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  • : La vie au labo
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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 21:23
Ce matin, je passe à la poste envoyer un colis. Arrivé à l'heure d'ouverture (9h), déjà 4 personnes font la queue. A 9h05, la poste ouvre, 3 guichets, un seul est ouvert. C'est toujours mieux que l'autre bureau de poste du coin, qui n'est ouvert que 4h par jour. Un deuxième employé est là, mais au téléphone: il semble avoir uniquement pour rôle d'entasser les paquets. Quand je pars, 5 autres personnes sont déjà là et la queue reste constante*.

J'enchaîne avec le CVS (ce que les américains appellent une "pharmacy", qui est en fait un type de magazin assez propre aux Etats-Unis, qui fait office de pharmacie, mais aussi de bureau de tabac - les comptoirs où la nicorette est côte à côte avec le paquet de Malback me font toujours rire-, marchand de journaux, et supérette) où idem, il y a une employée qui s'occupe de la station photo, et une employée à la caisse. Lorsque la cliente devant moi cherche à se faire rembourser ses piles, l'employée appelle une autre employée qui sirotait un café dans la réserve pour régler le problème ("Mme Germain, on a un problème caisse sept, Mme Germain").

Je me rends ensuite au garage où on m'explique pas très aimablement que je vais devoir payer très cher pas grand chose et où me dit qu'on me rappellera dans la journée parce que la patronne n'arrive qu'à 13h.

Bref, il y a un petit côté universel dans certaines choses, et j'avais presque l'impression d'être déjà de retour au pays.


Au sujet de la poste, il est question que les US ferment 10% de leurs bureaux, surtout dans les zones rurales, virent presque 10% de leurs employés, et cessent de distribuer le courrier le samedi, après avoir perdu 7 milliards de dollars cette année...
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 15:24
Il avait 16 ans et demi. Un cancer du trou de balle depuis un an lui donnait un cul de babouin. Il était devenu à moitié chauve, ce qui faisait ressortir son côté maigrelet et haut sur pattes. Lui qui, bien que bâtard, provoquait l'émoi des petites vieilles dans sa jeunesse pour sa beauté pure aurait pu désormais candidater au titre du chien le plus moche du monde.
Il était aussi depuis quelques temps sourd comme un pot.
Ces derniers mois, il faisait des espèces de syncopes-crises cardiaques dès qu'il avait une émotion un peu forte.

Malgré tout, il continuait à marcher ses 1-2 kms par jour, à faire la fête à tout le monde, à courir derrière la balle qu'on lui jetait, où à vouloir trucider le chiffon qu'on lui tendait.

Il est probablement mort puceau, car c'était un pétochard, mais en dehors de ça je pense qu'il a eu une bonne vie.

Même si je l'ai peu vu ces deux dernières années et pas beaucoup plus les sept d'avant, il a été mon chien, je l'aimais et il me manquera.
Et aujourd'hui, je suis un peu triste.

L'hiver est dur en ce moment pour la famille mixienne.

R.I.P.

Un petit hommage signé mon papa:
"

Je te pleure trotte-menu.

Quelle indécence !

Le tic-tic de tes pattes

de pièce en pièce

ne rythme plus le temps.

Plus de petit chien

pour saluer mon retour.

L’espace est vide.

Aujourd’hui je mesure

Ton encombrante nécessité.
"

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 04:16
Mon chef ricain désirant que je reste quelques mois, et vu que je n'ai pour l'instant rien qui m'attend en France, je commençais à me faire à l'idée de revenir après les fêtes de fin d'année, jusqu'aux environs de mars, espérant que les deux-trois mois de rab me laisseraient le temps de trouver un point de chute.

Or, il se trouve que je viens d'apprendre que l'audition pour le poste auquel je postule se fera probablement en janvier. Mon visa expirant mi-janvier, je ne pourrai pas retourner aux US - tout au moins pour y travailler- si l'audition est après cette date.
Vous me direz que rien ne dit que je serai auditionné, mais bon, sans avoir le melon, je ne vais quand même pas tout miser sur un échec.
Vous me direz que je pourrai refaire un visa, mais ça va encore prendre au moins deux semaines, me coûter 300 euros, et avec 2 semaines de perdues sur 2 mois, ça commence à devenir moins intéressant pour mon chef (et un peu pour moi aussi). Tout ça c'est un peu un acte manqué: l'an dernier quand j'ai du refaire mon visa, la responsable de la fac m'avait demandé si je le voulais pour deux ans. A cette époque là, ma recherche ne marchait pas fort, ma vie sociale dans le Western Mass n'avait pas de quoi faire rêver, et globalement, j'avais suffisamment envie de rentrer au pays pour ne pas envisager une seconde l'idée de faire une troisième année ici. Je lui ai donc dit "non non c'est bon ouhlala", et maintenant je l'ai dans l'os, alors que la perspective de rester me paraît largement plus sympathique (surtout quand je la compare à ce qui ne m'attend pas au pays).

Bref, on s'oriente vers une rentrée définitive pour Noël, et parti comme c'est, à moi les joies du RMI et de la chambre d'amis chez papa-maman. Remarque, 2-3 mois ça peut être sympa, il y a pas mal de nouveaux restos qui ont l'air sympa qui se sont ouverts récemment sur la côte.

N'empêche que du coup, ça arrive vite, et entre le papier et le brevet à écrire, les dernières manipes à essayer d'au moins mettre en place, la bagnole à revendre, les affaires à déménager, trouver un aller simple à un prix pas prohibitif et la paperasserie qui s'annonce pour les impôts, l'assurance, le permis, en attendant la française... je sens déjà le stress monter. En plus, il va falloir se faire à l'idée de vivre 6 mois à 6000 bornes de Priscilla.
Des nuits difficiles et des matins qui chantent en perspective avec une sensation d'oppression un peu désagréable, et pour vous lecteurs des semaines arides, de longs silences entrecoupés d'articles parfaitement inintéressants et pleurnichards à propos de ma vie qu'elle est dure, qui s'annoncent.

Vivement vendredi matin, aller jouer au wealthy people à New-York pendant quatre jours, ça me détendra peut-être.

Et pour contribuer à ma décrispation, si des potes passent par là et ont des plans pour le Nouvel An à me faire partager, à votre bon coeur.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 16:49
La semaine dernière a été plutôt bénéfique à mon ego malmené depuis quelques temps par une pré-"crise" du trentenaire (expatrié, vivant à 200 bornes de sa douce, pas de boulot stable, perspectives d'avenir pour le moins floues, compte en banque peu fourni, mais qu'est-ce que j'ai fait d'ces années, tout ça: quand je me mets à citer Patrick Bruel, l'heure est grave).

Ainsi, mon premier article de post-doc a été accepté sans coup férir, 2 jours après l'avoir renvoyé après révisions. 10 jours de boulot sur la lettre de réponse et quelques amendements dans le manuscrit ont permis de passer outre le "reconsider after revision" sans problèmes.
C'est un article un peu étrange, dont la génèse a été laborieuse, voire pénible. Je ne suis pas moi-même forcément convaincu par tout son contenu, même si les expériences sont plutôt astucieuses, les interprétations des résultats potentiellement importantes, et le papier dans son ensemble plus solide que ce que j'aurais pensé au départ, ce qui a été confirmé par les bons commentaires d'ensemble des referees (malgré le label "major revision", les conclusions étaient à chaque fois "le papier est bon et mérite d'être publié dans ce journal").
En fait, c'est plutôt le sujet et la communauté qui s'y intéresse qui me laissent songeurs. C'est un domaine assez bourgeonnant, à la frontière entre la biologie et la physique: il y a donc pas mal de papiers expérimentaux et théoriques qui sortent chaque mois, écrits par des physiciens qui dans l'ensemble pigent autant la bio que les biologistes la physique, dans des très bonnes revues, mais il n'y a pas encore vraiment d'unité dans les résultats, et ceux-ci semblent encore hachement dépendants de la méthode expérimentale employée. Pour ceux qui connaissent, ça rappelle un peu la thématique des "films ultra-minces" il y a 15 ans: on voit des choses, mais un peu tout et n'importe quoi - voire des résultats contradictoires- et on comprend pas grand chose. 
Du coup, ce n'est pas facile de distinguer le bullshit du top, et même des papiers énormément cités et sans doute globalement bons me semblent parfois, à certains égards, douteux. Je ne parle pas de résultats bidonnés, plutôt d'affirmations tranchées qui sont en fait plutôt des hypothèses, qui auraient gagné à être énoncées avec des pincettes: mais on ne publie pas dans Nature ou PNAS avec des "statements" trop tièdes...
Bref, après avoir passé 1 an et demi là dessus, je vais prendre du recul même s'il y a beaucoup de choses intéressantes à faire, quitte à y revenir dans quelques années une fois que les concepts fondateurs seront un peu plus dégrossis, ou à bosser avec des gens plus compétents que moi: publier pour publier, même si ce n'est pas très dur, ce n'est pas mon truc. Je conçois qu'à un moment donné, il faut faire circuler l'information, et que de toute façon c'est très difficile d'être sûr à 200% de tout ce qu'on raconte, mais il y a des limites. Et en ce qui me concerne, j'ai trop approché les miennes sur ce projet.

Cela dit, je maintiens un rythme de publication égal à 1/an depuis ma deuxième année de thèse, en premier auteur, dans des bonnes revues spécialisées de mon domaine (IF entre 3 et 5, à part pour un petit papier dans une revue mineure): en tant que physico-chimiste je pense que c'est honorable à défaut d'être impressionnant. 
Il me semble que, chez les expérimentateurs, les physiciens "purs" publient un peu plus vite (disons 2/an pour les bons), quant aux chimistes ou biologistes c'est plus par série (les choses mettent longtemps à se mettre en place, donc il faut optimiser une fois que ça marche).
On devrait soumettre un autre papier j'espère avant la fin de l'année. Le projet, dont je suis assez fier notamment parce qu'il n'en était pas un au départ (c'est mon idée - ou plutôt une observation initiale chanceuse- et mon instinct qui m'ont poussé, malgré quelques commentaires sceptiques initiaux d'autres membres du groupe, à continuer dans cette voie, avec il est vrai l'aide non négligeable d'un autre post-doc assez balèze), a je pense le potentiel pour faire de moi un autre "post-doc sexy". Ayant donné des résultats au-delà de mes espérances, il y a même espoir pour un ou deux autres articles pour lesquels je serai co-auteur. Même si j'ai appris à me méfier de ce genre d'espoirs: je n'ai pour l'instant jamais eu le plaisir d'être co-auteur, id est de faire 3 demi-journées de manipes et de voir mon nom sur un papier. Quand je n'ai pas mené moi-même un projet à terme, il a soit été abandonné, soit a dévié, soit mon nom a été plus ou moins légitimement oublié.

Autre bonne nouvelle: deux papiers récents citent chacun deux de mes précédents articles. 4 citations d'un coup, mon nombre de citations augmente de 20% (ne riez pas), et mon h-index est sur le point de s'envoler vers les sommets de la science (3). Le truc bien avec ces citations, c'est qu'elles sont dans la section discussion: en particulier l'un des papiers confirme l'un de nos résultats un peu nouveau, et même s'il va plus loin, reprend certaines idées que nous avions eues. C'est toujours plus flatteur, et à mon avis révélateur scientifiquement, même si ce n'est pris en compte dans aucun indice bibliographique de ma connaissance, que d'être cité dans l'introduction après une phrase du genre "a lot of work has been recently accomplished in this area (see for example references 1 to 27)" (où on est la référence 16).
Globalement, mes articles de thèse commencent à être honorablement cités (très modestement, ils font plutôt augmenter que baisser l'Impact Factor des revues en question), et pas que par mon ex-boss et ses potes, ça fait plutôt plaisir.

Parce qu'une semaine ne se passe tout de même jamais parfaitement bien, il semble que les 5 phrases que j'ai mentionnées au détour de mon dossier de candidature sur mon projet 2 soient suffisantes pour niquer le brevet que mon chef voulait essayer de déposer à ce propos... C'est un peu con, car j'avais rajouté au dernier moment ce passage avant qu'on discute de la possibilité de breveter, et c'était tellement anecdotique que cela m'était sorti de l'esprit jusqu'à ce que je ne jette un coup d'oeil à mon dossier la semaine dernière. C'est d'autant plus con que je suis persuadé qu'aucun des rapporteurs n'est allé aussi loin dans sa lecture (et s'est contenté de la notice récapitulative de 1 page...). 
Bof, de toute façon ça aurait mis 4 ans sans garantie de succès, et c'était plus pour la ligne dans le CV en vue d'une éventuelle reconversion que dans l'espoir de devenir millionnaire, mais bon... c'est con. J'espère, sans trop y croire - cf paragraphe précédent- que c'est un mal pour un bien et que ça me laissera plus de temps pour torcher quelques manipes et sortir un article.

A part ça, mon co-bureau coréen (grad student 2eme année) me casse un peu les couilles: ce n'est pas tant qu'il ait vraiment l'air de ne rien glander (entre siestes et actualisations fessebook, il me conforte dans mon idée qu'un expérimentateur qui passe 10h par jour dans son bureau n'expérimente pas des masses), c'est surtout que la coréenne qu'il tringle (grad student 1ère année) est toujours, c'est le cas de le dire, fourrée dans notre bureau, et qu'ils sont assez bruyants. Elle sent aussi un peu la sueur, ce qui n'arrange rien. 
Mon ancien co-bureau époque thèse était déjà assez pénible, dans un genre différent (le roi du téléphone et du "t'inquiètes je maîtrise").
Je regrette l'indien de l'an dernier, poli, sympa, serviable et avec qui j'allais souvent faire une "pause café" si rare en ce pays (et si nécessaire quand on a un bureau sans fenêtres).

Pour conclure, j'aurais bien aimé mettre ici quelques photos du concert de Kiss au Garden de Boston, parce que c'est un show qui vaut le coup d'oeil. Malheureusement, les appareils photos étaient interdits, et bien que j'en ai vu quelques-uns, je ne suis pas moi-même suffisamment fan du groupe pour prendre le risque de me faire refuser l'entrée, juste pour avoir des photos du show.
Bref, Kiss n'est pas un groupe philanthrope (et ils l'assument totalement), Kiss n'est pas un groupe qui va vous brouter le mou 20 minutes de concert pour vous parler de la faim dans le monde et de la politique extérieure américaine, Kiss n'est pas un groupe qui révolutionne la musique (on est dans le bon gros big rock avec des paroles de cul), mais Kiss est un groupe "culte" qui en concert vous en donne pour votre argent. Explosions, batterie qui vole, crachage de feu et de sang, envolée au-dessus de la scène et de la foule, chansons "taillées pour la scène" etc. Et Paul "Starchild" Stanley plafonne parfois un peu au chant, mais c'est un des meilleurs frontman que j'ai pu voir.


PS: Si vous avez un job à 4000 euros/mois (net) dans Paris (si possible rive gauche) en science des matériaux, spécialité polymères, débutant courant 2010 sous la main, n'hésitez pas à contacter Mixlamalice: mixlamalice@hotmail.com. Etudie toute proposition. S'il y a un appart' de fonction avec, c'est encore mieux.
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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:41
J'aurais du m'en douter.
Quand les colocs de Priscilla ont trusté la salle de bain de 5h du mat' jusqu'à ce que je parte - les douches de 5 minutes, c'est pas pour eux -, m'obligeant à me laver les dents dans l'évier de la cuisine et à tenter de contenir ma légitime envie de pisser, j'aurais du sentir quelque chose.
Quand au Starbucks du coin où je me fournissais en liquide brûnatre et insipide qu'ils osent appeler café, je suis tombé sur un adepte du "je vais chier chez le voisin" et que j'ai du retenir ma vessie dix minutes de plus, ça aurait dû éveiller mes soupçons et pas seulement m'agacer.
Quand ma poubelle a failli être concassée avec moi à l'intérieur par un 33 tonnes qui s'est foutu sur la voie de gauche pour tourner à droite au carrefour, je n'ai pas eu le temps d'avoir peur, mais ça aurait dû me faire réfléchir.

Enfin voila, pour faire court:
Mon boss n'a lu ni mon manuscrit corrigé, ni ma réponse à l'éditeur, ni même le rapport que je lui ai fait sur un manuscrit qu'il était censé référer vendredi dernier sans faute.
Même écho de la part de notre collaboratrice biologiste.
Et comme sur mon autre projet, j'attends depuis trois semaines la partie de mon co-worker pour avancer (pour qu'en gros on ait un draft à peu près complet qui nous permettra de voir exactement quelles manipes nous manquent, s'il nous en manque), ainsi que sa part de boulot sur notre pré-demande de brevet, je passe une journée à la con, où ma seule activité consiste à essayer de les relouter pour qu'ils se bougent avec accroché aux lèvres un faux sourire Ultra-Brite type "mais non c'est pas grave". Entre temps, je réactualise la page du Monde l'oeil vitreux et l'index victime de crampe.

Une journée qui s'annonçait bien bookée se retrouve ainsi flinguée, comme ma motivation.
J'espère que les choses se décanteront demain mais je ne suis guère optimiste.
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 15:36
Et bandante...

La vraie rentrée commence à dater, mais à mon menu depuis quelques semaines:
- Un poster à préparer torché
- Un dossier de candidature à compiler et envoyer c'est fait
- Un article à référer, qui plus est un bon gros pavé  fini aujourd'hui à l'heure du déjeuner
- Un article à rédiger
- Une demande de brevet à préparer
- Un article à corriger si les referees veulent bien se bouger

Autant dire que:
- vivent les rimes riches.
- la préparation de l'audition passe un peu au second plan. De toute façon je ne connais pas encore la date, quelque part entre mi-novembre et l'été prochain, je suppose, si le poste est à pourvoir en septembre 2010.
- les dernières manipes que j'aimerais bien faire avant de rentrer au bercail sont repoussées à une date ultèrieure elle aussi non déterminée.

D'ailleurs je remarque qu'en ce qui me concerne, l'efficacité en fonction du ratio (boulot sur ordi)/(boulot dans la salle de manipes) ressemble à ça:


Où 0 représente uniquement des manipes quand on sait qu'elles marchent à peu près et qu'il n'y a plus qu'à (parce que avouons, la partie exploratoire des manipes, ça peut devenir casse-burnes quand ça met du temps à fonctionner), et 1 uniquement du boulot sur ordi comme en ce moment.

Je demande pardon à tous les modélisateurs, théoriciens, ou informaticiens qui me lisent.
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 19:11
J'ai récemment posé candidature pour un poste en France.

C'est un poste un peu à la marge (je veux dire par là ni CNRS ni Université), ce qui explique ce calendrier décalé. Cela dit, la procédure est assez similaire: dossier papier examiné par des rapporteurs, qui convoquent ensuite (ou pas) pour une audition devant une commission mixte: membres internes, externes, et  apparemment quelques administratifs. 

C'est aussi un poste qui me fait très envie: le labo est réputé, travaille sur des thématiques proches des miennes, les enseignements sont plus motivants que la moyenne, l'environnement scientifique est excellent et bien situé géographiquement (les trous paumés, j'ai donné, merci).  

Toutefois, c'est un peu une expérience nouvelle pour moi - même si c'est en fait probablement la norme: mes candidatures du printemps dernier s'étaient faites dans un très gros labo, avec de multiples équipes se battant pour un poste. Il était important pour chaque équipe d'avoir un candidat, de le soutenir, et donc de l'aider à bâtir un projet qui tienne la route. Le candidat postulant "parce qu'il a vu de la lumière" sans avoir auparavant été en contacts avancés avec l'une des équipes allait tout droit à l'abattoir.
L'expérience avait été usante, mais enrichissante, et presque couronnée de succès.
Le laboratoire dans lequel je postule actuellement est au contraire une unité de taille modeste, gérée un peu "à l'ancienne" par le directeur, id est de manière relativement autocratique, avec une volonté assez affichée de "rester entre eux".
Je connais un peu quelques chercheurs du laboratoire, rencontrés à divers congrès. J'y ai effectué un séminaire il y a quelques temps, où, d'après des rumeurs off the record, j'ai fait "plutôt bonne impression". J'en avais profité pour faire acte de candidature spontanée (à l'époque ils ne savaient pas s'ils allaient obtenir le poste qu'ils demandaient).
Lorsque le poste est paru, on m'a "encouragé" - le mot est sans doute un peu fort - à candidater ("n'hésitez pas à vous inscrire").
Bon, on n'est pas dans le registre de la grande claque dans le dos et du "coco, c'est pour toi", mais tout cela semblait de relativement bon augure. Or, depuis que la campagne de recrutement est de officiellement ouverte, les relations sont beaucoup plus froides (non pas qu'elles aient jamais été bouillantes...), et c'est là qu'est la nouveauté.
Comme mon ex-boss me l'a appris, j'essaye de montrer que c'est LE poste qui m'intéresse et pas seulement UN poste - même si c'est pas toujours facile et l'est de moins en moins au fur et à mesure que le temps passe: j'ai donc tenté de reprendre contact à plusieurs reprises avec les divers responsables, pour discuter des projets d'enseignement et de recherche. J'ai reçu une polie mais ferme fin de non recevoir, un peu stressante bien qu'elle semble simplement indiquer que les candidats seront départagés lors de l'audition et que le laboratoire ne fera pas de "favoritisme" en attendant, bref ne discutera pas plus avant avec les postulants.
Donc, je vais devoir apprendre à préparer mon talk tout seul, en construisant de moi-même un "projet de recherches" crédible et adapté au laboratoire basé sur les 5 lignes du profil publié: en clair, 3 slides qui tiennent la route scientifiquement, montrent que je peux leur apporter quelque chose tout en faisant clairement comprendre que j'ai pas l'intention de trop la ramener. Tout est dans le bon dosage. 

Bref, encore de grands moments de fun en perspective.
May the luck be with me, Force. Ou l'inverse.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 16:20
Bizarre.
Alors que depuis quelques mois ma recherche est de nouveau relativement enthousiasmante et ma vie sociale un peu moins inexistante, bref, alors que je me fais moins chier dans le Western Mass, j'ai été saisi hier d'une sensation oppressante de mal du pays.
Je ne sais pas si c'est la saison qui veut ça, parce que c'est en été que tout le monde s'éclate en vacances, se marie et fait des gamins, mais j'ai l'impression qu'il se passe en ce moment plein de trucs dans la vie de mes potes - et pas grand chose dans la mienne - et apprendre tout ça par MSN, mail ou Fessebook* (quand Priscilla me donne des infos), ça me mine.
J'aimerais être de nouveau au pays, pour féliciter les jeunes mariés, les futurs papas ou mamans, faire un poutou à ma nièce pour ses un an, mettre un coup de pied au cul de mes potes qui se laissent aller, chambrer les récents trentenaires, me beurrer et refaire le monde avec les amis de 10 ans, que sais-je encore? 
J'aimerais juste être là.  




* Créer un site web de boules intitulé Fessebook est probablement la meilleure idée marketting que j'ai eue de ma vie, malheureusement quelqu'un l'a eu avant moi... http://fessebook.com/**
** Putain, même Faceboob est déjà pris, je peux même pas exporter mon idée de génie à l'international. J'ai peur que Fesseboob soit trop compliqué.
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 16:31
Je prends régulièrement, mais pas vraiment fréquemment, l'avion. 
Disons, pour faire simple, cinq aller-retours par an, dont un vol intercontinental, en moyenne, depuis dix ans, ça nous fait une centaine de vols.

Difficile de faire des statistiques, mais j'ai l'impression que j'ai eu au cours de ces 100 vols plus d'emmerdes que la moyenne. Remarquez, j'imagine que tant qu'on n'est pas mort dans un crash on ne peut pas s'estimer vraiment malheureux...

Alors pour résumer:
- une grêve générale Air France pour un Paris-Nice alors que le Seattle-Paris s'était déroulé sans encombres, avec à la clef une nuit gagnée dans un des hôtels de l'aéroport.
- des billets pour les US achetés sur Opodo (avant la généralisation du billet électronique) et jamais livrés chez moi. Bilan: deux mois de bataille, 100 euros de hotline "petit nègre" et un ulcère pour parvenir à en récupérer une copie (en finissant par aller directement au siège social dont j'avais tel Sherlock Holmes fini par trouver l'adresse) une semaine avant le départ.
- la faillite de la compagnie Varig à deux semaines de mon séjour au Brésil, avec à la clef, 1000 dollars en plus et un détour par Houston et 10h de transit pour aller à Rio (heureusement, c'est le CNRS qui a payé).
- 4h de retard et une valise perdue pour un vol de 2h sur US Airways. Heureusement, mon périple touchait à sa fin et je n'ai eu que deux jours à passer avec le même slip et les mêmes chaussettes. Le bagage a été retrouvé à peine 2 mois plus tard.
- un vol Boston-Paris annulé par Delta Airlines: j'ai donc été gentiment replacé sur un Boston-Cincinnati, Cincinnati-Paris avec à peine 2h de correspondance et donc au total 4-5h en plus. Au moins c'était le même jour. Il m'avait tout de même fallu batailler car au départ ils m'avaient prévu une correspondance de 25 minutes à Cincinnati. 25% des vols internes aux US ayant 30 minutes de retard ou plus, je ne le sentais pas trop (et je ne pouvais vraiment pas me permettre d'arriver un jour plus tard à Paris): la responsable au bout du fil a fini par être compréhensive devant mes lamentations - "you know, I'm French, I misunderstood what the other guy told me"- et mes récriminations "it is not really my fault if the direct flight to Paris was cancelled, and I am kind of nice to accept going through Cincinnati so you could also try to be nice"- parce qu'au début elle voulait 1000 dollars pour me foutre sur le Boston-Cincinnati d'avant. 
- un vol Boston-Washington annulé à la dernière minute par United Airlines, le week-end dernier: il y avait eu des orages dans la journée, donc du retard, donc le dernier vol de la journée a été purement et simplement sucré. C'était un week-end overbooké, ils n'ont pas voulu me rembourser et la seule chose qu'ils pouvaient me proposer était un vol le lendemain, en transit par Charlotte, prenant 7h (pour un trajet qui prend normalement 1h20), arrivant en fin d'après-midi. Je suis allé prendre le bus de nuit: ça a pris 9h mais au moins je suis arrivé le matin: j'aurais nettement moins bien vécu de perdre un jour de vacances sur mon total de cinq dans l'aéroport de Charlotte que le bus de nuit. Et puis je ne savais pas vraiment où passer la nuit à Boston, les bancs de l'aéroport ne m'excitaient pas trop. J'hésite à envoyer une lettre, pas vraiment pour les 70 dollars de billet mais plutôt pour la beauté du geste et me libérer un peu... 

Je ne compte bien évidemment pas les petits tracas tels les une heure de retard assez fréquents sur les navettes Paris-Nice par exemple (1h de retard pour une 1h de vol, c'est du classique), les bornes automatiques qui ne marchent pas et les douaniers ultra-pointilleux. Dans le genre plus rigolo, j'ai aussi eu un demi-tour alors que nous étions deuxième dans la file d'attente en vue du décollage parce qu'ils ''avaient oublié des papiers", et une autre fois une bonne demi-heure d'attente après l'atterrissage lors d'un Boston-Paris parce que le responsable avec les clefs de la plateforme était introuvable... 

Bref, ça fait quand même six grosses emmerdes sur environ 100 vols, du 5% tout de même.
Si quelqu'un a d'autres stats personnelles ou des anecdotes truculentes, histoire de comparer...
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 16:40
Je n'utilise pas Twitter, mais si j'ai bien compris le principe, cela consiste à raconter sa vie sur un portail type blog ou Facebook, mais en messages courts de moins de 100 caractères.
C'est une invention géniale: la plupart de mes contemporains n'ayant rien d'intéressant à raconter, mais éprouvant malgré tout le besoin irrépressible de le faire partager tout en étant, de plus en plus, incapable de s'exprimer, ce médium est fait pour eux. Et permet qui plus est de soulager un tantinet les lecteurs les moins masochistes.

Bref, je ne twitte pas, mais je vais faire comme-ci, voici quelques petites futilités en vrac:

- Mon prochain papier va probablement être soumis d'ici deux semaines. Il pourrait même être soumis aujourd'hui, si ce n'était une manipe complémentaire pour laquelle j'avais perdu espoir et qui vient finalement d'annoncer des résultats peut-être prometteurs, tout au moins digne de figurer en 5 lignes et une demi-figure dans le draft. Ma conscience professionnelle m'oblige à essayer de boucler cette manipe d'ici la fin de la semaine. Reste le plus dur, qu'il soit accepté, mais voila enfin un début de preuve sur mon travail de post-doc (dans les CVs, "manuscrit en préparation", c'est assez limité. "manuscrit soumis", c'est tout de même un peu mieux même si ce n'est pas Byzance).

- Nous sommes au bord du clash avec ma proprio: j'ai avant-hier oublié de rouvrir la porte des toilettes après utilisation (la porte se referme toute seule si on ne la bloque pas). Je n'ai pas bien compris où était le drame, mais je l'ai entendue vitupérer alors que je venais de me coucher. Depuis je fais attention, mais il n'y a pas eu autant de tension entre nous depuis que j'avais rangé un couteau à l'envers dans le tiroir des couteaux.

- Heureusement, le retour au bercail semble depuis peu un brin moins flou: j'ai une échéance importante en France en décembre, je pense que j'en profiterai pour faire mon come-back définitif. Même si dans le cas où cette échéance ne donne pas les résultats escomptés, je n'ai pas vraiment de plan B. Au pire, je ferai RMIste chez mes parents en attendant de retrouver un post-doc, chose pas très difficile par les temps qui courent puisque les industriels ne financent que ça. Ca aura au moins le mérite d'être reposant.

- Hier soir, AC/DC se produisait dans le stade des Patriots, l'équipe de foot américain de Boston et sa région. Dommage que je n'ai pas pu prendre de photos (pour cause de non-possession d'appareil), le stade est impressionnant, et le show envoyait lui aussi du pâté, avec force pyrotechnie (la plus impressionnante à laquelle j'ai assisté, avec peut-être Rammstein dans une salle bien plus petite).
Calibré au mm, à la Iron Maiden, mais qui présentait pour moi l'attrait de la nouveauté. Brian Johnson était un peu poussif sur certains vieux titres (Dirty Deeds, Hell's Bells), rien de bien méchant. L'avantage d'AC/DC, c'est que même sans être un grand fan, on n'est pas perdu à un de leurs concerts, pour peu que l'on connaisse la dizaine de tubes imparables qu'ils joueront quoiqu'il arrive (pour les néophytes, cf la setlist du Live at Donnington). Et puis leurs chansons sont tellement "catchy" que même celles que vous n'avez jamais entendues vous paraîtront familières dès la fin du premier couplet: bref, ce qui rend un peu pénible selon moi l'écoute d'AC/DC chez soi fait sa force en concert.

Et puis, quelques remarques connexes:
- 40 dollars le parking, ça fait ch(i)er, surtout quand le ticket pour le concert est déjà à 100 dollars. D'autant plus que ce prix n'est indiqué nulle part (voir point ci-dessous), jusqu'à ce qu'après 20 minutes de queue pour rentrer, vous arriviez devant une caisse. Qui ne prend que le cash. Je n'en avais pas assez sur moi, n'ayant pas prévu cette dépense. J'ai donc du ressortir péniblement de l'enceinte, trouver un ATM (voir aussi plus bas), puis refaire la queue.
- Et d'autant plus quand il faut 1h après la fin du concert pour en sortir: avec leur manie de construire des stades au milieu de nulle part, sans transports en commun à proximité, il se trouve qu'il n'y a qu'une seule route qui y conduit et qui en repart. Quand 50000 personnes cherchent à sortir en même temps, c'est la catastrophe.
- Mon voisin de concert, 60 ans, à bloc mais pas typé "vieux rocker sur le retour", m'a proposé de tirer sur un pétard qu'il s'était allumé. Je fus un peu surpris. Pour ce que j'en sais, j'ai peut-être la grippe A maintenant.
- On notera en première partie la présence d'un petit groupe de Dublin, The Answer, pas mauvais dans son croisement Led Zep (surtout le chanteur) - ACDC. Et celle d'Anvil: l'histoire est belle (comment passer d'un gig dans un bar miteux à une première partie dans un stade en deux ans), mais je dois avouer qu'ils tombaient un peu là comme un cheveu sur la soupe, entre son pourri de chez pourri et musique (trash bourrin) pas mauvaise mais assez incongrue ici compte tenu du reste de la programmation.
- Les panneaux indicateurs aux US, quand ils existent, notamment sur les routes, sont une catastrophe, je crois l'avoir déjà dit mais c'est l'une des rares choses auxquelles je ne me suis toujours pas habitué. En gros, la seule solution est de se planter, puis d'espérer que la deuxième fois on se souviendra ce qu'il fallait faire sans avoir à se fier aux panneaux.
- En rentrant, à presque 2h du matin, j'ai du m'arrêter faire le plein. La aussi c'est assez trompeur, mais les stations services ont beau être allumées, pas fermées, et disposant d'un moyen de paiement à la pompe, les dites pompes ne fonctionnent pas: tout semblait normal (carte à swipper, code pin à rentrer...), mais l'autorisation de remplissage n'est jamais arrivée.
- Les "cops" sont foutrement efficaces, puisqu'alors que j'étais dans la station-service depuis à peine 4 minutes et que je commençais à comprendre que je ne pourrais pas prendre de l'essence, un flic en patrouille a surgi hors de la nuit dans sa grosse bagnole pour voir ce que pouvait bien foutre un pékin à la pompe à 2h du mat'. Il m'a sûrement pris pour un débile ("mais ça n'ouvre pas avant 5h!") mais il m'a proposé gentiment de me montrer le chemin vers la pompe 24h/24 la plus proche.
- Enfin, mieux vaut être trop prudent que pas assez, mais ce matin ma credit card a été bloquée par Bank of America à cause de l'histoire à la station-service. Et parce que j'avais fait une (une seule) erreur dans mon code pin quelques heures auparavant en retirant du cash. Bilan: activités suspectes, carte bloquée. Appel au centre des fraudes, petit interrogatoire, etc, ça déconne pas, même si tout a été réglé assez facilement.

- Pour conclure, je prends quelques jours de vacances (bien méritées, je ne sais pas, mais bienvenues en tout cas) à la fin de la semaine. Au programme, 3 jours à Washington DC et 3 jours à New-York City, avec Priscilla et quelques membres de sa famille.
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Published by mixlamalice - dans La vie de Mix
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