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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 15:42
Je voudrais pas cafter, mais j'enchaîne pas mal les emmerdes avec mon ordi portable, dont je taierai la marque par respect.
Je passe sur le bousillage de la carte mère imbibée par un mug de café, c'était de ma faute.
Mais depuis que la garantie a expiré, en mars, le bitoniau en plastique qui sert à fermer et ouvrir l'ordi a explosé en avril (coût de la réparation de fortune, 70 $), et le chargeur de batterie a cessé de fonctionné le mois dernier (coût de remplacement, 35 $).
Je me demande, comment font-ils pour que la durée de vie des pièces soit exactement un an et un mois?

Je ne sais pas si c'est dû au fait que le prix des portables a tellement baissé, leurs performances augmentant à l'inverse, la marge étant donc réalisée sur tout ce qui est "enrobage" ou "accessoire".
Je ne sais pas si c'est le "made in China".
Je ne sais pas si c'est cette marque là ou plus général, ou si je n'ai juste pas de bol.
Je ne sais pas si c'est dû à mon utilisation quotidienne du portable qui me semble finalement assez peu indiquée, même si je n'ai pas vraiment le choix (le labo ne fournissant pas d'ordinateurs). J'aurais désormais tendance à penser qu'un portable, contrairement à ce que son nom indique, ne doit pas être balladé n'importe où trop fréquemment pour durer. Une semaine par-ci par-là, pour une conf' ou un voyage, ok, mais je suis pas sûr que le trimballer tous les matins au boulot, le brancher et le débrancher, soit bien indiqué.
Bref, quand je rentrerai, je m'achèterai un bon vieux Desktop, probablement de la marque de mon ancien, qui avait tenu sept ans sans aucun problème majeur. Et je m'achèterai un portable vraiment portable, léger, petit, qui permet juste de surfer, d'utiliser Office et deux-trois autres logiciels pas trop demandants.

Tiens, une autre remarque, connexe, sur les ordinateurs: j'ai remarqué que, bizarrement, c'est souvent ceux qui touchent le plus en informatique (je ne parle pas de moi) qui ont le plus d'emmerdes graves (je ne parle pas d'un problème de batterie) sur leurs ordis. C'est un peu comme ceux qui s'y connaissent le plus en bagnole et qui passent leur vie au garage (je pense à mon père), alors que ceux pour qui c'est un outil (je pense à moi) n'ont jamais de problèmes. 
Je ne vais pas rentrer dans l'analyse du pourquoi ou de la validité de mon aphorisme, ça n'est après tout pas très passionnant. C'était juste une remarque en l'air, comme ça. 
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 03:23
Mon ex-boss est en congrès dans la région, je suis en train d'hopefully finir une des dernières versions du draft de mon premier papier de post-doc (rien de révolutionnaire à l'horizon), j'essaye de boucler les manipes afin de commencer un deuxième draft incessamment sous peu.
Nous recevons demain des visiteurs pour une collaboration (à laquelle je ne participerai pas, as usual, mais vu qu'il n'a que moi sous la main en ce moment, mon chef a confié à bibi l'organisation de la visite).
Demain soir (c'est à dire à 18h) nous dînons chez mon boss avec mon ex-boss.
Jeudi je ramène ce dernier à l'aéroport de Boston.
Bref, comme tout le monde, je blogue pour expliquer que je n'ai pas vraiment le temps de bloguer.
Et puis surtout, j'ai pas vraiment d'idées intéressantes. Et j'ai la flemme de m'atteler aux rares qui me traversent l'esprit.
En fin de semaine, peut-être.
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 15:47

- Est-ce que j'aurai le temps de tout lire, est-ce que j'aurai le temps d'étudier l'histoire de la littérature?
- Est-ce que j'aurai le temps d'étudier l'Histoire, de comprendre l'Humanité?
- Est-ce que j'aurai la possibilité d'aller dans les meilleurs restaurants, de goûter des vins exceptionnels?
- Est-ce que je pourrai visiter le Monde plus loin que ses Club Med?
- Est-ce que je deviendrai une star du rock ou un écrivain réputé?

Plus prosaïquement,
- Est-ce que je vais finir par trouver un vrai boulot?
- Est-ce qu'on va pouvoir se réinstaller ensemble dans un futur proche, Priscilla et moi?

Tout ça manque un peu de cul - pardon- d'atermoiements sentimentaux (mais au niveau de ma relation amoureuse, je suis plus serein que pour le reste).
Dommage, ça aurait pu faire un bon film, original et tout, sur les questionnements métaphysiques d'un presque trentenaire bourgeois.
Une comédie douce amère.
Avec Clovis Cornillac et Audrey Tautou.
Ca s'appellerait Je vais bien quand la pluie ne tombe pas ou quelque chose comme ça.

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 03:37
J'ai toujours eu une mentalité de dénicheur de talents. Le genre de mecs qui apprécie avoir acheté un CD ou être allé en concert voir un groupe avant qu'il ne devienne "commercial", ne serait-ce que pour avoir le plaisir crétin de maugréer, l'air blasé, que c'était franchement mieux avant.

Alors, cet été, je vais voir deux petits groupes qui j'en suis sûr deviendront des pointures: Aerosmith et AC/DC.

J'ai également hésité à me payer un ticket pour écouter deux autres groupes prometteurs, Motley Crüe et Lynyrd Skynyrd. A mon humble avis, ils devraient percer aussi.
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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 15:43
Eh bien voila: troisième à la première audition, deuxième à la seconde.

C'est con qu'il n'y en ait pas une troisième la semaine prochaine, j'étais chaud bouillant et sur la phase ascendante (comme quoi arriver la veille pendant une grêve des transports et ne pas dormir pendant 36 heures était une préparation optimale). 

J'ai moins eu le temps de me renseigner cette fois-ci mais la personne qui a eu le poste est en 5 ou 6ème année de post-doc avec 16 ou 17 publis au compteur, dont du Science. Donc plusieurs choses:
- il a un meilleur cv que le mien (si, si, soyons francs).
- il a la foi parce que dans 4 ans moi je serai plus là pour jouer à ce jeu.
- j'ai failli finir preums malgré mon dossier scientifique average, donc j'ai fait une bonne audition.
- le gars avec son dossier de ouf a peut-être été classé first ailleurs, il faudra que je le contacte (ou que je visite fréquemment antares, ça me rappellera les concours de prépa et la belle époque du minitel). Je pense que la probabilité qu'il refuse est cependant faible, c'est l'un des tous meilleurs labos français du domaine.
- si le gars ne démissionne pas, le labo a potentiellement des postes l'an prochain, la commission de spécialistes sera la même, il se pourrait donc, si je me représente, que je bénéficie de l'effet mémoire. 

Enfin, ah y est, la campagne 2009 est finie pour moi. Je ne ressens pas la tristesse, la frustration ou l'amertume que je peux lire ailleurs. Peut-être que c'est parce que c'est ma première campagne. Peut-être parce que je m'étais mis dans la peau de l'outsider qui vient surtout là pour apprendre: je voulais avant tout voir comment ça marche pour mettre toutes les chances de mon côté et ne pas arriver comme une fleur l'an prochain (c'est dans cette optique que  je vais essayer de planifier mon retour pour l'automne, histoire d'être sur place pour candidater en 2010). J'ai donc plus que rempli mon contrat puisque j'ai finalement fini pas si loin du bol de sangria. Peut-être aussi parce que je n'ai pas eu l'impression de tomber dans un traquenard où les résultats sont joués d'avance (peut-être parce que je suis encore un grand naïf).

La campagne 2009 est finie pour moi, pour mon blog aussi: l'explosion des fréquentations (un facteur 2 sur le nombre de lecteurs, un facteur 3 sur le nombre de pages lues sur les deux dernières semaines... certes 2 ou 3 fois pas beaucoup, ça fait toujours peu, mais tout de même) va probablement se tasser rapidement, mon blog retourner à l'anonymat qui lui sied si bien. Je vais enfin pouvoir reparler le coeur léger de sujets qui n'intéressent personne, du trash-métal à la littérature romanesque  en passant par les meilleurs burgers de Boston (un article palpitant à venir).
Et puis quand même, parce que la webgloire ça monte à la tête, et que mes 15 nouveaux lecteurs (post-doctorants en détresse, candidats locaux moqueurs, spécialistes sadiques, que sais-je encore) j'aimerais bien les garder, je reviendrai à tête reposée sur ces auditions: je voudrais écrire quelque chose sur le localisme et peut-être aussi pondre un article type "conseils aux candidats" par mixlamalice, candidat lui-même, et qui n'a pas eu de poste: après tout ce sont bien les mêmes qui ont fait la crise économique qui nous l'expliquent maintenant, alors pourquoi pas...

Pour conclure, je vais enfin pouvoir bosser sur mon post-doc et que sur mon post-doc au moins les deux prochains mois, sans penser à envoyer le formulaire signé B23 à la commission 28-728 avant la deadline, sans avoir à retravailler le slide 12, sans avoir à répéter mon topo surtout l'enchaînement du slide 7 avec le slide 8, sans avoir à acheter des billets d'avion pour dans quatre jours à moins de 2000 euros, etc.
Je sens que je vais kiffer.
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 00:57

Je suis de retour dans mon trou ricain après la première audition, pendant cinq jours, avant la seconde la semaine prochaine.

Y a une bonne nouvelle et une mauvaise: la mauvaise, c'est que je n'ai pas fini premier et que la personne classée première ne démissionnera pas*. La bonne, c'est que j'ai été classé, ce qui, finalement, pour une première plongée dans le doux monde des auditions, n'est pas si mal, surtout pour un poste qui avait visiblement déchaîné les foules et rameuté des candidats plutôt pas mal. Cela me laisse une petite chance pour la deuxième audition, devant un jury assez similaire, la semaine prochaine.

Finalement, ce n'est pas "post-doc sexy" qui a eu le poste (cf commentaires précédents - désolé pour lui), mais un candidat, bien en phase avec son projet, qui se présentait sur une thématique assez novatrice pour le labo que souhaitait développer un chercheur assez jeune et apparemment dynamique. Je ne sais pas si cette thématique (qui si j'ai bien compris tourne autour des "biofilms", en gros les bactéries qui poussent sur les coques de bateaux) est "sexy": de ce que j'en vois à l'échelle internationale et à mon goût personnel, pas franchement, mais à l'échelle française, c'est une thématique qui visiblement brasse du pognon (au congrès franco-français de novembre, j'avais vu au moins 5 talks là-dessus). Est-ce que les marchands de peinture waterproof ou les fabriquants de bateaux ont passé de gros contrats avec l'ANR?
Enfin bref, il n'y a pas eu scandale, plutôt un joli retournement de situation: le candidat avait semble-t-il beaucoup déçu lors de la préaudition et a bien redressé la barre. En ce qui me concerne, je ne sais que dire vu que c'était mon premier coup d'archet. J'ai l'impression que mon talk était plutôt bien et que je n'ai pas raconté trop de conneries sur les questions. Cela dit, le jury m'a apparemment reproché des réponses un peu sèches, type congrès: c'est vrai que comme je voyais beaucoup de mains se lever, je répondais de façon concise (mais claire, en tout cas je l'espérais). Il faut croire que certains auraient préféré plus de pédagogie: ok, je le saurai pour la prochaine fois. L'audition est un exercice tellement à part, j'imagine qu'on a beau se renseigner tout ce qu'on veut, il y a toujours des choses qu'on apprend sur le tas, j'espère juste que je vais réussir à limiter les sessions d'apprentissage. 

Je ne sais pas trop si je dois me lamenter d'avoir probablement gagné le droit de faire un an de post-doc en plus, ou si je dois me réjouir de ne pas avoir obtenu de poste dans la grande fac dans la prairie, qui me séparerait assez longtemps de Priscilla. Ma belle-soeur sociologue m'a dit que c'était un cas classique de dissonance cognitive ou quelque chose comme ça, mais je n'ai pas tout comprite.
En tout cas, je remarque qu'une bonne partie des candidats avait 2 ans et demi de post-doc derrière eux et un bon petit paquet de publis: les bonnes facs et/ou bons labos recrutent des gens en MdC qui n'ont (ou n'auraient) probablement pas été ridicules aux auditions CNRS. Ca me semble pas de bon augure pour la suite (d'un point de vue personnel et plus général). On va finir par se rapprocher de plus en plus du système allemand avec, tel l'étape de l'Alpe d'Huez, un bon vieil écrêmage par le bas: ceux qui finiront par avoir un poste ne seront pas forcément les meilleurs scientifiques, mais ceux qui ont le plus l'instinct du killer et une volonté suffisante pour tenir jusqu'à 40 piges à coups de CDDs de deux ans. Franchement, il se peut que ça se fasse sans moi, j'aimerais bien avoir un gamin tant que j'ai des spermatozoïdes relativement frais, et je sais que c'est beaucoup demander (c'est ça les mecs suffisants des grandes écoles, ils ont toujours plein d'exigences) mais j'aimerais bien en même temps avoir un salaire permettant de louer un trois-pièces et un boulot qui ne fait pas déménager tous les dix-huit mois.

Sinon, comme visiblement mon blog, du haut de ses vingt lecteurs, fait son trou dans la communauté scientifique (ça me rappelle ce que disait feu Randy Pausch à propos de ses qualités d'orateur), il semble que je sois amené à croiser de plus en plus de personnes qui sont tombées dessus: deux lecteurs au moins parmi les 8 candidats de l'audition, est-ce un hasard ou est-ce amené à se reproduire?... bref, soit il va falloir que je tienne plus ma langue, soit que je retravaille mes fondements d'anonyme du web: sinon, un de ces quatre (peut-être mercredi), ce sera un des membres du jury qui aura apprécié mes réflexions sur le mode de recrutement, l'éventuel salaud de candidat local, ou les photos de moi avec les cheveux péroxydés et une culotte rose sur la tête. Je crains que ça ne fasse pas avancer ma carrière.

*cette personne est d'ailleurs dans le même département que le fameux Tom Roud aux US, le monde est petit... pauvre Tom Roud, je crains qu'il ne me prenne désormais, rejoignant ainsi la majorité de mes connaissances et lecteurs, pour un psychopathe: il semble que mes blagounettes, il est vrai peu drôles et d'un goût douteux, basées sur le Couperet de Westlake ne l'aient pas trop fait kiffer.

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 12:49
L'audition, c'est la semaine prochaine.

La préaudition, c'était en début de semaine: globalement ça s'est pas mal passé. Un peu plus nerveux qu'à l'accoutumée (sans faire mon blasé, j'ai maintenant donné un certain nombre de séminaires et le trac assez fort que je ressentais lors des premiers s'est pas mal estompé), j'ai fait une performance correcte.
Seul point sombre: mon cerveau a relâché la pression un poil trop tôt, au milieu du dernier slide, ma phrase de conclusion se perdant en conséquence dans un flot de bafouillages un peu ridicules. Cela dit, grâce au deuxième point sombre (qui était que je passais le dernier de la matinée, juste avant le déjeuner), tout ça est passé assez inaperçu dans la mesure où tout le monde pionçait...
Bref, je pense avoir laissé une impression relativement neutre, ce qui est plutôt pas mal dans ce genre de préauditions où l'important est surtout de ne pas se griller auprès du conseil scientifique du labo.

Maintenant, passage "en off":
- Le directeur du labo, à ma mentor: "il est pas mal ton candidat, je trouvais son dossier pas terrible mais sa présentation était bien" (je sais pas comment je dois le prendre, peut-être, parce que j'ai envie d'être optimiste, en me disant que de toute façon le directeur du labo n'a lu que d'un demi-oeil les dits dossiers, alors qu'en tant que chairman il avait un devoir minimal d'écoute lors de la préaudition).
- Mon sous-mentor, à moi: "La labo a choisi de ne pas choisir (i.e. de ne pas faire de "classement" des candidats à proposer à la commission - de mon expérience, la commission déjuge rarement un classement fait par le labo, sauf aux positions où ça n'a pas d'importance, par exemple le fond de la liste)". Cette position peut encore évoluer mais c'est la tendance du moment: le labo en question est un gros machin avec un spectre scientifique fort vaste, constitué de petites équipes qui collaborent peu (car elles ont peu ou pas du tout de questions scientifiques communes), donc de ce que j'en ai compris, pas facile à gérer. L'absence de consensus et par voie de conséquence de ligne de conduite claire a l'air fréquent.
- Evaluation des candidats: nous sommes, comme à l'accoutumée 8-10.
Il semblerait que, au niveau du labo, je sois dans le top 3, mais pas en haut du top 3, le candidat number one étant le favori du "groupe influent" (mais adepte du double jeu ce qui semble parfois lui jouer des tours), qui a fait un post-doc "sexy". Cela dit, le labo n'ayant apparemment pas de politique scientifique ferme sur le coup, l'audition sera, exceptionnellement, probablement très importante: le favori l'emportera-t-il? Un outsider le coiffera-t-il au poteau? Ou aura-t-on une victoire totalement surprise?
Avec le décalage du concours CNRS, il faut s'attendre à moins de désistements, seule la première place risque d'être belle...

Quel suspense.
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 20:41
Aller-retour parisien la semaine prochaine, avec au programme deux auditions, un anniversaire et un enterrement de vie de garçon.
Puis quelques jours back aux US avant un nouvel aller-retour express en France pour la troisième audition.
Bref, je risque de me faire discret d'ici fin mai, même si 30 minutes pour pondre une fulgurance, ça peut toujours se trouver dans l'emploi du temps le plus chargé.

Quoiqu'il en soit, allez en paix, je vous permets l'infidélité. Mais revenez, quand même.
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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 17:15
Au lieu de bêtement bosser sur mon talk au group meeting de demain ou encore sur les trois auditions des deux prochaines semaines, je vais plutôt disserter oiseusement (pour vous, mais avec plaisir, pour moi) sur un documentaire que j'ai vu récemment.

Ca s'appelle Anvil! (The story of Anvil), ça explique le jeu de mots pourri du titre de cet article, et ça traite, comme son nom l'indique aux plus anglophones d'entre nous, de l'histoire d'Anvil. Anvil, groupe de trash métal canadien, dont les lecteurs les plus férus de Hard Rock Magazine âgés de 30 ans et plus ont peut-être vaguement entendu parler au détour d'une brêve de 2 lignes et demi.

Petit résumé: Anvil est formé à la fin des années 70 par deux lycéens, Steve "Lips" Kudlow chanteur-guitariste, et, assez ironiquement, Robb Reiner à la batterie. Oui, l'homonyme de Rob Reiner, réalisateur du culte Spinäl Tap, faux documentaire (mockumentary, comme ils disent ici) sur un groupe de métal à succès en tournée dans les années 80*.
Le groupe a eu son quart d'heure de gloire au début des années 80, assurant quelques premières parties de grands groupes et étant convié à quelques gros festivals, mais un peu trop en avance sur leur temps, trash avant le trash, pas très bien produit ou conseillé, il a été rapidement eclipsé par les succès de Metallica, Megadeth, Slayer et autres Anthrax, qu'il a d'ailleurs influencé. Anvil garde un certain succès d'estime auprès des fans ultimes du genre, mais...
A 50 piges, les deux compères ont toujours les cheveux longs, Anvil existe toujours mais donne des concerts devant des salles de 42 personnes dont 38 alcooliques endormis, et dans la journée le chanteur est manutentionnaire dans une entreprise alimentaire.
Jusque là rien de bien inhabituel, après tout des groupes qui ont failli percer et qui ont pas pour cause de faute à pas de chance, mais qui continuent à jouer pour se faire plaisir 20 ans plus tard, ça doit se trouver.

Mais le documentaire devient à la fois drôle et émouvant, car le chanteur, grand gamin de 16 ans dans un corps de 50, continue à rêver (pour nous) ou à croire fermement (pour lui) que le groupe va exploser et qu'ils vont devenir des rockstars. Et l'amitié indéfectible que lui porte Reiner, pourtant plus blasé, le pousse à le suivre envers et contre tout: dans une tournée improbable en Europe de l'Est concoctée par une manager elle aussi improbable, pour recontacter le producteur qui les a fait percer en 83 devenu star du milieu, etc.
Ca peut sembler un peu pathétique et ça l'est par moment, mais c'est aussi assez poignant, voire revigorant: voir un mec continuer à croire en son rêve malgré les aléas de la vie, là où 99.99% des gens auraient renoncé depuis 20 ans, et par son énergie et son indéfectible optimisme presque réussir à nous faire croire que ce n'est pas complètement impossible, je dois avouer que ça fait du bien au blasé dans un monde de blasés que je suis.  

Bref, c'est un documentaire que je vous encourage à aller voir (s'il sort en France: il a du passer dans 15 salles dans tous les Etats-Unis...), même si vous n'avez aucune affinité particulière pour le monde du métal, le côté métal étant ici finalement assez anecdotique. La preuve, Priscilla, plutôt fan de Raphaël et de Mano Solo, que j'avais traînée là, fut bouleversée (et chialer devant un hardos de 50 piges qui commence à perdre ses cheveux et qui porte du cuir, ça a pas du lui arriver souvent).

Un petit mot pour conclure: quand je disais que le fait qu'Anvil soit un groupe de métal n'avait que peu d'importance, ce n'est pas tout à fait juste. Pour la portée générale du message, c'est effectivement un fait mineur. Toutefois, il me semble que le fait qu'un groupe de musique ait cette histoire est profondément liée au genre heavy-metal: c'est le seul genre musical dont ceux qui le pratiquent ou l'écoutent sont des passionnés, et qui porte en lui par essence le rêve de la rockstar.
Les vrais amateurs, auditeurs ou musiciens, de heavy sont un peu comme les fanas de jazz, de blues ou de classique: des gens qui ont des connaissances encyclopédiques sur le sujet, des élitistes aux goûts souvent plus ou moins volontairement obscurs, et fidèles au style leur vie durant (il s'est déjà passé presque 15 ans entre mon premier et mon dernier concert de Maiden et je n'ai pas encore 30 ans). Cela dit, je ne crois pas que les musiciens jazz ou classique entretiennent l'espoir de devenir des stars, de remplir les stades et de fourrer de la groupie à tour de bras. Ils restent généralement plus mesurés dans leurs rêves: avoir un public plus large que leur cercle intime, et pour les plus extravagants d'entre eux, vivoter de leur musique.
Ceux qui ont des objectifs de carrière plus grandioses donnent plutôt dans la pop, le rock FM ou le rap, mais là, on remarquera que les groupes en question ont rarement des carrières très longues, et que le public amateur est plus versatile, comme la mode. Désolé pour les fans (et pis je peux me tromper), mais je ne suis pas sûr que si Coldplay n'avait pas percé, leur authenticité  les aurait poussés à jouer dans des clubs devant 30 personnes pendant 20 ans tout en continuant à harceler les maisons de disque...
Bref, c'est grâce, ou à cause de cette combinaison assez rare de "musique pour élite passionnée" et de "succès commercial potentiel" propre au heavy-metal qu'à pu naître l'histoire triste et néanmoins rafraîchissante d'Anvil.



* C'était censé être caricatural et se moquer gentiment des excès du genre à cette époque, sexe, drogue, rock'n'roll, permanentes, chaînes et pantalons moule-burnes, mais les vrais groupes étaient eux-mêmes tellement clichés que beaucoup ont cru que le faux groupe décrit existait réellement et que le film était un vrai documentaire.
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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 21:29
En 15 mois passés aux Etats-Unis, j'ai l'impression, plus vraiment fortuite, d'accumuler toutes les merdes administratives possibles. C'est, je l'avoue, relativement désagréable.
Je résume:

- 11 mois et trois demandes pour recevoir ma carte de sécurité sociale, petit bout de carton merdique qui ne sert à rien techniquement du moment que vous avez le numéro, que j'avais lui obtenu du premier coup. Mais il se trouve que par deux fois la Poste n'a pas délivré le dit petit bout de carton et que pour certaines formalités (notamment le dossier me permettant de ne pas payer l'impôt américain) la fac exigeait une photocopie de la carte et pas seulement le numéro, d'où mon acharnement. D'autres lettres ou colis ne me sont jamais parvenues.

- Un contrôle fiscal du Massachusetts, mon dossier ayant été sélectionné "au hasard" pour vérifier qu'ils doivent bien me rembourser 932 dollars 83 sur l'année 2008. Il se trouve qu'ils m'avaient déjà contacté parce que la personne qui m'avait aidé à remplir la déclaration d'impôts avait oublié de remplir la case 22 bis (certes, on trouvait la même info une page plus loin dans la case 43 ter, mais bon). Au passage, je m'étonne que des gens a priori payés pour casser les couilles au contribuable dès qu'il a mal rempli le formulaire bleu NR-1042-Z soient capables de faire trois fautes (oui, trois fautes) d'orthographe à mon nom quand ils m'envoient une lettre. Certes, j'ai un nom compliqué, long, composé et avec dedans des lettres que les américains utilisent peu, mais tout de même, il s'agit de recopiage, là.
Dans le même genre, il y a toute une série de mails que je ne reçois toujours pas parce que mon adresse mail attribuée par l'université a été mal recopiée par un blaireau quelconque. J'ai fait corriger ça mais apparemment ce n'est pas centralisé donc il doit toujours y avoir une erreur dans une mailing-list. Comme ce sont des mails dont je me fous, ça n'est pas trop grave et j'ai lâché l'affaire.

- Puisqu'on parle de mon adresse mail, elle était sur le point d'être supprimée parce que la gentille bureaucrate préposée aux visiteurs étrangers n'avait pas signalé au service informatique que mon contrat était prolongé.

- Ah, j'ai failli oublier: j'avais été aussi sélectionné ''au hasard'' pour vérification de mes factures, suite au premier achat que j'avais fait sur le compte du département (ils filent à tout le personnel une carte bleue pour effectuer les petits achats, de produits chimiques par exemple).

- Ma carte d'accès du département n'est plus valable car la secrétaire responsable des contrats n'a pas du préciser à celle responsable des codes d'accès que mon contrat avait été renouvelé... Il faut dire que leurs bureaux respectifs sont situés à plus de 4 mètres d'écart. Plus d'un mois après, je ne sais pas si le problème était réglé: il fallait la signature du chef du département, absent pendant deux semaines. Heureusement que je ne viens pas bosser le week-end très souvent, mais on ne peut pas dire qu'ils m'encouragent.

- La commande pour mon ordi portable a été annulée: alors que j'avais repassé commande, l'ordi soi-disant annulé est néanmoins arrivé (heureusement que, pour la première fois depuis un mois, j'avais eu la bonne inspiration d'aller vérifier mon courrier), il m'a donc fallu appeler en urgence pour ne pas me retrouver avec deux portables identiques, et surtout deux factures de 1000 dollars dans les fesses.

- Il m'a fallu renouveler mon visa, car le contrat qui m'était proposé ici était 1 an renouvelable 1 fois (ou 2 ou 3), ce qui est généralement la norme aux US: ils veulent se laisser la possibilité de te virer si tu ne donnes pas satisfaction. Au lieu de faire le formulaire DS2019 nécessaire à l'obtention du visa directement pour 2 ou 3 ans comme Harvard l'a fait (comme quoi c'est pas une légende, ils sont intelligents à Harvard) pour Priscilla, la gentille préposée aux visiteurs étrangers a préféré me faire un DS2019 d'un an.
Le renouvellement de ce formulaire ne pose aucun problème (jusque la tout allait bien) et on pourrait penser qu'il y a une procédure simple pour également renouveler le visa. Malheureusement, non, on ne peut pas prolonger ou faire un visa en étant déjà aux USA (ça a l'air un peu con comme ça): donc tant que vous restez sur le territoire américain avec votre visa périmé mais votre DS2019 prolongé tout va bien, mais dès que vous sortez des US (dans mon cas pour les fuckin' séminaires du mois de mars), il faut refaire votre visa. Et quand je dis refaire, c'est vraiment repartir à zéro, reprendre rendez-vous à l'ambassade, repayer les frais de visa, et leur ramener toutes les pièces à la con qu'ils ont déjà en leur possession. 
Donc voila à quoi j'ai passé mon mois de mars à Paris, entre deux séminaires.

Alors je ne sais pas si tout ça m'arrive parce que je suis plus con que la moyenne, parce que j'ai juste pas de bol ou parce qu'avec mon nom de frenchy les bureaucrates se disent "oh en v'là un beau on va se le farcir", mais une chose est sûre: 
J'aimerais bien que les six mois qui me restent à tirer ici, les diverses administrations ricaines me lâchent un peu. Que je puisse me consacrer à des activités un poil plus enrichissantes. 
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