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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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  • Misanthrope optionnellement misogyne et Esprit Universel.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 21:32

Comme je suis peu en verve, un petit article facile dans la catégorie "ethnocentrisme et préjugés".
Je vais vous exposer rapidement les caractéristiques principales des thésards, en fonction de leurs origines. Ces réflexions sont issues d'observations purement personnelles, encore que les conclusions en soient, d'apres Opinion Way, incontestables, puisque basées sur des statistiques d'au moins deux personnes.

- L'indien: Le thésard indien est un gros bosseur, qui fait de longues journées et qui court partout. A noter toutefois qu'il prend de longues pauses devant Internet. Point négatif: l'agitation est souvent finalement peu productive, car le thésard indien ne pige pas forcément bien ce qu'il fabrique (ou ne se pose pas les bonnes questions), ce qui, en sciences, est finalement assez dommageable.
 
- Le chinois: c'est un peu pareil, mais en moins vif. Et avec des journées encore plus longues aussi. Par contre, le thésard chinois ne comprend souvent rien, la barriere de la langue n'aidant pas. Comme le disait un directeur de labo un brin cynique (ou raciste, je ne sais pas), si vous avez besoin de quelqu'un pour faire 500 fois la meme expérience sans se poser de questions (ce qui peut aussi servir, mais plus au chef qu'au thésard), prenez un thésard chinois.

- Le japonais: le gros probleme du thésard japonais est son obséquiosité. En particulier, le Professeur est considéré comme un Dieu vivant qui ne peut jamais se tromper. Ce qui, outre les yeux, bride la créativité, mais aussi la prise d'initiatives du thésard pouvant donc rester six jours sans maniper parce que le chef n'est pas la pour dire si oui ou non il pense que c'est une bonne idée. Or, une bonne these, c'est aussi finir par apprendre a avoir ses propres idées, et etre capable de les suivre une fois qu'on a estimé qu'elles n'étaient pas completement connes.

- L'américain: Le thésard américain est extremement manuel, et indépendant. Il faut dire que leur éducation, ainsi que leur culture, favorise tres tot la prise de risques, l'initiative et l'inventivité. Par contre, le thésard ricain n'est généralement pas tres baleze sur le plan théorique, et se pose rarement deux heures pour lire trois articles et aligner quelques équations ou mettre ses idées au clair (ce qui peut aussi s'avérer utile, en sciences). D'autre part, le doute ne faisant pas partie des genes américains, un succes mitigé sera considéré comme une franche réussite et rarement poussé plus loin: mais, comme ils ont aussi un coté "bon vendeur", ça compense.
La these part donc souvent un peu dans tous les sens, avec quatre ou cinq themes abordés en autant d'années de these, et peu de points approfondis jusqu'a leur terme.
Le thésard ricain considere également majoritairement la these comme un boulot, avec des horaires de boulot pas trop contraignants (typiquement 9h30-17h00). Par contre, il ne prend pas de pause, et pratique le sandwich en 15 minutes devant l'ordi a midi.

- Le français: Le thésard français a un petit poil dans la main. Du coup il prend souvent des longues pauses. Pour certains elles occupent meme la majeure partie de la journée. Le bon coté du thésard français, si malgré tout il est bon, c'est qu'il réfléchit avant d'agir, puis finit par etre, du coup, tres efficace, meme s'il reste plus généralement plus cadré que le thésard américain (c'est aussi lié a la taille des groupes: la ou un chercheur américain encadrera 10 étudiants en moyenne, un chercheur français en encadrera deux).
L'autre bon coté, c'est qu'il ne considere pas forcément la these comme un boulot a 35 heures, et que donc les longues pauses sont souvent compensées par des journées pleines, du genre 8h-20h. C'est un truc que les américains qui nous visitent ne pigent pas d'ailleurs (les pauses, ils pigent vite, mais comme ils continuent a se barrer a 17h, ben ils branlent pas grand chose quand ils se retrouvent dans un labo français).
Verre a moitié vide ou verre a moitié plein, le thésard français est, contrairement au thésard américain, souvent en proie au doute (ou perfectionniste si vous etes de nature optimiste): quand quelque chose ne marche qu'a moitié, le thésard repart pour six mois de manipes.

- L'allemand: un mélange entre français et américain. Bosseur, posé, réfléchit avant d'agir, adepte du 9h-17h.

Malheureusement, mes connaissances s'arretent la (je n'ai pas connu de thésards anglais ou espagnols, et qu'une seule italienne et vénézuelienne, trop peu pour mes statistiques). Notons que ces différences tendent a s'atténuer lorsque le thésard devient permanent (en général, le permanent s'adapte avant tout a la façon de travailler de son labo, qui est souvent dépendante du domaine de recherche et du pays ou le laboratoire se trouve).

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 21:55
Voila un sport sous-médiatisé, ou pourtant l'équipe de France brille (masculine ET féminine), spectaculaire a regarder, intense a pratiquer, viril meme quand ce sont des femmes qui jouent, et le plus souvent correct. Un sport que je ne pratique malheureusement plus, mais qui a mon poste (gardien de but, "gardien métal" car je jouais souvent avec mon T-shirt Manowar sur le dos), et au petit niveau universitaire auquel je pratiquais, apportait sans doute plus de plaisir que le football. Oui, je suis un peu masochiste, j'aime bien me prendre des ballons dans les roubignolles, mais mes tirs préférés restaient les tirs a 6 metres dans les lunettes.

Suite au succes des "Experts" aux Jeux Olympiques, la Fédé cherche a développer un peu le hand, a élargir le public. Mais on sait rester lucide dans le petit monde du handball. Et avoir de l'humour aussi.*
Ainsi, Claude Onesta, le sélectionneur, a déclaré:
Quand le rugby met 80 000 personnes au Stade de France, il y en a au moins 40 000 qui ne connaissent pas les règles du jeu. C'est devenu un spectacle qu'il faut aller voir. [...]
Si la notoriété du handballeur doit lui faire demain gagner deux fois plus d'argent mais devenir deux fois plus con et pénible à gérer, j'aurais tendance à dire : "Restons dans la situation actuelle".





*
En effet, bien que professionnel, ce sport n'est pas suffisamment attractif financierement et médiatiquement** parlant pour attirer a la fois les décérébrés ayant arreté l'école a 12 ans, et les charognards leur tournant autour prets a leur piquer 80% de leur pognon, comme on peut le voir depuis longtemps au foot ou dans tous les sports américains (et comme on commence a le voir de plus en plus au rugby, chez la jeune génération tout au moins, i.e. la premiere a n'avoir connu que le professionnalisme). Bref, au hand, on a des burnes (cet article est tres axé testicules), mais aussi encore, pour l'instant, un cerveau.

** Souvenons-nous que la finale de l'Euro (que la France avait gagné) n'avait pas été diffusé par France 2, c'est dire.
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 17:34

Il faut quand meme que j'écrive un petit quelque chose sur cette fantastique expérience (je ne m'en suis pas encore remis). Je n'ai pas trop le temps la, mais promis, je vais m'y mettre.
Une petite photo "a la François Simon", le site web et un autre compte-rendu pour patienter.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 03:08

Je n'ai pas pour habitude de militer, j'entends par la descendre dans la rue exprimer mon mécontentement (ni quoi que ce soit d'ailleurs), adhérer a des associations ou mouvements, ou signer des pétitions. J'essaie, autant que possible, d'éviter de parler de politique en ces pages (c'est pas toujours facile), tant il est vrai que, des qu'on aborde ce vaste sujet, on raconte illico beaucoup de conneries (le on est ici inclusif).

Donc, une fois n'est pas coutume, je donne ici, sans forcer la main a personne (comme si c'était en mon pouvoir), le lien pour la pétition afin d'obtenir l'abandon du fichier Edvige. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, meme si j'ai de loin l'impression que ça a fait couler beaucoup d'encre, les infos officielles sont ici: http://www.service-public.fr/actualites/00930.html
(et il y a trois articles par jour dans le Monde depuis une semaine...)

Ceux qui estiment que toujours plus de caméras, de policiers et de fichiers résoudra l'insécurité, que puisqu'ils n'ont rien a cacher ils peuvent bien se retrouver fichés tant et plus, ou que puisqu'on est deja fiché de partout, une fois de plus ou de moins ne changera rien, ne signeront pas ce texte. Peut-etre meme se rejouiront-ils.
Ceux qui s'en foutent ... s'en foutent.
Ceux qui estiment que, puisqu'ils n'ont rien a cacher, l'on devrait leur foutre la paix plutot que de créer de plus en plus de boites noires ou on stocke tout et n'importe quoi, de leurs éventuelles actions politiques en passant par leur orientation sexuelle jusqu'a leur groupe musical préféré ou les stations de métro qu'ils fréquentent, selon des criteres de plus en plus flous et arbitraires, y jetteront peut-etre un coup d'oeil.

Je donne ce lien sans valider la loi de Godwin, sans tomber dans les poncifs de la Théorie du Complot (chere aux deux grands intellectuels que sont Bigard et Cotillard), et sans couleur politique (entre Olivier Besancenot et Laurence Parisot, on a rarement vu telle communion). Mais avec l'inquiétude du citoyen attaché, tel Florent Pagny, a sa liberté de pensée, voire meme a sa liberté de bouger, ou encore a sa liberté de niquer.

"Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité." Benjamin Franklin. 

Mais stop. C'est ici:

http://nonaedvige.ras.eu.org/

Et parce qu'il faut bien rigoler un peu (il ne reste plus grand chose d'autre), un vieux site a remettre d'actualité:
http://www.delation-gouv.fr/

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 03:08
Serge Dassault, 83 ans aux prunes, sénateur UMP, nous explique sa vision rafraichissante du progres:

Les chinois, ils travaillent 45 heures par semaine, ils dorment a l'usine, ils font pas la greve, eh ben ils font des bons produits pas chers.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 18:32
Eh non, on ne passe pas toujours ses journées en blouse blanche avec des lunettes de sécurité en plastoc, des gants en nitrile, a manipuler des produits plus ou moins tératogenes dans un laboratoire composé de paillasses en céramique blanche.

Parfois, comme moi cette semaine, on passe juste sa journée comme un gland devant l'ordi, a:
- rédiger une demande de financement ("proposal"), 15 pages de pipo en anglais sur le theme "ce qu'on fait c'est super et ce qu'on va faire si vous nous donnez du blé ça sera encore plus super" pour espérer toucher 300000 dollars sur 3 ans (pas pour moi, hein, pour le labo). Deadline dans deux semaines, début du boulot mardi. Seul (merci le boss: il va quand meme y jeter un coup d'oeil vingt minutes tout a l'heure, avant de se barrer pour l'Angleterre dix jours).
- rédiger deux "abstracts" en anglais et en français, 2 pages chacun, pour espérer etre invité a une conférence en France fin novembre (par invité, j'entends etre autorisé a avoir une présentation orale et pas un poster de merde, parce que bon, a 1000 euros l'aller-retour ça me ferait mal).
- préparer le "group meeting" de vendredi, i.e. me farcir un certain nombre de publis et essayer de les comprendre un minimum.
- préparer l'arrivée du groupe de lycéens qui vont faire un espece de travail scientifique encadré au sein du labo, et dont je me retrouve coordinateur pour mon plus grand bonheur. La science, c'est mon dada, demain je commande des pizzas et du coca (oui, ils dinent a 17h30, pendant la réunion).
- accepter que, 4 mois apres sa soumission, mon dernier article de these vient d'etre refusé avec 5 lignes de commentaires pouvant se résumer en  3 mots: " papier trop long". Quand des referees, probablement les couilles dans la vaseline, prennent 4 mois pour se dire "unable to judge" sur la qualité du papier, mais estiment malgré tout qu'il ne doit pas etre publié, ça fait un peu mal au cul. Du coup, c'est reparti pour un tour, soumission, attente, en espérant que cette fois ci les referees respectent les 4 semaines réglementaires.

La semaine prochaine, au programme, envoi de mails pour essayer de fixer des dates aux séminaires que, pour l'instant virtuellement, je compte donner fin novembre également. Comme il faudra que je continue a bosser sur la proposal voire a bosser sur mon futur projet de recherches en vue des auditions CNRS, si ça continue, j'aurai peut-etre un oral, mais vu que je n'aurai pas eu le temps de faire des manipes, je n'aurai pas grand chose a raconter anyway.

Enfin, comme me disait un pote, de toute façon quand tu seras permanent, gratter du papier administratif sera ton occupation majeure, donc autant t'entrainer des maintenant. Il a probablement pas tort.

P.S.: Ah et puis quitte a passer sa journée a se faire chier devant l'ordi, j'ai développé un peu l'article sur les écrivains (noms rajoutés, titres de romans, réflexions drolatiques), des fois que ça intéresse quelqu'un.
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 16:49
J'ai jamais rien vu d'aussi haut, oh, c'est haut.

Quelques chiffres pour mettre en valeur ce petit week-end prolongé et mémorable:

- 10 heures de bus pour y aller et en revenir.
- 4, pour les étoiles de l'hotel, prix discount.
- 30 kilometres a pied pour découvrir Manhattan, 4 bonnes heures de marche par jour.
- 300 dollars pour la meilleure expérience culinaire de ma vie au Bernardin, 3 étoiles.
- 86eme étage, 320 metres de haut, 19 dollars, 1h30 de queue, 20 minutes au sommet. L'Empire State Building, bien sur.
- 200 photos. Je ne résiste pas a la petite vanité d'en mettre une ici, il faut bien craner un peu.


- 0: Ground Zero, c'est assez surfait. C'a beau etre le site le plus photographié au monde, ça fait assez cheap.
- 2: comme le nombre de stations de métro qui séparent le Upper East Side (l'un des quartiers les huppés) d'un quartier misérable du Queens, ressemblant trait pour trait aux films des années 70-80 se passant dans le Bronx ou Harlem. Rues désertes et cradingues, immeubles lépreux, une ambiance rien moins que rassurante. C'est aussi ça l'Amérique.
- Innombrable: les français. Dernier week-end d'aout (plus labor day que les ricains passent en famille) ou constance? Toujours est-il qu'il était presque rare d'entendre parler anglais a New-York.

Plus de détails, peut-etre, au fil de la semaine.

Et deux autres chiffres pour conclure:
- 25000, comme le nombre d'étudiants a Umass. C'est la rentrée aujourd'hui et le campus a perdu son petit charme post-apocalyptique estival.
- 199, comme le nombre d'articles publiés sur ce blog depuis sa création il y a presque 1000 jours.
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 16:45
J'ai organisé hier pour mon équipe (i.e. mon boss et sa petite dizaine d'étudiants) un pot a la française: ayant ramené de mes vacances 4 bouteilles de plutot bon pinard (deux Santenay, et deux vins de Bellet, petite production méconnue du pays niçois), je suis allé le week-end dernier a Boston compléter mes achats dans l'une des rares fromageries américaines autorisée, par quelque obscure raison, a importer des "vrais" fromages français, avec du lait cru, des croutes pleines de bactéries, et des odeurs de pieds bien de chez nous. Le bonheur, quoi. Avec en bonus une saucisse seche toulousaine.  

Je crois que tout le monde a plutot apprécié, mais la n'est pas le propos. Encore qu'ils ont fait nettement plus honneur aux fromages qui puent qu'a la ratatouille que j'avais cuisinée dernierement, ce qui n'est pas tres flatteur pour mon ego (surtout que mon ego, il est persuadé que je cuisine plutot bien).

La principale raison pour laquelle j'ai fait ça est la suivante: depuis 7 mois que je suis ici, je suis démoralisé par le coté cheap des célébrations a la ricaine. J'ai déja mentionné le Graduation Day, ses coca light et son cake industriel. Il y a eu également la tenure (i.e. la nomination a vie de mon boss) qui s'est fetée en 1h avec un magnum de mousseux italien a 13 dollars pour 12 et un autre cake sous vide. Pour la soutenance de these de ce début de semaine, on a eu droit a trois bouteille de mousseux italien (un peu meilleur, 13 dollars la bouteille de 75 cls), et ç'a été torché en 45 minutes a la pause déjeuner.
Bref, les célébrations a la française, les pots de these qui durent 6 heures, les repas de labo qui s'étendent de 12h a 15h, les barbecues estivaux, les anniversaires etc, me manquent foutrement. On n'a peut-etre pas de pognon, mais on sait rigoler. La preuve que ce n'est pas dans leurs moeurs, c'est la remarque d'une thésarde "mais c'est pour quoi au fait? tu te maries?". Puis son air de mérou quand je lui ai dit que non, c'était sans raison, juste pour avoir du bon temps (je ne pouvais pas lui dire que c'était parce que leurs pots puent du zboub et que je voulais leur apprendre la vie). 

J'ai donc essayé de les initier, avec un succes mitigé d'ailleurs. Meme si la dégustation a été appreciée et sera peut-etre reproduite, il est resté 1 bouteille et demi de vin. Ce qui veut dire qu'a dix personnes, nous avons bu moins de 2 litres de vin, soit moins de 20cls par personne. Comme dirait un alcoolique de mes amis, ils boivent vraiment comme des pucelles. Il restait également environ un quart de chaque fromage, pourtant pas bien gros, et la moitié de la saucisse. Au bout d'une heure les trois quarts des gens étaient partis, et, pire que tout, meme en picolant, ça continuait partiellement a parler boulot, voire a bosser sur l'ordi. Pas la majorité, mais putain, relax the pressure, guys. Du coup, le boss veut organiser des réunions de travail avec dégustations en parallele. Vive la déconne: quoi de mieux qu'une petite discussion sur la théorie de la reptation pour apprécier un bon bordeaux...

Sur ce, je pars a la découverte de New-York City ce week-end pour la fete du travail.
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 03:54

Je ne sais pas si vous lisez beaucoup de blogs. Moi non plus. A part les quelques uns ou j'ai mes habitudes, pas forcément au-dessus de la médiocre moyenne, mais bon, qui ne s'est jamais étonné de la stupidité profonde de certaines de ses habitudes?
Enfin bref, chez certains blogueurs qui ont le courage d'affirmer leurs opinions les plus incongrues, telles que "j'aime beaucoup Vincent Delerm" ou "je trouve que les hypocrites sont méchants", on peut souvent lire cette phrase introductive: "je sais que je vais choquer en écrivant ça, mais...".
Je sais que je vais choquer en écrivant ça, mais j'ai rarement lu assertion plus stupide, la platitude de l'expression étant un facteur aggravant mais pas essentiel.
D'une part, la suite n'est jamais choquante, car dans le petit monde des blogs, on est souvent plus proche du flamby que de la harissa. On touche donc le fond du ridicule lorsqu'on lit, par exemple: "je sais que je vais choquer mais parfois je trouve mes parents - ça marche aussi avec enfants- pénibles", ou "je sais que je vais choquer mais j'ai pas vraiment aimé le dernier album de Camille". Non seulement, le propos est inoffensif, mais il est enrobé de précautions linguistiques a faire hurler de rire les membres du PMRC, au sens de l'humour pourtant peu développé.
D'autre part, imaginons cas exceptionnel ou le propos le serait vraiment, choquant. Ne serait-il pas profondément affaibli introduit de la sorte? Imagine-t-on par exemple Elie Semoun déclarer "je sais que je vais choquer, mais les fours allemands sont tres bons, il faut dire qu'ils ont fait leur preuve". Ou Desproges: "je sais que je vais choquer, mais il y a plus d'humanité dans l'oeil de mon chien quand il remue la queue que dans la queue de LePen quand il remue son oeil". Non. J'ai une explication, elle est simple: eux ont du talent, contrairement a 99% des blogueurs qui feraient mieux de tenir un journal intime et secret (ou de plus simplement fermer leur gueule) plutot que d'exposer leurs mornes pensées d'un morne style toute honte bue, me faisant ainsi perdre un temps précieux a séparer le bon grain de l'ivraie.



P.S.: Quand je vois les proportions prises par l'affaire Siné pour ne prendre que l'exemple le plus récent, je finis par croire que le politiquement correct dans ce qu'il a de plus niais et d'extremiste est définitivement entré dans nos moeurs. Bientot, comme aux USA, histoire d'éviter tout proces, les propos tendancieux seront réservés aux émissions programmées en meme temps que les pornos, interdites aux moins de 17 ans et clairement annoncées comme "émissions comiques a ne pas prendre au premier degré, attention".

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 15:38

De temps en temps, je me fais des petites listes de bouquins à acheter. Une fois que je les ai achetés, plus tard, je me refais une petite liste des bouquins que j'ai achetés mais que j'ai pas lus. Après, des fois, j'en lis un ou deux et ça permet à mes listes de garder des proportions humaines.
Le problème, c'est que ces listes, je les paume. Donc, je vais en faire une maxi ici, surtout pour moi, mais peut-etre que ça vous servira aussi. Je vais essayer de lister par pays les écrivains (romanciers) que je n'ai pas encore eu la chance de découvrir, que j'ai déja un peu lus (et qui ne m'ont pas plu), histoire de leur donner une seconde chance ou dont je n'ai jamais terminé un livre. La plupart de ces écrivains sont, de ce que j'en connais, "majeurs", pas forcément immensément connus, mais respectés du petit monde des lettres ou ayant au moins commis une oeuvre d'importance.  
Je complèterai au fur et a mesure que des noms traverseront mon esprit (par hasard ou au cours de mes pérégrinations en librairie). Et puis je reste ouvert aux suggestions (si c'est pour me recommander Marc Levy, ça ira merci).
Pour une liste concernant mes favoris parmi les livres et auteurs que j'ai déjà lus, voyez ici et .

- France:
La Fayette - La Princesse de Cleves (le livre préféré de Sarkozy, voyez le blog de Pierre Assouline pour plus d'infos)
Chateaubriand - Les Mémoires d'outre-tombe
Sade - commencé Aline et Valcour, a retenter (échos pas terribles cependant)
Saint-Simon - Mémoires: un mec qui raconte sa vie en 25 volumes de 1000 pages, ça ne peut etre qu'intéressant, non?
Flaubert - Bouvard et Pécuchet, c'était chiant. Je n'ai jamais réussi a me farcir l'Education Sentimentale, faudrait que je tente Madame Bovary
Maupassant - Bel Ami, mais les "romans d'éducation", c'est un peu tout le temps pareil quand meme
Ponson du Terrail - Rocambole
Malot - Sans famille. Les aventures du petit Rémi. Assez étonnemment, le dessin animé est finalement extrêmement fidèle. Sinon, c'est un roman d'aventures du 19ème siècle avec les qualités (lecture prenante et facile) et les défauts (morale sociale qui a pas forcément très bien vieilli, incohérences dans le récit, suspense parfois un peu fastoche, personnages binaires...) du genre. On a depuis assimilé ça à un roman pour la jeunesse, mais elle doit avoir le coeur bien accroché, avec toutes ces morts affreuses qui s'enchaînent. 
Proust - 1 seul suffira je pense
Peguy - ?
Aragon  - ?
Colette - j'ai acheté Chéri. Ca devrait être pour bientôt.

Kessel - jamais lu le Lion, tiens
Radiguet - Le diable au corps. Radiguet a été peut-être le premier "phénomène littéraire" vendu comme tel par son éditeur et son protecteur Cocteau, par le biais d'une campagne de pub annonçant l'avènement du "plus jeune romancier de France". Radiguet fréquentait les cercles littéraires et artistiques parisiens dès l'adolescence, juste après la Première Guerre, et a écrit le Diable au corps à 16 ans. Il mourut à 20 ans pour se faire un destin à la Rimbaud. En ce qui concerne le Diable au corps, c'est un roman (plutôt une nouvelle) que j'ai trouvée insupportable. Pas tant au niveau du style, somme toute assez classique, qu'au niveau du fond: le narrateur, qui se trouve être l'alter ego de Radiguet, est un jeune homme prétentieux, qui à travers l'histoire d'amour qu'il raconte, ne parle que de lui. La jeune femme qu'il séduit semble juste un prétexte, une abstraction. Le narrateur est également un pleutre, qui justifie ses actions comme mûrement pensées alors qu'elles sont juste le reflet d'une couardise sans nom. Enfin, comme un certain nombre d'adolescents, il est assez primaire mais est persuadé d'être le seul être humain doué d'intelligence et de sensibilité. Dans ce sens c'est intéressant, puisque rare sont les adolescents qui écrivent (ou en tout cas qui sont publiés), qui plus est sur les émois de l'adolescence. Bref, insupportable, mais probablement à lire (et puis ça fait 100 pages écrit gros).
Valéry - ?
Martin du Gard - Les Thibault, mais a-t-il écrit autre chose?
Mauriac - Noeud de viperes c'est bien ça (je confonds toujours avec Vipere au poing de Bazin, Dieu sait que ç'a pas l'air d'avoir grand chose a voir)
Bernanos - Il y a soleil dans le titre je crois
Bataille - ?
Céline - Pas fini Voyage au bout de la nuit, j'avais trouvé ça vieillot (super, il parle en argot... so what? cf mes commentaires sur Orange Mécanique). A retenter quand meme.
Duras et Yourcenar - En bon misogyne, je suis sur que c'est le meme genre intello-chiant (de Beauvoir ca doit etre bien dans le genre aussi)
Vian - Faudrait que j'arrive a finir l'Ecume des jours ou que j'essaye J'irai cracher sur vos tombes
Camus - J'ai lu l'Etranger et Noces, j'ai trouvé ça bof. Je viens de finir la Peste, j'ai trouvé ça bof aussi. En fait, ces trois bouquins sont en quelque sorte des "romans philosophiques" et je crois que la philosophie de Camus c'est pas quelque chose à laquelle j'adhère franchement, et d'autre part je trouve ça pas très puissant, entre "être un homme c'est pas facile parce qu'on sait pas vraiment pourquoi on est là" et "communier avec la nature, y a que ça de vrai". Soit, mais 300 pages là-dessus, entre personnages désabusés ou surblasés, c'est pas très folichon...
Sartre - la Nausée, les Mains Sales, je vais peut etre aller acheter Minute a la place...
Gide - Les faux-monnayeurs
Malraux - La condition humaine
Cohen (suisse) - Belle du Seigneur
Gracq -?
Le Clézio - Le Procès-Verbal (commencé et pas fini)
Echenoz - Je viens de finir Cherokee, c'est pas mal. Un exercice de style "polar à l'ancienne" bien mené. J'essaierai de lire le Méridien de Greenwich un de ces quatre. J'ai depuis fini "Je m'en vais" qui est finalement assez semblable, avec la aussi un petit côté parigot désuet et une histoire policière "à la papa". Ca se laisse lire avec plaisir, mais j'espère que d'autres romans se renouvellent plus: sinon, c'est à pratiquer de façon espacée, pour ne pas se lasser.   
Chevillard - J'ai récemment terminé "l'Oeuvre posthume de Thomas Pilaster". Amusant, dans l'esprit (une espèce de biographie fictive) cela ressemble beaucoup au Nat Tate de William Boyd. Chevillard a l'air assez éclectique (même s'il a une forte attirance pour des aphorismes dont je ne suis pas toujours fan), donc j'y retournerai probablement.
Green - ?
Kundera - L'insoutenable légéreté de l'etre, ou un autre

- Allemagne:
Mann - J'ai Faustus dans ma liste d'attente, ou alors le truc avec la Montagne la
Bernhard - ?
Hesse - Le loup des steppes
Grass - Le tambour : pas facile, intéressant cependant, et a par certains cotés, me semble-t-il, beaucoup influencé les Enfants de Minuit de Rushdie (en terme de construction du roman, et de personnalité du narrateur).
Musil - L'homme sans qualité (Autriche)

- Russie:
Tolstoï - Guere épais... je dois avouer qu'apres 200 pages et 150 personnages en ov, j'avais craqué
Tchekov - ?
Dostoïevski - jamais venu a bout, que ce soit les freres Karamazov ou Crime et Chatiment. Si j'essayais l'Idiot?
Gogol - On m'a offert ses Oeuvres en version Pléïade, je piocherai dedans
Pouchkine - ?
Boulgakov - ?
Pasternak - Docteur Jivago
Grossman - Son gros bouquin la, de toute façon c'est le seul qu'on trouve facilement

- Italie:
Malaparte - Kaputt, dans ma liste d'attente
Svevo - oublié le titre, entendu beaucoup de bien
Eco - La aussi, Eco c'est plus fort que moi, que ce soit le Nom de la rose, le Pendule de Faux cul ou meme ses essais littéraires. Mais dans certains cas je n'aime pas perdre
Calvino - J'en ai lu un qui m'a prodigieusement fait chier (Si par une nuit d'hiver un voyageur, ou quelque chose comme ça). Je suis pret a donner une seconde chance un de ces quatre

- Angleterre:
Fielding - Tom Jones, parce que la chanson de Springsteen est bien. Et Sexbomb aussi.
Thackeray - la foire au vanités ou Barry Lindon
Dickens - David Copperfield, Oliver Twist j'ai eu envie de le baffer dans le film de Polanski
Austen - Orgueil et préjugés (j'en ai beaucoup sur ce livre...)
Wilde - Le Portrait de Dorian Gray, 5eme tentative?

Jerome - (K. Jerome) Trois hommes dans un bateau. L'un des premiers écrivains "populaires" (je veux dire issu de la classe moyenne, pas parlant du peuple). Comique à l'anglaise, mais pas encore très subtil, le vaudeville n'est pas loin. Ca se lit bien dans le métro, quoi.
James - Portrait de femme...
Joyce - J'ai acheté Ulysse il y a 7 ans avec beaucoup d'espoir. Je compte sur les longues soirées d'hiver de Amherst. Ou alors, j'irai acheter les Gens de Dublin, apparemment plus sympa.
Woolfe - ?

Waugh - Grandeur et décadence de l'humour à l'anglaise, ça se lit bien même si ça a un peu vieilli. Un peu comme Wodehouse quoi. Peut être un peu plus "universel" malgré tout.
Poe - j'ai du lire quelques histoires extraordinaires gamin mais ça ne m'a pas marqué plus que ça
Lawrence - Lady Chatterley meme si je crains que ça ait mal vieilli
Kipling -  Le livre de la jungle
Wodehouse - J'ai lu un des livres de la série "Jeeves and Wooster", en VO. C'est sympathique, "délicieusement suranné" diraient sans doute les critiques, très très british. Je crois que les dialogues de Astérix chez les Bretons ou du Pied-Tendre (Lucky Luke) viennent de là... Je ne vois pas très bien ce que ça peut donner en VF, pour le coup (l'anglais très années 20 des dialogues est pour beaucoup dans le capital sympathie du livre). Enfin, en lisant ce bouquin, je me suis rappelé une discussion que j'avais eu récemment avec une amie: dans le "culte", il y a une large part liée à l'époque d'une part, et au caractère précurseur d'autre part. Mais bon, quand on découvre hors contexte, on a toujours du mal à ne pas penser à ce qui a été fait depuis sur ce filon, souvent en mieux. 
Amis (pere) - difficile a trouver en France et aux US. Un jour que j'irai en Angleterre peut etre. Sinon, ça sera Lucky Jim, le seul que j'arrive à trouver.
Greene - ?
Selby Jr - Last exit to brooklyn ou Requiem for a dream.
Pratchett - ? je crois pas que ça ait beaucoup d'importance non plus...
Lowry -  Au-dessus du volcan
Welsh (écossais) - Trainspotting

- Portugal:
Pessoa - L'intranquilité

- USA:
Twain - Huckleberry Finn Un bon roman d'aventures bien prenant. Dommage qu'il y ait le personnage de Tom Sawyer, que je trouve assez fatigant. D'un point de vue stylistique, c'est l'un des premiers romans où le langage parlé est utilisé comme langage narratif (j'en ai parlé plus en détails ailleurs).
Stowe - La case de l'Oncle Tom
Cooper - Le dernier des mohicans
Lewis - je sais meme pas qui c'est, un Prix Nobel sans doute... mon coté snob
London - J'ai du lire l'Appel de la foret gamin, je sais pas si ça vaut le coup d'y retourner...
Faulkner - ?
Fitzerald - Gatsby le magnifique ou Tendre est la nuit
Steinbeck - Des souris et des homnes ou les raisins de la colere
Abbey - The Monkey Wrench Gang je crois
Miller - Sexus, Nexus... Tropique du cancer, du capricorne
Pynchon - Un des rares romans que j'ai pas fini ces dernieres années (vente a la criée du lot ...). Deuxieme chance?
Heller - Catch 22 Pff, j'en ai chié. Lu en VO, pas facile, il m'a fallu du temps pour m'habituer au style, touffu. Un livre plutôt épais et assez répétitif même si j'ai fini par accrocher un minimum (j'ai vraiment failli laisser tomber pendant les 150 premières pages mais je n'avais à ce moment là rien d'autre à lire qui me fasse vraiment envie). Pour une analyse un peu plus poussée, voir ici.
Kerouac - Sur la route
Kesey - Vol au dessus d'un nid de coucous
Millhauser - La vie trop brêve d'Edwin Mullhouse, écrivain américain C'est assez space: en gros, c'est la biographie d'un écrivain fictif décédé à l'âge de 11 ans, par son meilleur ami du même âge. Les deux manuscrits ont été retrouvés tardivement par des universitaires (fictifs eux aussi). Oui, ça ressemble un peu au bouquin de Chevillard dont j'ai parlé plus haut, enfin chronologiquement c'est plutôt le bouquin de Chevillard qui ressemble à celui-la (1972 contre 1999, les deux devant beaucoup à Pale Fire de Nabokov, 1962, probablement le plus ambitieux et le meilleur des trois). Je ne sais pas trop quoi en penser, l'exercice de style, le jeu littéraire, est bien mené surtout quand on pense que c'est le premier livre de Millhauser, pas encore 30 ans à l'époque. Mais bon, au-delà de ça, sans estimer que tous les romans doivent avoir un message profondissime à faire passer, c'est assez vain, je trouve. J'ai également fini Martin Dressler, Prix Pulitzer en 1997, un livre sur l'épopée, de la grandeur à la décadence, d'un jeune entrepreneur américain, dans le New-York de la fin du 19ème siècle. C'est un livre assez éthéré, assez "old school", plutôt facile à lire mais qui ne m'a pas vraiment passionné.
Bradbury - Farhenheit 451 Impression mitigée: c'est la premiere fois, depuis que je lis en V.O., que j'ai l'impression qu'un livre est vraiment pas très bien écrit. Répétitions, longueurs, métaphores supers clichés etc. Il y a aussi des passages qui ne fonctionnent pas (le chien mécanique, j'ai trouvé ça assez naze). Par contre, l'idée de départ, à savoir que les gens, abrutis par la téloche, ont progressivement arreté de lire (a part les BDs et les tabloïds), ce qui a ensuite permis au gouvernement d'interdire les dits bouquins sans que ça choque personne ou presque, est super "clever", surtout quand elle est énoncée dans les années 50. Du coup, il y a dans le bouquin des prémices de la société actuelle, avec des gens qui ont 5 télés dans leur appart, et des émissions de "télé-réalité", et un monde qui tourne autour de l'"entertainment" immédiat sans jamais prendre le temps de la réflexion. De ce coté la, le bouquin est vraiment bien, et peut-etre plus "prophétique" que 1984. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Fahrenheit est rangé au rayon SF chez nous, alors que c'est un livre d'anticipation dans la veine de 1984 ou Le Meilleur des Mondes.  
Lee - How to kill a mockingbird
Bellow - Ravenstein était tres chiant, il a sans doute fait mieux dans les vieux trucs.
Herbert - Dune
Asimov - Fondation, c'est ça?
Toole - Jamais allé au bout de la Conjuration des imbéciles. De toute façon il en a écrit qu'un.
Wolfe - Acid test Intéressant historiquement, pour comprendre le milieu hippie aux US à la fin des années 60, la vie de Kesey (l'auteur du Vol au dessus d'un nid de coucou), leader plus ou moins contre son gré du mouvement, leurs relations avec les beatniks et les hell's angels etc. Après, c'est un peu pénible à lire. Je tenterai peut-être Le bucher des vanités.
Auster -  Je n'ai jamais fini La trilogie new-yorkaise mais je viens de finir Travels in the Scriptorium, une nouvelle assez perchée mais qui m'a beaucoup plu. Difficile à résumer, mais c'est court, pas dur à lire, mi-polar, mi-fantastique avec moult interprétations possibles.
Proulx - Brockeback Moutain ou Cartes postales que j'ai chez moi
Ondaatje - Le Patient anglais (Canada)

Updike - grand écrivain "comique" (mais pas que), décédé récemment. Styliste et reconnu pour ses critiques littéraires aussi. Ses romans (nouvelles) les plus connues sont celles tournant autour du personnage Rabbit et celles sur l'écrivain Bech. J'ai lu le premier tome de cette dernière série, Bech: a book. Un peu compliqué pour moi en anglais. Un écrivain qui écrit à propos d'un écrivain qui souffre du blocage de l'écrivain. Méga métafictionnel donc, plein de références ou semi-private jokes qui ont dû m'échapper. Les chapitres sont en fait des petites histoires indépendantes, très vaguement reliées, et qui ont tendance à se répéter un peu. A revoir.

Joyce Carol Oates - j'en ai lu cinq ou six et en ai parlé ailleurs. Ecrivain excessivement prolifique. J'aime beaucoup son univers sombre, dérangé. Zombi était franchement marquant, "Viol, une histoire d'amour" était pas mal aussi.

Don DeLillo -   écrivain américain très médiatisé, l'une des grandes figures contemporaines avec Oates, Roth etc. J'avais lu Chien galeux, l'un de ses premiers bouquins, un polar mou du genou qui m'avait plutôt ennuyé. Je m'étais ensuite attaqué à Libra, une fiction complexe sur la vie de Lee Harvey Oswald, que je n'avais pas finie. J'ai depuis lu L'Homme qui tombe, réflexion assez étherée sur le 11 septembre, qui ne me marquera probablement pas plus que ça malgré de jolis passages. Bref, je ne suis pas convaincu, même si ses oeuvres majeures sont paraît-il Underworld et White Noise. Un écrivain exigeant, mais je n'accroche pas.  
Palahniuk - J'ai lu un recueil de "non-fiction", qui regroupe des essais autobiographiques et des sortes de reportages journalistiques sur les tarés de l'Amérique (récit d'un festival annuel de sexe en plein air et en tout genre, tournoi annuel de batailles de moissonneuses-batteuses etc). C'est pas très bien écrit, à mon goût, il y a cependant des réflexions intéressantes, mais globalement ça ne m'a pas emballé. J'ai enfin fini Snuff, son dernier dont le pitch était accrocheur: une actrice de porno en préretraite qui veut faire un retour fracassant en se faisant fracas battant le record du gang-bang... Cette lecture confirme mon sentiment que finalement plus à un scénariste qu'à un écrivain (un grand nombre de ses bouquins ont donné lieu à des films plutôt bien accueillis). Le bouquin est raconté selon quatre points de vue différents, 3 des acteurs en attente d'aller tirer la pornstar, et la manager de l'actrice. C'est plutôt malin, mais d'un point de vue formel, les trois voix se confondent entre elles et, me semble-t-il, avec celle de Palahniuk, qui n'est pas un grand styliste. Après, c'est plutôt prenant, drôle et malsain même si la fin est assez débile.  A vous de voir.

McCann - (Colum) Let the great world spin très joli bouquin dont j'ai parlé ailleurs, qui m'a donné envie d'en lire plus de cet écrivain poétique.

Chabon - écrivain américain juif. Je précise parce que ses bouquins tournent beaucoup autour du judaïsme. J'ai lu "Gentlemen on the road", un bouquin d'aventure "à l'ancienne" ("à la Dumas", pourrait-on dire), sur des chevaliers errants dans un monde lointain, avec des princesses, un méchant usurpateur, tout ça. Classique, mais efficace, et assez drôle. J'ai ensuite lu "Le club des policiers yiddish", plus sombre: un polar dans un monde parallèle (monde où les juifs n'ont pas fondé Israël mais se sont retrouvés en Alaska). Un peu dur à pénétrer, mais prenant une fois qu'on y est (a obtenu le Prix Hugo en 2008, même si à mon sens ça relève plus du polar que de la SF). 


- Chine:
Xingjian - la Montagne de l'ame, ou un autre

- Inde:
Naipaul - Le Masseur mystique son premier roman. Je suis un peu passé à côté, je ne l'ai pas vraiment lu au bon moment.


- Japon:
Kawabata - j'ai lu le joueur de Go, ça m'est passé un peu au-dessus et puis ce n'est pas vraiment un roman. A retenter
Mishima - c'est un pote au précédent, j'ai un de ses bouquins chez moi
Oe - Je viens de finir une de ses nouvelles, c'est assez contemplatif, poétique, et ça fleure bon l'autobiographique. Un peu court pour dire si j'ai adoré ou pas, à réessayer sur un roman.
Soseki - Je suis un chat   Plutot chiant, et je pese mon mot: on sent que c'est une collection de chapitres écrits dans un mensuel littéraire. Du coup, meme si le premier chapitre est pas trop mal, ça tourne tres vite en rond et présente certaines similitudes de ce point de vue la avec Bouvard et Pécuchet (avec un poil plus de fil conducteur mais des évenements encore moins intéressants). Et puis les tiraillements des intellectuels japonais au moment de la transition entre culture ancestrale et culture "occidentalisée", c'est un theme assez récurrent dans les romans japonais de cette époque (premiere moitié du 20eme) et je dois avouer que ça m'en touche une sans remuer l'autre. Il me semble enfin que le roman a pas mal inspiré certains passages de Kafka sur le Rivage de Murakami.

- Pérou:
Vargas Llosa - je viens de finir son essai sur les Miséroïdes, j'aimerais essayer un roman maintenant

- Argentine:
Borges - comme Naipaul, les quatrieme de couv' ne me font pas trop bander

- Afrique du Sud:
Coetzee - J'en ai lu un qui ne m'a pas emballé, la encore j'accorderai peut etre une seconde chance. Peut-être avec Journal d'une année noire dont le pitch m'a intéressé.

- Turquie:
Pamuk - Mon nom est Rouge

- Israël:
Oz - Soudain dans la forêt profonde  Un conte pour enfants gentillet, même si dans le genre j'avais préféré Haroun et la mer des histoires de Rushdie, pour la multiplicité des niveaux de lecture. Enfin, c'est un peu court pour me faire une idée.

N.B.: L'ordre est vaguement chronologique, mais ne venez pas me boursoufler le cortex parce que machin est placé avant truc alors qu'il est né dix ans plus tard.
N.B. bis: environ 80. Arrondissons a 100 le temps que je complete ma liste, sachant que je lis environ 25 livres par an, si j'en consacre 4 sur ces 25 a cette liste, j'en ai pour 25 ans. En espérant que mon coeur tienne le coup et que la 3eme guerre mondiale ou le réchauffement climatique se fassent attendre un poil, c'est jouable.

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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