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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 22:39
Franchement, j'ai beau savoir que les Americains sont patriotes, fiers de leur pays, le royaume de la liberte, fiers de la banniere etoilee et tutti quanti, j'ai malgre tout du mal a garder mon serieux quand j'entends cette chanson, ecrite par Lee Greenwood en 1984:

If tomorrow all the things were gone,
I’d worked for all my life.
And I had to start again,
with just my children and my wife.

I’d thank my lucky stars,
to be livin here today.
‘Cause the flag still stands for freedom,
and they can’t take that away.

And I’m proud to be an American,
where at least I know I’m free.
And I wont forget the men who died,
who gave that right to me.

And I gladly stand up,
next to you and defend her still today.
‘Cause there ain’t no doubt I love this land,
God bless the USA.

From the lakes of Minnesota,
to the hills of Tennessee.
Across the plains of Texas,
From sea to shining sea.

From Detroit down to Houston,
and New York to L.A.
Well there's pride in every American heart,
and its time we stand and say.

That I’m proud to be an American,
where at least I know I’m free.
And I wont forget the men who died,
who gave that right to me.

And I gladly stand up,
next to you and defend her still today.
‘Cause there ain’t no doubt I love this land,
God bless the USA.

And I’m proud to be and American,
where at least I know I’m free.
And I wont forget the men who died,
who gave that right to me.

And I gladly stand up,
next to you and defend her still today.
‘Cause there ain’t no doubt I love this land,
God bless the USA.

Quand en plus j'apprends, que, outre sauver de l'elimination la blondasse sans aucun talent qui a ose la chanter pendant Americain Idol (meme le Jure Pere Fouettard Simon, pourtant anglais, n'a pas eu le cran de denoncer le ridicule avere de la chose), cette chanson a ete plus ou moins l'hymne de la Guerre du Golfe version 1 et a connu une troisieme jeunesse apres les attentats de 2001, de rigolard-moqueur, je deviens quelque peu afflige, et me dis que vraiment ici la frontiere entre patriotisme (bien) et nationalisme (pas bien) est quelque chose de ténu, d'ou mon titre.
Non mais, vous imagineriez quelqu'un, en France, chanter au premier degre un truc qui ressemblerait a "je suis fier d'etre francais, il y a de la fierte dans tous les coeurs francais, car oui nous sommes libres, et j'aime ce pays, Dieu benisse la France, et je n'oublierai jamais ceux qui sont morts pour ce pays et pour notre liberte, et je la defendrai moi aussi et mourrai pour mon pays blablabla".
Je trouve ca fort dommageable que le FN se soit fait chez nous le chantre du patriotisme au point que, par un contrecoup previsible autant que funeste du aux exces de bien-pensance evoques ailleurs, les bas dudit front assimilent souvent la fierte d'etre francais a de la xenophobie latente.
Mais la quand meme, cette chanson pousse le bouchon bien loin.

Quant a leur propension a nous bassiner avec la liberte alors qu'ils ont accepte le Patriot's Act (grace a cette belle loi, je suis oblige de declarer au gouvernement pourquoi j'achete un ordinateur, comme si ca le concernait en quoi que ce soit et comme si ca aidait de quelque maniere que ce soit a prevenir le terrorisme), je citerai encore B. Traven (il y a decidement plein de bonnes choses dans ce roman):
"Les nations qui se pretendent les plus libres accordent en effet infiniment peu de liberte et les maintiennent en tutelle toute leur vie. C'est d'un ridicule acheve. Un pays ou on passe son temps a parler de liberte et ou on pretend qu'elle n'existe qu'a l'interieur de ses frontieres me semble toujours suspect. Quand je vois une gigantesque statue de la Liberte a l'entree d'un port d'un grand pays, je n'ai pas besoin qu'on m'explique ce qu'il y a derriere. Si on se sent oblige de crier Nous sommes un peuple d'hommes libres! c'est uniquement pour dissimuler le fait que la liberte est deja fichue ou qu'elle a tellement ete rognee par des centaines de milliers de lois, decrets, ordonnances, directives, reglements et coups de matraques qu'il ne reste plus, pour la revendiquer, que les vociferations, les fanfares et les deesses qui la representent."



Désolé pour les pas du tout bilingues (c'est pas du haut niveau d'anglais), mais j'ai la flemme de perdre du temps a traduire cette fiente.

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 15:32
Il y a des bouquins, comme ca, qui ne vieillissent pas. On aurait meme l'impression qu'ils sont intemporels. Et bizarrement, assez souvent, ces bouquins la traitent de misere humaine.
Voila ce qui m'est venu a l'esprit hier en lisant "Le vaisseau des morts" de B. Traven. Cet ecrivain  de la premiere moitie du 20eme siecle un peu oublie chez nous etait pourtant le prefere d'Einstein (qui, en tant qu'instigateur de la bombe atomique, avait surement bon gout).

Quand on lit ceci: "Il y a un grand nombre de pays ou le fait d'etre sans-abri et sans ressources constitue un delit; et, par pur hasard, ce sont precisement les pays ou s'adonner a un pillage de grande envergure et ne pas se faire pincer, loin d'etre un delit, sert de marchepied pour devenir un citoyen estime."

Ou encore: "L'homme qui a emigre il y a cinq ans en Amerique et qui a obtenu hier sa nouvelle nationalite est aujourd'hui celui qui crie le plus sauvagement Fermez les frontieres ne laissez plus entrer personne. Et pourtant ce sont tous des immigrants et des fils d'immigrants, y compris le President"...

On se dit que, ecrit en 1926, la ressemblance avec la vie d'un fils d'immigre hongrois en France n'est, forcement, que fortuite, mais neanmoins troublante.

On peut ressentir les memes impressions un peu desagreables quand on compare ces quelques phrases a cet article du Monde d'aujourd'hui.

"Baba Traoré avait 29 ans. Vendredi 4 avril, ce Malien sans papiers s'est jeté dans la Marne pour échapper à un contrôle de police, et est décédé. Baba Traoré était venu en France, il y a quatre ans, pour donner un rein à sa soeur. Depuis, il travaillait clandestinement. Elisabeth Guerin a 38 ans. Entrée légalement en France pour épouser un Français, cette Béninoise n'avait qu'une carte de séjour temporaire en attendant d'avoir trois ans de mariage. Lorsque son mari est décédé, le préfet d'Indre-et-Loire a refusé de renouveller son titre de séjour - jusqu'à ce que la révélation du scandale par Le Monde l'oblige à changer de position.

Chaque jour apporte son lot d'exemples des incohérences de la politique de l'immigration. Certes, la lutte contre l'immigration clandestine et illégale est nécessaire, surtout si elle s'accompagne d'une action résolue contre les trafiquants de main-d'oeuvre, qui sont de véritables marchands d'esclaves. Mais elle ne saurait justifier tous les moyens, comme cette aberrante politique du chiffre qui entretient un climat de peur chez les sans-papiers et n'a même pas l'alibi de l'efficacité. En 2007, avec près de 23 000 "éloignements" d'étrangers, Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale, n'a pas atteint l'objectif assigné, de 25 000. Or, dans le même temps, selon l'Insee, la France a accueilli 70 000 immigrés de plus.

Nicolas Sarkozy a fait adopter, pour la quatrième fois en quatre ans, une nouvelle loi sur l'immigration, qui définit les bases d'une immigration choisie. Le président de la République, qui s'était fait le chantre au soir de son élection des "valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d'humanisme", prétend marier fermeté et justice : on perçoit bien la première, mais on cherche en vain la seconde. Indépendamment des aspects toujours contestables de cette loi, sur les tests ADN en particulier, la maîtrise de l'immigration n'a pas mis fin aux situations kafkaïennes d'immigrés - combien sont-ils ? - qui, aujourd'hui, ne sont ni régularisables ni expulsables.
....
Pour que la nouvelle immigration choisie soit crédible, encore faut-il que la lutte contre l'immigration clandestine soit menée avec discernement et humanité. Au pays des droits de l'homme, il est révoltant de voir un homme se jeter à l'eau simplement pour échapper à la police."

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 21:08
Une fois n'est pas coutume, un petit bout de texte (vaguement resumé ou légerement modifié par endroits, mais il faudra vous en contenter) qui n'est pas de moi, mais que j'aurais aimé avoir écrit:

Il y a plusieurs modèles de bien-pensants.
Il y avait, grand classique, le bien-pensant catholique de droite de la 3ème république.
Il y a aujourd'hui le modèle X (la pensée unique européisto-libérale), le modèle Y (celui des anciens trotskystes pour qui la nation est toujours synonyme de nazisme, l'insécurité un fantasme, les flics toujours des ordures, les sans-papiers et les jeunes des cités toujours des victimes), le modèle Z (ceux qui défendent les palestiniens sont toujours antisémites, ceux qui attaquent Bush forcément antiaméricains), etc.
La nouveauté c'est que plusieurs modéles de bien-pensance contemporaine s'accomode éventuellement d'un ancrage au moins apparent à gauche.
Le bien-pensant se reconnaît d'abord à ce qu'il ne pense pas. Sur le plan du contenu, la bien-pensance est l'équivalent du cliché sur le plan de l'expression: une façon de dire qui a eu son originalité mais qui a été tellement reprise qu'elle a perdu tout son sens et est même devenue niaise à vomir.
Ensuite, le bien-pensant  est péremptoire, a des convictions bien tranchées et tout d'une pièce. Il accepte d'être dupe et de croire que les choses sont comme elles devraient être, oubliant que les choses ne sont jamais si simples et qu'il est le premier à faire entorse à ses principes.
Quand il était de droite, le bien-pensant ne devinait pas que ses normes morales servaient surtout à exclure de l'honorabilité tous ceux qu'il exploitait et marginalisait. Quand il est de gauche, il ne peut pas concevoir qu'un Juif, un Noir, un Arabe puisse lui même être raciste, ou qu'un ancien dominé puisse dominer à son tour.
Il vit dans un monde de héros ou de salauds à vie. L'idée n'est pas encore vivante que les hommes ne sont pas d'une pièce. Le bien-pensant méconnaît le mot "aussi".
Puis le bien-pensant est un prêcheur. Il ne garde pas ses convictions pour lui, il dit le bien, il le hurle. C'est une personne qui dit à une autre ce qu'il faut penser. Et qui lui reproche de ne pas le penser assez, de ne pas le mettre assez en pratique voire de ne pas proclamer suffisamment qu'il va le faire. Ainsi, se fantasmant en résistant par grâce divine retrospective, il va vouer aux gémonies quiconque se demandera en 2000 ce qu'il aurait réellement fait sous l'Occupation.
Enfin la bien-pensance refuse l'histoire et le simple fait de nommer les choses. Par exemple, au nom d'une louable lutte contre les discriminations, refuser totalement de tenir compte de l'histoire personnelle et des caractéristiques physiques des personnes. Avec l'article discrimination de code du travail, tellement retouché ces 20 dernières années, on pourrait gager qu'un alcoolique unijambiste obèse et manchot un peu procédurier pourrait obtenir sans mal de concourir pour un poste de pilote d'avion ou de mannequin.
De même, qu'il n'y ait plus de sourdingues, de nabots ou de pédés, soit. Mais plus non plus de sourds, nains ou homosexuels. A la rigueur, mal-entendants, personnes de petite taille ou gay. Mais ce serait encore trop dire, puisque dire c'est caractériser. Or, la caractérisation est toujours soupçonnée de cacher l'intolérance ou l'exclusion. Le bien-pensant croit qu'il va éradiquer la discrimination en supprimant son nom. Le paradoxe étant qu'à terme il se fait lui-même hypercaractérisant, dénonciateur, et source d'intolérances d'autant plus grande qu'il est assuré de se trouver du coté du bien.

Dominique Noguez, 20 choses qui vous rendent la vie infernale.

Ce petit texte illustre assez bien les derives a la mords-moi-le-zboub du politiquement correcto-tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et meme si on est differents on est tous pareils (mais des fois que, soulignons bien qu'on est different).

Dernier exemple en date, ces employes noirs de chez Renault qui viennent de faire condamner la-dite compagnie pour discrimination raciale (
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/04/02/renault-reconnu-coupable-de-discrimination-raciale_1030292_0.html). Motif: ils n'avaient pas ete promus contrairement a dix de leurs collegues malgre leurs bonnes evaluations. Je ne defends pas particulierement Renault qui semble une de ces entreprises sympas ou il fait bon travailler plus pour vivre moins, comme en atteste la vague de suicides chez leurs employes ou ex-employes. Mais dans le cas present, outre que faire des statistiques sur un echantillon de 12 personnes me semble un peu leger, ce qui m'a semble aberrant est que ce soit a la defense de prouver son innocence et pas a l'accusation de prouver la culpabilite de Renault. N'ayant pu demontrer qu'ils n'avaient rien fait de mal, ils ont ete declares coupables. C'est une conception de la justice assez interessante, quoique generalement un peu passee de mode dans les pays non totalitaires. 

A ce compte la, comme nous sommes tous ou presque membres d'une minorite (bigleux, gras du bide, poilus, chauves, petits, grands, a mauvaise haleine...) si j'echoue au CNRS je les attaque parce que j'ai les pieds plats (ou une pilosite deficiente, les raisons ne manquent pas) et ils seront bien dans la merde s'ils doivent prouver que ce n'est pas a cause de cette raison qu'ils ne m'ont pas pris.
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 19:34
Reprenons ou nous avions stoppé (j'aime bien parler de moi a la premiere personne du pluriel).
9. Lolita, Vladimir Nabokov
10. Les liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos
11. Et si c'est un homme, Primo Levi
12. La Vie mode d'emploi, Georges Perec
13. Les enfants de minuit, Salman Rushdie
14. Differentes saisons, Stephen King
15. Rafael derniers jours, Gregory McDonald
16. Chroniques de la Haine Ordinaire, Pierre Desproges

Lolita est un roman epoustouflant, tant par son sujet que par son style. Malsain, quand on se rend compte qu'on commence a eprouver de l'empathie pour Humbert Humbert, quand on oublie que cette passion a pour objet une fillette. Superbe quand on se concentre sur l'ecriture (et dire que ce n'etait pas sa langue natale). On retrouve des premices a ce chef d'oeuvre tant dans la Meprise (au niveau du personnage principal et du systeme narratif) que dans l'Enchanteur (au niveau de l'histoire), mais loin d'atteindre ce degre de perfection. Et puis, quand le nom d'un personnage passe dans le langage courant, c'est rarement mauvais signe.

Les liaisons dangereuses, livre "miracle", inspiration géniale de Choderlos de Laclos qui était avant tout un homme de guerre (et conseiller de Philippe Egalité pendant la Révolution). Laclos n'a quasiment rien écrit d'autre. C'est un roman épistolaire, genre usé jusqu'a la corde a l'époque mais qui est ici on ne peut plus pertinent. Ce livre est infiniment plus licencieux que bien des romans actuels qui se veulent choquants. On y trouve dépeint tous les sentiments les plus vils, des sous-entendus graveleux etc. Un monument. Valmont, Merteuil, Volanges... Des personnages presque aussi célebres que les Trois Mousquetaires ou Jean Valjean.

Ecce Homo est l'un des livres les plus poignants sur l'Holocauste avec La Nuit d'Elie Wiesel. On peut aussi citer le Pianiste de Wladislaw Szpilmann (a vos souhaits) et le superbe film eponyme de Polanski sur le ghetto de Varsovie. Que dire de plus, c'est autobiographie, c'est terrible et cela celebre la naissance d'un grand ecrivain, Primo Levi.

Dans l'article "Fat plus coquin", j'avais essaye d'exprimer ce que je ressentais vis a vis de l'Oulipo en pastichant un poil "La disparition" de Perec. Pour resumer, je dois avouer que cette branlette intellectuelle consistant a imposer des contraintes mathematiques a la Litterature comme outil de creation a tendance a m'exasperer et a me faire penser que cela sert simplement a occulter le manque total de talent creatif de la majorite de ses adeptes. Toutefois, comme il ne faut pas etre borne, reconnaissons que la Vie mode d'emploi est tout bonnement hallucinant, et parvient a captiver en racontant de facon exhaustive, appartement par appartement, habitant par habitant, la vie d'un immeuble parisien pendant une courte periode de temps (ce qui n'est pas sans rappeler Sterne). Quand la forme reste un moyen au service du fond et non une fin en soi, de tels morceaux de bravoure peuvent accoucher. Il a ete publie quelque part toutes les regles de construction que Perec s'etait imposees, j'aimerais bien pouvoir consulter cet ouvrage (par exemple, deplacement dans les appartements a la facon d'un cavalier aux echecs, utilisation obligatoire de telle liste de mots elaboree par les membres de l'Oulipo au cours de tel chapitre, etc).

Les Enfants de Minuit est une fresque epique mettant en parallele le Destin de deux enfants nes a la meme heure, qui se trouve etre egalement l'heure exacte de l'independance de l'Inde. Leur vie semble ainsi liee inexorablement a tous les evenements majeurs de ce jeune Etat. Ce roman fait partie du courant du realisme magique (courant personnalise entre autres par Garcia Marquez et Cent ans de solitude), mais ici plus realiste que magique, ce qui m'a permis d'accrocher (Cent ans de solitude m'a au contraire fait un peu chier, si je puis me permettre). Ce roman se merite, il est long et pas facile a lire, tout en etant tres prenant.  

Stephen King a longtemps (j'ai un peu lache depuis quelques annees, ayant ete tres decu par les derniers romans que j'ai lus de lui, notamment le bien nomme Sac d'os) represente pour moi la quintessence de l'ecrivain scenariste. Ses livres sont des films. Pas un mot de trop, des bonnes histoires, du suspense, a la Dumas (si j'ose cette comparaison pour le moins inattendue). C'est sans doute pour cela que ses livres ont conduit a tant de bons films (Misery, Shining, Carrie...). J'ai choisi un livre un peu different de son repertoire habituel (Ca, le Fleau) et ai longtemps hesite avec la Ligne Verte (ecrit d'ailleurs comme un feuilleton, a la maniere des ecrivains du 19eme) qui m'avait vraiment marque (le film aussi). J'ai finalement choisi ce recueil de nouvelles tantot personnelles (celle qui donna le joli film Stand By Me), historico-polar-old-school (la redemption de Rita Hayworth, adaptee au cinema egalement avec Morgan Freeman et Tim Robbins), thriller psychologique (Un eleve doue)... J'ai oublie quelle etait la quatrieme histoire (oui, dans Differentes Saisons, il y en a 4 en fait), mais ces trois la valent vraiment le coup. Il a egalement ecrit des romans interessants sous le nom de Richard Bachman (Running Man, Marche ou creve...).

Rafael derniers jours est un livre assez tragique sur les oublies de l'Amerique, sur le cynisme, l'inculture, et la fatalite. Difficile d'en dire plus sans deflorer l'histoire. Neanmoins, je peux vous assurer que ca prend aux tripes et qu'on n'oublie pas sa lecture de sitot. Johnny Depp en a fait un film.

Chroniques de la Haine Ordinaire: si vous lisez frequemment ce blog, vous devez savoir tout le bien que je pense de Monsieur Desproges. Pas la peine d'en rajouter. Si ce n'est que ca fait 20 ans qu'il est mort presque exactement (18 avril 1988) et que, d'unecertaine facon, ou d'une facon certaine, il me manque.
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Published by mixlamalice - dans Littérature
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 20:41
Pour ceux qui estiment que certains comportements humains sont universels, une petite (toute petite) pierre a leur edifice:

Les geeks (autrefois quand je n'etais pas a la mode ou quand ce mot ne l'etait pas, je parlais d'ingenieurs informaticiens) sont exactement pareils des deux cotes de l'Atlantique. Le fils de ma proprietaire est un superbe exemple de geek quinquagenaire, espece encore assez rare puisque les ordinateurs ne sont monnaie courante que depuis une vingtaine d'annees. Le cheveu gras et desormais peu present, l'odeur corporelle un brin musquee, de grosse besigles, la chemise a carreaux et le pantalon aux teints fonces, pas bien coupes, les baskets en fin de vie, une chambre avec des cds et des dvds partout par terre... en plus il s'appelle Andy (comme le heros de 40 ans toujours puceau, ainsi que, o lecteur a la culture sans faille, tu l'as deja remarque).
J'en ai vu quelques beaux aussi, quoique plus jeunes, a la conference ou je me suis rendu il y a deux semaines. Teint de limande, cheveu ras ou petite meche, chemisette a carreaux boutonnee jusqu'en haut, gros sac de randonnee au dos, pantalon de ville et chaussettes de sport, et une discussion vraiment tres interessante.

Les amateurs de muscu sont egalement tres semblables. Pour perdre un peu le pneu trentenaire qui gagnait du terrain avant l'heure, je m'astreins autant que faire ce peut a 1h de (re)mise en forme hebdomadaire (velo, rameur...). Pour avoir pratique la chose a l'occasion en France, je pense pouvoir affirmer qu'on y rencontre les memes blaireaux decerebres, petites barriques pleines de complexes ou obsedes du culte du corps. Generalement ils ne travaillent que le haut du corps (c'est ca qui impressionne les gonzesses, surement), donc ceux qui pratiquent depuis longtemps se retrouvent avec des biceps deux fois plus epais que leurs cuisses, ce qui est assez disgracieux a mon humble gout. Ils ne travaillent egalement qu'a leur limite, a deux doigts de la tetanie. Generalement, ils ne pratiquent aucun appareil qui n'est pas situe a proximite d'une glace leur permettant de s'admirer en pleine action. Puis, apres avoir manque de se faire exploser une veine tellement ils ont souleve lourd, ils soufflent "ah aujourd'hui j'ai travaille leger je sais pas ce que j'ai je suis pas en forme".

Ma petite vieille a egalement tout d'une petite vieille on ne peut plus classique. Elle parle a ses chats, elle lit le journal, elle fait la cuisine, elle prend 43 pilules par jour, et elle aime bien me raconter ses souvenirs ou l'evolution du temps. Quelques bizarreries tout de meme: elle ecrit des histoires de lesbienne, elle s'interesse a la politique et ne vote pas Sarkozy parce qu'on l'a vu 35 fois par jour chez Pernault (pire, elle vit avec la porte de la maison pas fermee a clef et va probablement voter pour un mec pas franchement de type aryen), elle ne va pas faire ses courses le samedi apres-midi et prefere les faire quand il n'y a personne. Ca me perturbe.  

Les blaireaux dans les bus: Vous savez, cette engeance qui, particulierement lorsque le bus est bondé, vous regarde, l'oeil bovin et la lippe baveuse, sans esquisser le moindre mouvement (comme par exemple faire l'effort incommensurable de sortir du bus, laisser passer les gens, puis remonter) qui vous permettrait de sortir a l'arret souhaité. On pourrait penser que ce sont des fainéants masochistes, qui préferent etre bouscules voire invectives plutot que d'avoir a descendre puis grimper une ou deux marches. Mais je pense que le vide de leur regard prouve qu'ils sont tout bonnement completement stupides et n'imaginent tout simplement pas cette possibilité. Comme si la fatalité s'en melait.
Une espece voisine: ceux qui ne se levent pas leur cul posé sur des strapontins amovibles alors que, autour d'eux, des sardines en boite ont plus d'espace vital. La encore, on a souvent droit au regard pale et resigne d'une vache a l'abattoir qui semble signifier "la vie est dure mais qu'est-ce qu'on y peut?" (a ne pas confondre avec le regard revolver de l'adolescent rebelle qui lui veut clairement dire "je me leverai pas et je vous emmerde tous").
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 21:45

J'ai recemment publié une petite liste des bouquins qui m'ont suffisamment marqués pour que j'en parle ici. La voici pour simple rappel a l'intention des distraits ou autres rustres qui n'auraient pas lu avec l'attention (cette fois) necessaire ma precedente communication:
1. Les Miserables, Victor Hugo
2. 93, Hugo Victor
3. Le Comte de Monte-Cristo, Alexandre Dumas
4. 20 ans apres (et la trilogie des trois mousquetaires, ne soyons pas chien), Dumas Alexandre
5. Au sud de la frontiere, a l'ouest du soleil, Haruki Murakami
6. La fleche du temps, Martin Amis
7. Vie et opinions de tristram Shandy, Laurence Sterne
8. Les dix petits negres, Agatha Christie
9. Lolita, Vladimir Nabokov
10. Et si c'est un homme, Primo Levi
11. La Vie mode d'emploi, Georges Perec
12. Les enfants de minuit, Salman Rushdie
13. Differentes saisons, Stephen King
14. Rafael derniers jours, Gregory McDonald
15. Chroniques de la Haine Ordinaire, Pierre Desproges

Apres reflexion, puisqu'apres tout ils m'ont marqué, essayons nous un peu a la critique litteraire et detaillons pourquoi.

Ceux qui ont pu lire les Miserables sans etre bouleversifies par tant de foi en l'humanité sont des cuistres. Ceux qui ont pu lire les Miserables sans etre assomes par la purete du style Hugolien doivent retourner illico a la lecture du Diable s'habille en Prada. Ceux qui ont pu lire le monologue final de Jean Valjean sans chialer doivent se faire greffer un coeur ou entrainer leurs glandes lacrymales en epluchant 12 kilos d'oignons par jour.
C'est dans 93 que l'on retrouve, outre grand nombre de qualites susmentionnees, la plus belle phrase de conclusion jamais ecrite: "Et ces deux âmes, sœurs tragiques, s'envolèrent ensemble, l'ombre de l'une mêlée à la lumière de l'autre."

Franchement, si j'etais capable de pondre des trucs pareils, j'irais me guibioler illico, ou pratique moins egocentrique (sans mauvais jeu de mots), fourrer un coup pour feter ca. Ca ne m'etonne pas vraiment que Monsieur Hugo ait ete un sacre queutard.

Dumas, en plus d'avoir lui aussi degorge le poireau plus souvent qu'a son tour, est l'inventeur, et sans doute le meilleur representant, du "suspense de bas de page" savamment distille. Il n'a pas son pareil pour vous faire rentrer dans ses romans et vous y rendre accroc. Chaque page ou presque est l'occasion de vous faire mondieuquevatilsepasser. Meme les moins lecteurs d'entre mes amis ayant reussi a depasser l'apprehension consistant a entamer un pave de 1000 pages les ont ensuite devorees en moins d'un mois. Bref, sans doute le meilleur conteur que je connaisse, capable de rendre captivant son repas du dimanche chez sa grande-tante dans la campagne de Melun. De plus, le cote historique souvent fouille est une source non negligeable de culture.

Murakami est un ecrivain japonais (ne pas confondre avec un homonyme se prenommant Ryu et donnant plus classiquement dans le roman "pop-trash", ressemblant a des versions ecrites de films de Tarantino) a cree un univers profondement original, un peu melancolique, desabuse, onirique, ecrit dans un style pur et tout simplement beau (avec autant que je puisse en juger un superbe travail du traducteur). Je prefere ses romans plus realistes, sur l'Amour manque ou decu, sur les illusions perdues (attention, ce ne sont pas des melodrames degoulinant de pathos pour autant) a ses romans plus "fantastiques" ou l'on oscille entre reves, mondes paralleles et realites.

La fleche du temps est le premier roman ecrit entierement a l'envers. A savoir qu'on commence par la fin de l'histoire pour aboutir a son commencement (y compris les dialogues). L'idee vient de Kurt Vonnegut, qui decrit pendant quelques pages dans Abattoir 5, l'un de ses personnages regardant un film de guerre defilant a l'envers ("une bombe est construite puis placee dans un avion qui decolle et s'en sert pour raser une ville" se transforme en :"un avion reconstruit une ville rasee en aspirant les flammes qui la detruisent. Ces flammes sont enfermees dans une petite boite que l'avion ramene a sa base, puis la petite boite est detruite"). Ce grand experimentateur qu'est Amis s'y essaye ici sur la duree d'un roman. Excessivement bien fait et palpitant.

Sterne, un pasteur anglais, a ecrit au 17eme siecle ce roman plus moderne, drole, original que 99.9% de la production actuelle. Que dire de plus si ce n'est "ils sont forts ces anglais"? Ah si. Ce livre est une auto-biographie de Tristram Shandy, gentilhomme. Cette auto-biographie ne depassera malheureusement jamais les 4 premieres annees de la vie de Tristram, car celui-ci tient a tout prix a ne laisser aucune ellipse dans ses ecrits, se condamnant ainsi a se perdre sans fin dans des anecdotes s'eloignant de plus en plus de son sujet de depart. On rit beaucoup, que ce soit gras ou raffine, et j'ai ete impressionne par la modernite inherente a ce livre et les questions litteraires qu'il souleve (la litterature n'est-elle pas l'art de l'ellipse, n'existe-t-elle pas paradoxalement par ce qu'elle ne dit pas plutot que par ce qu'elle dit?).

Les dix petits negres est a mon sens l'un des chefs d'oeuvre du polar. Le retournement de situation final (on parle de twist dans le milieu) est l'un des classiques du genre et ne tombe pas encore dans les ecueils du multi-twist (dans les polars modernes sans imagination, le mechant change six fois dans les deux derniers chapitres, ou dans les dix dernieres minutes si vous regardez un film). Grand fan de Poirot, je trouve que ce roman est sans doute le meilleur de Christie justement parce qu'il ne rentre pas dans ses moules usuels (Poirot, Marple, Parker Pyne etc).   

La suite au prochain episode, bonnes lectures (je serais content d'en avoir convaincu au moins un).

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Published by mixlamalice - dans Littérature
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:27
Je suis dans une situation relativement batarde, le cul entre deux chaises pourrait-on dire.

Ma comprehension anglaise est plutot correcte. Toutefois, j'ai souvent un peu de mal lors des conversations telephoniques (quand je ne peux pas voir mon interlocuteur), lorsque plus de 4 personnes parlent en meme temps, ou lors déchanges techniques, notamment sur le plan administratif (c'est deja pas facile de comprendre un fonctionnaire en francais, alors imaginez dans une autre langue).
Mon parlé semble jugé bon par les autochtones (ils me demandent rarement de répéter, et semblent globalement comprendre mes tournures de phrase meme quand elles me paraissent extremement vaseuses), meme si j'ai souvent la desagreable sensation de ne pas pouvoir m'exprimer comme je le souhaiterais: je cherche mes mots, je ne les trouve pas, du coup je construis ma phrase autrement avec periphrases, metaphores, vagues synonymes, etc, et ca m'agace.

Enfin quoi qu'il en soit, vu qu'on doit estimer que je peux m'en sortir tout seul, les gens me laissent pas mal tout seul dans mon caca des que surgit une demarche administrative un peu casse-couille me concernant. Je détestais ca en France, imaginez ce que ca donne en anglais. Je me dis que, si j'etais tel le coréen du bureau d'a cote, c'est a dire incapable de piger deux phrases, on me prendrait un peu plus par la main, et je dois avouer que ca me plairait bien.

En effet, je ne m'en tire pas tres bien, et je ne sais pas si c'est du a mon anglais pas aussi efficace qu'íls ne le pensent, a mon nom a tiroirs source d'erreurs un peu gavantes au bout de la 57eme fois (non, je n'ai pas de middle name, oui mon nom est en deux parties, oui c'est bien un q au milieu la...), ou a un personnel administratif quoi qu'on pense avec nos cliches, encore moins efficace que son equivalent francais.

Peut-etre un peu des trois (la possibilite que je sois un cretin inadapte social est une quatrieme hypothese qu'on ne peut sans doute tout a fait exclure).

En tout cas, ca fait deux mois que je suis la et j'aimerais bien que prochainement tout soit enfin en ordre, car quitte a perdre mon temps, je prefere que ce soit devant mon ordi, mon bouquin voire meme une manipe, plutot que d'un bureau a l'autre, sur un campus de 5kms carres, a essayer d'expliquer mon probleme et surtout de piger la solution.
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 15:49
Ca ne vous passionnera peut-etre pas (surtout avec un titre pareil), mais ca a alimente mes journees pendant plusieurs semaines, et la conclusion m'apparait toujours, meme apres mure reflexion, incomprehensible.
Cette histoire possede quelques accents Kafkaiens, il me semble (n'ayons pas peur des filiations foireuses, apres tout, il a ecrit l'Amerique).

Commencons.
Vu d'une part le prix du dollar permettant a l'heure actuelle de faire des affaires interessantes sur pas mal de produits, et d'autre part que, de toute facon, mon boss ne fournit pas les ordis au boulot, il devenait assez urgent pour moi d'acquerir un portable (depuis un mois que j'empruntais le vieux plein de bugs du labo...).

Apres moult tergiversations (les ordis, ce n'est pas ma passion, donc me dire que je vais depenser 1000 dollars pour ca necessite une longue preparation mentale) et analyses detaillees des differentes offres, je me decide a commander en ligne chez Dell, il y a environ trois semaines. Ils proposent des prix plutot interessants comparees aux autres marques (sans doute parce que c'est en ligne), et surtout permettent de "customiser" son portable en ajoutant ou enlevant toutes sortes de composants (memoire, taille du disque dur, type d'ecran, type de batterie, logiciels, type de micros...), ce qui est franchement une bonne idee, meme pour les nullos en informatique comme moi.

Bref, je m'amuse comme un petit fou a construire mon portable, je passe la commande, je remplis tout bien, j'en ai pour 990 dollars tout compris (avec la petite sacoche), je suis content et n'ai en theorie plus qu'a attendre une dizaine de jours.

Las, au bout d'une semaine, en consultant sur Internet l'avancee de ma commande, j'apprends qu'elle a ete annulee. J'ecris a Dell pour en savoir plus, je recois une reponse automatique me donnant toutes les raisons possibles, mais pas la mienne en particulier. En comparant avec mon cas, je me dis qu'il peut y avoir deux solutions possibles.
En tant que nouvel arrivant, je n'ai pas de carte de credit, mais une carte de debit. En gros, pour avoir le droit de prendre un credit aux US, il faut avoir une credit history, c'est a dire deja pris et rembourse correctement des credits. Oui, ca me semble un peu con aussi. Bref, avec une carte de debit, grosso modo on peut faire les memes choses qu'avec une carte de credit en France, mais il y a parfois des boites qui n'aiment pas trop avoir a faire a une debit card pour des montants eleves (j'avais eu ce probleme quand j'avais achete la poubelle qui me sert desormais de voiture). Je verifie que Dell accepte les cartes de debit, tout semble ok, je me dis donc que c'est peut-etre la banque qui m'a impose une limite de depense quotidienne (ca m'etait arrive en France quand j'avais voulu acheter des billets d'avion pour les US). Apparemment non.
Alors, deuxieme solution possible: quand j'ai rempli mon dossier d'achat en ligne, on m' a demande si je comptais exporter l'ordinateur. Techniquement oui, puisque je compte bien rentrer en France d'ici un ou deux ans, mais bon, c'est loin, et de plus n'ayant pas signe le Patriot Act, je considere que ce n'est absolument pas leurs affaires. J'avais donc apres mure reflexion repondu non. Je me dis que peut-etre la etait le probleme: ayant remarque mon nom peu americain, et ma carte de debit, peut-etre avaient-ils constate que je n'etais qu'un potentiel terroriste avec un visa susceptible de ramener dans son pays ennemi la haute technologie americaine. Et que donc ils avaient bloque la transaction.

Quelques respirations plus tard, quelques jurons bien sentis sur la paranoia ricaine, je recommande mon ordinateur, cette fois-ci remplissant un formulaire expliquant que oui, je n'ai pas l'intention de jeter mon ordinateur quand je rentrerai en France d'ici un an ou deux. Une semaine plus tard, la transaction n'est toujours pas validee. Je les appelle une premiere fois, et comprend tant bien que mal (j'ai un peu de mal encore avec les conversations telephoniques, beaucoup plus qu'en face-to-face) qu'ils sont en train de remplir des papiers avec le gouvernement federal pour que je puisse avoir mon ordinateur. Quelques jours plus tard, vu qu'il ne se passait toujours rien, je rappelle, tombe sur une vendeuse plus sympathique qui me dit que oui, leur service export travaille (ah bon) aux demarches, et qu'ils vont me contacter sous peu. Effectivement le soir meme, je recois un mail me demandant de repondre a des questions du meme tonneau que celles qu'on vous pose dans les formulaires verts de l'avion (achetez-vous cet ordinateur a des fins militaires, travaillez-vous pour le gouvernement, etc). Remarquez, ca suffit peut-etre a pieger des espions comme le General Rondot.

Deux jours plus tard, hallelujah, la transaction est acceptee, l'ordinateur est en fabrication, et me sera livree dans une semaine. Je me dis que mes deboires sont enfin termines.

Las, me rendant par hasard au secretariat, j'ai la surprise d'avoir recu deux cartons, Dell. Mon ordinateur, le premier, celui qui avait ete annule. Je compare les numeros de serie, les releves bancaires, etc, c'est bien celui la. Un peu desarconne (c'est une litote), j'appelle Dell et tente tant bien que mal, dans mon anglais d'autant plus hesitant que je suis completement a l'ouest, de regler le probleme: comment eviter de me retrouver avec deux ordis sur les bras (et accessoirement 2000 dollars en moins sur mon compte). Heureusement il n'est pas trop tard pour annuler la deuxieme transaction. Neanmoins le vendeur a ete incapable de m'expliquer ce qui c'etait passe.

Si la transaction a ete aussi bien annulee que la premiere, je devrais recevoir mon second portable d'ici quelques jours.
Je vous tiens au courant.
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 03:19

C'est pas que ma vie est trépidante depuis que je suis dans le Western Mass, c'est pas comme si j'avais pas que ca a faire d'ecrire ce blog, mais bon voila, je nái jamais voulu que ce blog soit un journal intime de type "aujourd'hui il m'est rien arrive mais je vous le raconte quand même car la vie est so much fun", et, de plus, la journee d'aujourd'hui a ete plutot chargee et donc il vous faudra attendre demain (en fin d'apres midi pour vous lecteurs de France, comme aurait dit Damien Saez s'il s'etait adresse a des lecteurs et non a des electeurs) pour lire avec avidite mes nouvelles aventures ou opinions et solutions incoutournables sur tous les problemes du monde entier, et surtout les miens finalement.
Sur cette phrase elle aussi pleine de rebondissements, je vous laisse en vous souhaitant bonsoir ou bonne nuit, c'est selon.





PS:
Un article aussi inutile que mal ecrit donc, puisque vous le lirez tres probablement (decalage horaire oblige) le meme jour que les articles qui suivront demain (pour moi on est encore aujourd'hui, bref, vous comprenez). De plus, ce n'est qu'une tentative mal dissimulée et un peu dérisoire de "suspense de bas de page" pour désespérément garder mes cinq lecteurs quotidiens... 

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 22:02
Je ne comprends absolument rien a tout ce qui touche a l'economie.

Toutefois, je lis dans le Monde d'aujourd'hui, que, pour eviter que le "systeme bancaire ne s'ecroule", l'"Etat americain envisage d'intervenir et d'injecter environ 3000 milliards de dollars", ce qui couterait au moins "500 milliards au contribuable americain", selon un professeur d'economie de Harvard.

Bref, dans mon petit cerveau de beotien, voila comment je vois les choses. Quand le systeme est florissant, les speculateurs s'enrichissent a foison et maudissent cet Etat omnipresent et regulateur qui les empeche de se faire encore plus de pognon. Par contre quand le systeme s'effondre, c'est l'Etat, donc le contribuable, qui est appele illico a la rescousse et douille.
Bref bis, si les profits sont privatises, les pertes, elles, sont nationalisees. Pile je gagne, face tu perds. On joue?

Comme disait Coluche, "on dit que c'est la crise, les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres. Moi je vois pas tres bien en quoi c'est une crise".Ou comme disaient les dirigeants d'EADS apres avoir tous eu le flair genial de vendre leurs actions juste avant qu'elles ne s'ecroulent, "Gros porteurs, petits malins, petits porteurs, gros cons".
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