou un mois révolu (eg le courrier doit arriver avant le 30 novembre) avant le 1er janvier de l'année suivante.

 

Finalement, comme on était en septembre, ça ne changeait rien, je ne pouvais pas me barrer avant le 1er janvier. En même temps, je voulais lancer les démarches le plus vite possible donc j'ai opté pour l'option 1. Je ne sais pas comment c'est possible, mais je n'ai jamais reçu l'A/R, ce qui m'a fait quelque peu transpirer. Après quelques coups de fil de plus finalement, j'ai eu confirmation que mon courrier avait quand même bien été réceptionné.

 

A partir de ce moment, ils ont changé de stratégie: le harcèlement a fait place à l'ignorance totale. Pas un signe de vie jusqu'au 11 décembre où, alors que j'oscillais entre inquiétude et impatience, je reçois ce courrier proprement hallucinant de la directrice de section.

 

" J'attire votre attention sur les prestations auxquelles vous êtes sur le point de renoncer:

- des compléments de revenus" en cas de perte de traitement suite à un arrêt de travail, un capital décès, une allocation dépendance

- l'action sociale

- l'accès aux offres additionnelles comme les solutions logement

Disposerez-vous de la même protection dans le futur? Je vous invite à faire la comparaison.

Si vous décidez de changer d'avis, je vous remercie de compléter la déclaration d'annulation de votre demande de résiliation."

(le passage en gras est d'origine, sur le courrier)

A cela, il faut rajouter qu'on me demandait de fournir divers documents pour faire cesser le précompte (eg le prélèvement sur salaire de la cotisation): oui, parce que même si t'es plus chez eux, si tu fais rien, ils continuent à te prélever (et si tu fais ce qu'ils te demandent aussi, mais j'y reviendrai).

 

Je suis devenu rubicond de colère et j'ai donc pris ma plus belle plume, répondant ceci:

"J’ai bien reçu votre courrier en date du 11 décembre.

Je suis quelque peu étonné par le ton de celui-ci, qui semble insinuer que je n’ai pas réfléchi avant d’effectuer ma demande de résiliation.

Vous attirez mon attention sur les prestations MGEN auxquelles je suis sur le point de renoncer, et m’invitez à faire la comparaison avec ma future protection. Je vous répondrai simplement que je verse en moyenne sur l’année quasiment 100€/mois à la MGEN. Je vous invite également à faire la comparaison entre votre offre et ce que d’autres mutuelles proposent à ce tarif, en termes de couverture santé (car bien que vous n’en parliez jamais, cela me semble l’essentiel quand on souscrit à une complémentaire santé).

Je vous informe donc par la présente que je maintiens bien ma décision.

Je suis également quelque peu étonné que, même une fois ma résiliation effective, les démarches à accomplir concernant la suspension du prélèvement sur salaire (précompte) soient à ma charge. Mais soit. Vous trouverez donc ci-joint une copie de mon dernier bulletin de salaire (novembre 2014) avec la mention « Résiliation », comme demandé dans votre courrier. Je vous serais extrêmement reconnaissant de faire le nécessaire pour que les prélèvements soient bel et bien stoppés dès janvier 2015 et de m’adresser au plus vite mon certificat de résiliation."

 

(les passages en gras sont aussi d'origine)

 

Beau cadeau de Noël, j'ai bel et bien reçu deux semaines plus tard le dit certificat, sans autres commentaires ni réponse à mon épître.

 

L'histoire n'était cependant pas finie. Je suis joueur (et masochiste) et comme j'aurais parié en ce sens, je voulais voir s'ils allaient continuer à me prélever malgré les papiers renvoyés (en recommandé A/R, bien sûr) et tout le tintouin.

Bingo.

Fin janvier, prélèvement. Je les appelle aussitôt. "Ah oui, désolé, on arrête tout de suite".

En février, prélèvement. "Ah mince, désolé, on arrête tout de suite".

J'avais payé pour voir, mais j'avoue que j'en ai eu vite assez, donc j'ai fini par appeler la comptabilité de mon établissement qui m'ont dit qu'ils bloqueraient le précompte en mars. Bizarrement, ils m'ont dit que seuls eux pouvaient faire la démarche auprès de la DGFIP (l'organisme payeur), alors que la MGEN, au téléphone, a prétendu l'inverse (et m'ont assuré que c'était eux qui venaient de faire le nécessaire).

J'avoue que je n'ai pas cherché à avoir le fin mot de l'histoire. Par contre, j'ai essayé de me faire rembourser. Finalement, c'est arrivé 3 mois plus tard après encore 4 ou 5 relances et une menace de saisie du médiateur.

 

Malheureusement, l'histoire n'est pas encore tout à fait finie puisque ces branquignols ont trouvé le moyen de me rembourser 3 mois au lieu de 2... Je ne leur ai pas signalé. J'attends qu'ils se réveillent dans deux ans et m'envoient un courrier agressif.

 

 

Brièvement: aujourd'hui, sans avoir fait une étude de marché très poussée (je pense que les mutuelles font exprès de faire des "devis" très compliqués à comparer les uns aux autres, et je ne crois pas avoir choisi la mutuelle la plus avantageuse pour mes besoins; en fait j'ai longuement hésité à reprendre une mutuelle, tout bonnement) je paye 65€ mensuels pour une couverture qui rembourse les dépassements d'honoraire à hauteur de 150% par rapport au tarif sécu. Après 2 ans de cotisation, j'aurai 600€ de remboursements d'optique. Avec une famille de 3 ou 4 personnes, cela serait malgré tout toujours moins cher que la MGEN. Quant à l'aspect prévoyance dont la MGEN se vante, notre mutuelle nous a il y a quelques mois proposé quelque chose de similaire (mais mieux) pour en gros 15€ pour un célibataire et 25€/mois pour toute la famille.

Mais surtout: ils me font pas chier, et ils terminent pas leurs lettres par "Sentiments Mutualistes".

 

 

Il semble aussi que l'arrêt programmé du précompte pour 2016 (changement de cadre légal) va inciter pas mal de collègues à franchir le pas, si j'en crois les on-dit de Twitter... 

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:53

Part 1

 

Il m'a fallu beaucoup d'abnégation, plus de temps qu'espéré initialement, mais bizarrement tous les bâtons dans les roues n'ont fait que raffermir ma volonté habituellement souvent chancelante.

Bref, ça y est, je ne suis plus à la MGEN depuis le mois de janvier. Ou plutôt, je ne souscris plus à leur mutuelle, puisque pour le traitement sécurité sociale, je n'ai hélas pas le choix.

 

Tout avait déjà mal commencé, il y a maintenant près de 5 ans, comme je le raconte ici. La mise en place du précompte (ce qui permet d'être prélevé directement sur le salaire plutôt que d'avoir à mettre en place un virement bancaire) avait été folklorique, l'employé MGEN s'occupant de mon cas étant visiblement incapable de recopier une date: j'étais donc censé être prélevé à partir d'une date un an avant mon entrée en fonction, ce que le comptable de l'établissement n'avait évidemment pas validé... après avoir signalé plusieurs fois à la MGEN que le précompte n'avait donc pas été instauré, j'avais reçu au bout de quelques mois un courrier limite menaçant me demandant de rembourser rapidement les sommes non prélevées par leur faute...

 

Mais j'étais naïf à l'époque.

 

Ensuite, il m'a fallu en gros 2 ans pour me rendre compte à quel point les remboursements étaient minables par rapport aux cotisations mensuelles exorbitantes que je versais (quasiment 100€).

J'en avais fait un post qui se voulait assez humoristique, qui est aujourd'hui encore l'un de mes gros succès d'édition, si j'en crois les statistiques du blog (j'ignore sur quels canaux il peut circuler).

 

Et puis il y a un an et demi, je me suis blessé au genou au foot. Une blessure pas très douloureuse, à part sur le moment. Mais handicapante, puisqu'on ne peut plus déplier totalement la jambe: l'opération est inévitable. Il y avait alors deux choix: attendre deux mois pour se faire opérer à l'hôpital (ce qu'un collègue du laboratoire a fait), ou se faire opérer sous deux semaines en clinique, avec des dépassements d'honoraire. Ce que j'ai décidé de faire. Je ne sais pas quelle est la bonne solution (je note juste que mon collègue a du coup eu 5 séances de kiné supplémentaire par rapport à moi), mais je n'avais pas envie de boiter 2 mois.

Je note ici une discussion quelque peu surréaliste avec le chirurgien (pour qui je ne vous le cache pas, je n'ai qu'un respect modéré même si l'opération s'est bien passée): "il y aura des dépassements d'honoraire. Généralement je demande 500€. Quelle est votre mutuelle?" "La MGEN" "Aïe. Bon, je vous fais 250€ alors". Le sujet de cet article n'est pas le fait qu'aujourd'hui, le coût de la santé se discute comme un plat à tajine à Djerba, même s'il y aurait beaucoup à dire. Mais j'ai commencé à penser, "quoi, je claque 1200€ par an à la MGEN, et en plus je fais pitié à tous les médecins tellement c'est de la merde??".

On m'avait ensuite expliqué qu'une mutuelle, c'est quand on va à l'hôpital que ça "rentabilise". Alors j'ai fait le bilan pour cette opération au genou. En ambulatoire. Ca a coûté 2000€ au total (avec les soins, le kiné etc). La sécu a pris en charge 1200. La MGEN 350. Moi, 450. Bon, 3 ans à 100€ par mois pour être remboursé de 300 balles et en avoir 400 à sa charge, j'avoue que ça ne m'a pas franchement excité.

 

Suite à cet épisode, j'ai commencé à laisser glisser dans la conversation à mes conseillers, que j'appelais régulièrement pour des problèmes de remboursement, que j'allais me barrer.

 

C'est alors qu'ont commencé les coups de fil impromptus (genre le samedi, ou à 19h) en appel masqué. Les rares fois où j'ai décroché, c'est un conseiller qui me demandait les raisons de mon courroux, puis m'expliquait tous les avantages merveilleux de la MGEN. Je suis rodé, maintenant, je pourrais aller démarcher dans les IUFM pour attraper les petits jeunes innocents. "Vous savez que nous faisons prévoyance aussi?"

Alors, un jour, j'ai cédé, et j'ai pris comme on me le suggérait rendez-vous à une agence près de chez moi, pour discuter en détails avec un conseiller des devis de la concurrence, et aussi qu'on me foute un peu la paix.

J'ai donc fait mes homeworks, et sollicité plusieurs devis de quelques grosses compagnies d'assurance. J'ai alors pu voir que pour 100 balles par mois, tu es quand même le gros client méga-couvert maxi-plus... certes, sans prévoyance, mais j'y reviendrai.

 

Le jour convenu, je vais à mon rendez-vous. C'est lundi matin, hein, je ne suis pas allé bosser pour ça. Je suis reçu, en retard, par une conseillère lookée comme une coiffeuse niçoise (no offense). Je sors ma petite pochette avec mes devis. Qu'elle n'a jamais regardés.

Pendant 30 minutes, elle m'explique que je suis soit crétin, soit mal informé et embobiné par les méchants concurrents privés (soit un peu des deux). Elle me donne un exemple simple: "Monsieur, il faut aller chez les médecins secteur 1" "oui, mais bon, on est à Paris c'est pas facile, et puis voila, je vais aussi chez les médecins familiaux etc" "mais si c'est faicle, vous allez sur le site de la CPAM et vous trouvez tous les médecins secteur 1. Moi, par exemple, je devais aller chez le dermato, y en avait un à 40 kms de chez moi, hop j'y suis allée et là la MGEN rembourse 100% (en fait, la sécu 70 et la MGEN 30, NdeMix)" "Ah oui mais moi voyez, j'ai un boulot prenant, pas de voiture, et je suis pas trop disposé à traverser la région parisienne pour me faire enlever un poil incarné au fion..." (je n'ai évidemment pas répondu exactement ça).

On a aussi parlé lunettes "je suis remboursé de 150€ sur 500..." "mais vous êtes pas allé chez un de nos partenaires" "oui, c'est vrai" "vous auriez pu avoir jusqu'à 180€!" "cool".

Enfin, elle m'a suggéré la nouvelle super offre pour les jeunes de la MGEN, où tu payes un peu moins et est encore moins bien remboursé.

 

La conseillère a donc parfaitement réussi son coup: j'étais bien énervé en sortant, ma décision était maintenant ferme et irrévocable, et j'étais prêt à affronter toutes les épreuves pour me barrer.

 

 

 

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 12:31

La rentrée ne sera pas celle du blog, pas tout de suite. Pour diverses raisons, "une petite pause s'impose".

Ce n'est pas l'envie qui manque, plutôt le temps, donc la longueur de l'interruption, si même elle existe (sait-on jamais), dépendra surtout de ma capacité à m'(e ré)organiser...

 

Bonne rentrée à tous, si vous êtes parisien le temps au moins ne fait pas regretter la fin des vacances.

 

Dans le Cotentin, il faisait beau

 

 

si, le mec tout blanc qui plonge c'est moi

si, le mec tout blanc qui plonge c'est moi

Repost 0
Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
commenter cet article