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  • : Les pensées - j'ose le mot- diverses d'un jeune scientifique ayant obtenu un poste académique à l'Université, après presque trois années en post-doctorat dont deux au fin fond du Massachusetts. Ca parle de science (un peu) mais surtout du "petit monde" de la science. Et aussi, entre autres, de bouffe, de littérature, de musique, d'actualité, etc. Et de ma vie, pas moins intéressante que celle d'un autre.
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 10:37

Deadlines: entre la fin de la semaine et la fin du mois de juin.

 

- Reférer un article

- Boucler la rédaction d'un article et le soumettre

- Aider les stagiaires dans leur rédaction de rapport et préparation de soutenance

- Commencer la rédaction d'un autre papier

- Commander pour 5000€ de matos (avec ce que ça suppose d'emmerdes, de demandes de devis en palabres avec les gestionnaires)

- Recruter un post-doc

- Boucler le recrutement MCF (et notamment convaincre un des deux premiers de venir)

- Finir les cours

- Préparer et donner les derniers TPs

- Refondre un cours pour septembre

- Commencer à organiser un stage pédagogique, toujours pour septembre

- Pondre les sujets d'exam

- Corriger les dits exams

- Boucler les fiches administratives pour validation du service effectué et paiement des heures sup'

- Rendre la fiche bilan personnel pour l'évaluation AERES du labo

- Faire la même chose pour le Prof associé et l'ATER

- Renouveler l'ATER ou en chercher un nouveau

 

...

 

Bref: Vivement les vacances (et peut-être le début du mois de juillet pour faire quelques manipes).

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 11:20

Nous rentrons dans la dernière ligne droite des auditions pour les postes MCF (Maître de Conférences).

 

J'aurai probablement plus de choses à dire quand j'aurai moi-même écouté les candidats à notre poste, mais quelques mots consensuels.

 

L'audition est un exercice à part, puisqu'il faut grosso modo présenter 10 ou 15 ans de sa vie en 15 minutes.

La réussite de l'exercice se joue donc, au fil du rasoir, sur la capacité à savoir se vendre, à bien "vulgariser" pour intéresser le jury et le convaincre de vos qualités pédagogiques, tout en étant suffisamment profond scientifiquement pour ne pas donner l'impression que vous n'avez fait que survoler ou pas franchement compris ce dont vous parlez.

 

Ainsi, il est clairement déraisonnable voire rhédibitoire de vouloir être exhaustif, de parler de toutes vos expériences, toutes vos publis, tous vos projets.

C'est encore pire si cela suit l'ordre chronologique: celui-ci est ce qu'il est, mais c'est un peu comme quand on rédige un article scientifique. Personne ne raconte les manipes dans l'ordre où elles ont lieu. Il faut trouver une unité a posteriori, et ne pas hésiter à faire ressortir certaines expériences plutôt que d'autres. 

 

Déjà, tout ce qui a lieu avant la thèse est à proscrire (vous pouvez éventuellement passer quelques secondes sur le fait que vous avez fait une école d'ingénieurs, surtout si elle est prestigieuse et si ce n'est pas fréquent dans votre domaine - sans en faire des caisses non plus, hein, certains universitaires peuvent être susceptibles).

 

Concernant ses activités de recherche, surtout quand on commence à avoir du "bagage", il faut faire des choix: à mon avis, il faut se focaliser sur deux projets ou deux bouts de projets maximum, dont au moins un issu de la thèse (on vous reprochera de ne pas en parler du tout) et au moins un assez détaillé (pour montrer les compétences scientifiques).

 

Le but est de choisir celles parmi vos expériences qui se rapprochent le plus de celles du labo d'accueil (de façon directe, c'est-à-dire en terme de thématiques, ou de façon indirecte, en terme de questions scientifiques posées au sens large ou de techniques ou compétences acquises), et qui vous permettront d'introduire le mieux votre projet de recherche.

 

 

En pratique, comment faire?

 

On commence par se présenter, de façon générale avec typiquement 1 slide sur le cursus, 1 slide sur les activités d'enseignement, et 1 slide ou 2 sur les activités de recherche présentées de façon chronologique et exhaustive, en quelques mots et en mentionnant les publis et brevets.

A ce moment, on fait ressortir les deux sujets dont on va donner plus de détails en justifiant pourquoi ceux-là plutôt que les autres ("pour des questions de temps", "par rapport au projet de recherches que je compte proposer", etc - on peut aussi mentionner qu'"on ne parlera pas de tel sujet pour des raisons de confidentialité" ou autre: je pense que tout cela est apprécié).

 

Puis 2 ou 3 slides sur chaque projet (plus si on ne parle que d'un seul, mais cela me semble dangereux ou en tout cas à justifier soigneusement, sauf si bien sûr vous sortez juste de thèse), avec si possible un minimum de profondeur scientifique. Si vous perdez un peu une partie du jury vers le 10ème slide, ce n'est pas grave si vous avez réussi à les intéresser jusque là: au contraire, ça peut donner un certain cachet. 

 

Vous pouvez conclure par un bilan personnel (mon collègue aime beaucoup, moi moins, mais je n'ai pas la recette miracle).

 

Du début jusque là, compter une dizaine de minutes, puis ensuite enchaîner avec 1 slide de "projet d'enseignement": très brièvement, cela consiste à dire qu'on s'intégrera dans l'équipe pédagogique.

Si vous avez monté une manipe simple pendant votre parcours, ou travaillé sur des TPs dont vous voyez qu'ils n'existent pas dans l'équipe d'accueil, c'est souvent bien vu de dire qu'on pourra, modestement, proposer de nouveaux enseignements sur telle thématique en montant une petite manipe de coin de table (évitez par contre le "sous réserve d'acheter un profilomètre optique à 150000 euros, je ferai bien telle expérience pour des L1")*.

 

Et puis, deux ou trois slides sur le projet de recherche, dont la profondeur dépend beaucoup des desiderata de l'équipe ou du labo qui recrute...

Enfin, ne pas oublier une conclusion pour ne pas faire dans le "coïtus interruptus".

 

Comptez entre 10 et 15 slides selon leur degré de remplissage et votre mode de fonctionnement pour une audition de 15 minutes.

 

 

Les répétitions sont ici cruciales: ce n'est pas un séminaire où personne ne regardera vraiment la montre et où on ne vous en voudra pas si vous reprenez une explication ou un résultat.

On peut vous interrompre, on vous fera signe quand il reste 2 minutes etc.

Il faut maximiser le temps de parole, donc on ne peut pas vraiment se permettre de bafouiller ou revenir en arrière.

Il faut travailler les enchaînements entre slides pour que tout paraisse fluide.

 

N'hésitez pas à mettre vos chefs à contribution, ils seront normalement prêts à vous aider. Et commencez à répéter assez longtemps à l'avance (par exemple pas comme notre ATER qui veut répéter pour la première fois ce soir pour son audition de demain et qui ne nous a même pas montré ses slides avant: clairement, il ne sera pas raisonnable de lui proposer beaucoup de changement même si ce n'est pas à la hauteur).  

 

 

 

 

 

Tout avis argumenté, contradictoire ou pas, est évidemment le bienvenu en commentaire.

 

 

 

 

* bien évidemment, cela n'engage à rien: je n'ai jamais monté la manipe dont j'avais parlé pour le poste où j'ai été recruté, et personne ne m'en a jamais reparlé.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 16:39

Après deux ans de masochisme exacerbé anticipable "right from the start", j'ai enfin décidé de faire un gros fuck à Bouygues Télécom, leurs méthodes commerciales douteuses, leurs prix dantesques, leurs petits caractères dans le contrat et leurs services commerciaux spécialisés dans le harcèlement moral*.

 

 

Profitant d'une offre spéciale, j'ai décidé de dépasser ma procrastination aigüe et de me barrer chez Darty, vu qu'on est très content de notre offre internet/télévision, pas moins chère qu'ailleurs, mais rarement victime de bugs, à peu près vraiment tout compris et avec un service après-vente plutôt compétent (le genre qui rappelle vraiment quand il te dit qu'il va le faire).

 

Chez eux, Priscilla pouvait bénéficier d'une offre 1h gratuite (ou plutôt comprise avec l'abonnement internet/télé) qui lui convient parfaitement, et moi d'une offre 2h + SMS illimités à 10 euros.

 

Tout s'est à peu près bien passé, Darty s'est occupé du transfert de ligne à l'aide du numéro rio qu'on obtient facilement en appelant le 658, et notre changement d'opérateur s'est fait quelques jours plus tard avec conservation du numéro.

 

 

Sauf qu'il y a tout de même quelque chose que les blaireaux comme moi qui ne passent pas leur journée dans les

boutiques de téléphonie à changer de forfait ou de téléphone ignorent: c'est que quand tu achètes un téléphone chez Bouygues ou ailleurs, il ne t'appartient pas vraiment.

Enfin, si, mais il appartient aussi à l'opérateur, pour une raison qui m'échappe et dont la légalité me semble douteuse, dans la mesure où il le bloque pour t'empêcher de t'en servir avec un autre opérateur.

Le déblocage est gratuit certes, mais la procédure n'est pas évidente et son mode d'emploi loin d'être aisément accessible, surtout si on est en possession d'un téléphone un peu vieux.

Bref, le temps que je comprenne ce qu'il fallait faire, j'ai réussi à débloquer le téléphone de Priscilla mais entre temps j'avais "bloqué" pour de bon le mien (comme quand on fait trois codes pin): il faut en effet rentrer un code, qui n'est ni le pin ni le puc ni le numéro IMEI ou autre merde, mais un code qui s'obtient par le biais de l'opérateur, qui dépend du modèle et du numéro de série (la procédure de débloquage dépendant elle aussi du modèle).

 

Je finis par trouver sur le merveilleux site web de Bouygues que dans ce cas il faut contacter le service client, service auquel je ne peux plus accéder vu que pour avoir le droit de parler à un conseiller on me demande mon numéro, et que la migration chez Darty a tellement bien réussi qu'il a en moins de 3h visiblement disparu de la base de données. Notons qu'il n'a par contre pas disparu des bases de données des commerciaux qui continuent, deux semaines plus tard, à m'appeler en numéro masqué soir et week-end pour me proposer leurs nouveaux putains de forfaits offres spéciales.

Je retourne donc dans la boutique Place d'Italie, restée aussi horrible qu'en mon souvenir (sauf que maintenant, ça ne s'appelle plus une boutique mais un "club", ça fait plus proche des gens, que ça n'ouvre pas avant dix heures, et qu'on doit prendre un ticket comme à la sécu).

Le responsable qui était déjà là il y a deux ans et déjà plus occupé à vendre des téléphones à 650 euros à des mamies qui ne savent pas envoyer un SMS qu'à régler le problème des forfaits à 20 euros dans mon genre m'explique qu'il va envoyer le téléphone chez Nokia et que ça reviendra dans deux semaines. Et qu'il m'appellera sur mon numéro de portable pour me dire quand ça serait fait (le fait que je n'avais plus de portable vu que je venais de le lui passer ne lui semblait visiblement pas une évidence: quand je lui ai demandé ce qu'il pouvait faire pour moi, il m'a répondu de me démerder avec Darty puisque j'étais client chez eux comme si Bouygues ne m'avait pas plumé pendant de longues années et n'avait rien à voir là-dedans).

 

Passons sur les détails, j'ai réussi à récupérer un vieux téléphone en état de marche, je suis parvenu à le débloquer (on dit désimlocker dans le langage des abrutis technophiles) en passant par le numéro clientèle international de Bouygues (visiblement le seul moyen d'avoir un conseiller sans rentrer son numéro, prix d'un appel aux USA), ce qui m'a permis d'apprendre 10 jours après que mon autre téléphone m'attendait à la boutique.

 

Le lundi, après avoir patienté 40 minutes avec une dame, tenant chacun notre ticket SAV à la main pendant que tous les vendeurs s'occupaient de faire signer de nouveaux contrats aux clients qui nous passaient devant, on finit par demander un peu excédés à un jeune paumé pourquoi nous n'étions jamais appelé.

Celui-ci nous explique, dans une belle harmonie avec ce qui se fait à la SNCF ou Air France, que "ah désolé on a un problème avec le SAV, on a oublié de l'afficher et de vous prévenir bien qu'on vous voit poireauter comme deux cons depuis 1h, on peut rien faire donc revenez demain vu que vous n'avez que ça à faire".

On gueule un peu, et puis on a pas d'autre choix que de s'en aller.

J'y retourne aujourd'hui, je me tape cette fois-ci de nouveau le responsable ou vendeur star a l'air à la fois bovin et suffisant (triste combinaison). Nokia a renvoyé l'appareil sans y toucher, accompagné d'une petite notice expliquant que le désimlockage est impossible car certains circuits cruciaux, qui n'empêchent visiblement pourtant pas l'appareil de fonctionner, sont oxydés.

Le mec, flegmatique, me rend mon téléphone, me demande une petite signature; je lui demande si du coup je peux m'en servir d'autre chose que comme d'un tuteur pour mon basilic mais cela lui passe très clairement largement au-dessus de la tête. J'hésite à le lui balancer dans la gueule et me contente d'un "l'histoire aura été belle jusqu'au bout" qui lui arrache un petit sourire condescendant.

Et donc, je repars, avec un téléphone inutilisable et une petite note du directeur de la relation client me remerciant de ma confiance.

 

 

 

Tout cela ne serait pas si grave, après tout j'ai un téléphone à peu près en état de marche, Bouygues devrait bien finir par arrêter de m'appeler, et Priscilla et moi devrions économiser environ 350 euros** sur l'année grâce à ce changement d'opérateur.

 

Tout cela ne serait pas si grave si je n'avais reçu un mail de Darty, il y a quelques jours, m'informant que Bouygues Télécom vient de racheter 99,9% de Darty Télécom.

Même si les nouvelles sont pour l'instant rassurantes en terme de gestion des offres et contrats, la situation est so ironic, isn'it?

 

 

 

* il paraît d'après leur site qu'ils sont numéro 1 service clientèle, moi ça me fout vraiment les jetons... qu'est-ce que ça doit être chez SFR, Orange etc.

 

** grosso modo un déjeuner pour deux dans un 3 étoiles, ce n'est pas si mal

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 09:41

Une vision de la recherche sur projets "à l'américaine" est tout à fait légitime.

Vouloir l'adapter de toute force au système français sans tenir compte de ses spécificités me semble néanmoins extrêmement discutable.

 

C'est par exemple (faire semblant d')ignorer l'organisation "par équipes" (équipes constituées typiquement de 2 ou 3 MCF ou CR et d'1 Prof ou DR, puis personnel technique, étudiants et contractuels) des laboratoires français, qui va à l'encontre de la vision "chercheur-manager" chef de groupe (groupe uniquement constitué d'étudiants et contractuels) en vogue dans les départements US.

Cette vision par équipes étant largement soutenue par les comités d'évaluation comme ceux de l'AERES, ce n'est pas prêt de changer. Et j'ai personnellement du mal à saisir la cohérence de tout ça. 

 

Je pourrais également parler des moyens financiers alloués qui me paraissent aussi difficilement comparables, mais je voudrais plutôt m'attarder sur les moyens humains.

 

Les filières scientifiques sont en déclin aux USA comme chez nous. Ce n'est toutefois peut-être pas aussi marqué de l'autre côté de l'Atlantique, mais surtout, la recherche américaine peut encore compter sur le flux important de "main d'oeuvre" étrangère venue se former chez ce qui est encore la destination number one pour faire de la recherche. Etudiants asiatiques ou indiens, post-docs européens, etc, c'est encore le passage obligé pour un grand nombre de scientifiques en herbe et ça suffit pour largement faire tourner la baraque. On peut supposer que les américains sont un peu la cigale de la fable, et qu'ils seront fort dépourvus lorsque les chinois et coréens auront le même matos et plein de supers profs chez eux, mais ils sont encore tranquilles pour quelques années. Et peut-être que d'ici la, la recherche et l'innovation seront redevenues des priorités dans les pays occidentaux avec pour conséquence la réaugmentation du flux d'étudiants "locaux", on peut rêver.

 

Quoi qu'il en soit, chez nous, aujourd'hui, ce n'est pas tout à fait la même donne. 

La où un jeune prof américain peut, s'il est bon, former en quelques années un groupe "constant" d'une dizaine de thésards-post-doc, une équipe française moyenne de 3 permanents peut s'estimer heureuse si elle compte en permanence en son sein un thésard et un post-doc (je parle pour ma branche ou probablement plus généralement la physique-chimie tendance expérimentale).

 

 

Pour donner un exemple concret:

Voici mon équipe actuelle détaillée: 2 MCF, 1 IR, 1 Tech, 1 ATER, 1 thésard et demi, 2 M2 partagés avec une autre équipe, 2 stagiaires de DUT. 

 

Voici une liste (probablement non exhaustive) de projets sur lesquels nous sommes aujourd'hui impliqués: 1 ANR blanche, 1 projet grand emprunt, 2 collaborations directes avec des industriels, 1 projet consortium public-privé, 1 collaboration de longue date avec un autre labo, 1 partenariat avec un institut technologique, 2 projets avec d'autres équipes de notre labo. 1 collaboration de type "Châteaubriand" vient d'être acceptée.

Sont actuellement en cours de dépôt ou d'évaluation 1 projet Institut Carnot et 1 collaboration CIFRE. Et je ne parle bien sûr pas des 2-3 projets en cours de montage ou en réflexion.

 

Les perspectives de recrutement si tout se passe bien: 1 MCF, le renouvellement de l'ATER, 1 Tech, 2 thésards + 1 doctorant américain qui passera 9 mois chez nous, 1 post-doc, et puis toujours 1 ou 2 M2 et quelques stagiaires DUT. Ce qui déjà semble juste pour mener de front et de façon pertinente tout ces projets. De plus, comme tout ne se passera pas bien, ce sera déjà beau si on a la moitié de tout ça...

 

Comme je le disais récemment, c'est ça la science moderne: je ne produis rien d'autre que des "proposals" de 2 ou 10 pages et je suis en bonne voie de stérilisation, en tout cas d'un point de vue "de terrain". Mon collègue voire l'IR également.

Certes les financements tombent. Ce qui quelque part doit prouver que ce qu'on raconte est un minimum pertinent. Et les étudiants arrivent un peu aussi, mais beaucoup moins, en tout cas pas du tout assez pour faire tourner tout ça... 

 

Mes réflexions n'empêchent personne, pas même moi, de s'agiter, mais je pense vraiment qu'on peut faire beaucoup mieux, beaucoup plus rationnel...

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:45

Je reprends ici le fil de mes billets "conseils aux candidats" (pour des postes de Maître de Conférences dans le cas présent): celui-ci sera basé sur quelques réflexions pratiques qui me sont venues à la suite de la première réunion de comité de sélection à laquelle je participais, servant à déterminer quels seront les candidats auditionnés.

 

Pour les premiers épisodes (avec certainement des redites), voir:

http://laviedemix.over-blog.com/article-conseils-aux-candidats-66722414.html

http://laviedemix.over-blog.com/article-conseils-aux-candidats-mcf-post-scriptum-101408959.html

 

Nous avons reçu 36 candidatures, chiffre assez classique toutes sections confondues d'après les discussions que j'ai pu avoir.

 

 

- Il faut savoir (ce qui n'est semble-t-il pas le cas d'un certain nombre de candidats) que le premier examen du dossier est effectué par la DRH (ou équivalent) de l'établissement de rattachement du poste, pour juger de la recevabilité du dossier: c'est une étape purement administrative pour vérifier que toutes les pièces telles que demandées au J.O. et sur Galaxie sont bien présentes dans le dossier. S'il manque quelque chose, le dossier n'est même pas transmis au comité de sélection, qui ne pourra rien faire pour vous.

Bref, dans notre cas, 32 candidatures étaient recevables (oui, déjà 4 éliminés sans rien faire, donc soyez vigilants...).

 

 

- Ce genre de chiffres me permet de suggérer qu'il ne sert à rien de postuler sur un poste où on est clairement hors-profil. Bon,tout est possible et on m'a reproché de décourager une étudiante du labo, mais il faut être un minimum réaliste: quand on a, disons, un profil typique "60" (section CNU mécanique, génie mécanique), on a peu de chances d'être recruté sur un poste "33" Chimie des Matériaux. En théorie, ce n'est pas impossible, mais en pratique et vu le nombre de candidatures, si le comité est un minimum cohérent, ça a peu de chances d'arriver.

Attention à ne pas trop s'auto-censurer non plus: il sera rare de candidater sur un profil de poste où tous les mots-clefs vous correspondront parfaitement...

 

 

- J'avais dit ailleurs, et je maintiens, qu'un "changement géographique" est largement moins important qu'un "changement thématique" en ce qui concerne le parcours scientifique du candidat.

En clair, partir à San Francisco n'est pas forcément un bon calcul si vous auriez pu faire la même chose à Toulouse: il est fondamental de ne pas refaire en post-doctorat la même chose qu'en thèse, et si partir à Harvard peut-être un plus, partir à l'étranger peut vous déservir d'un point de vue pratique (notamment les visites de labo etc).

 

Par contre, il y a des limites à la sédentarisation: pour prendre un exemple concret, le comité a eu du mal à réprimer un fou rire nerveux lorsqu'elle a eu à examiner un 5ème candidat ayant fait tout son cursus, de la licence au doctorat ainsi que les 3 années de post-doc et d'ATER, à Rouen, et qui venait enfin de se décider à partir six mois au Havre ou à Douai.

En plus du reste, cela n'incite pas à crédibiliser une candidature à Strasbourg ou Paris...* 

 

Bref, partir à l'étranger n'est pas obligatoire, mais il faut tout de même bouger un minimum en France. D'autant plus que dans les villes de province, même les grandes, il y a rarement beaucoup de labos différents sur une thématique donnée. Le nombre de publis est important, mais un comité sait que si vous êtes restés six ans sur le même sujet dans la même équipe, vous avez de grandes chances d'être productif: elle préférera entendre quelqu'un qui s'est "remis en question".

 

 

- Les dossiers sont ensuite répartis au sein du comité de sélection, chaque dossier devant être expertisé par deux rapporteurs. Un rapporteur peut donc se retrouver avec typiquement 5 dossiers à expertiser, voire plus.

Ainsi, la clarté du dossier est un élément majeur que le candidat doit prendre en considération. Ce "bien rédigé" qui semble un détail est un "élément de langage" qui ressort souvent lors de la commission...

Un dossier bien rédigé ne sauvera pas une candidature trop juste, et un dossier mal écrit ne sera pas forcément rhédibitoire si le candidat est exceptionnel... mais dans les cas un peu tangents (qui composent au bout du compte la majorité des auditionnés car il n'y a pas énormément de candidats qui sortent tant que ça du lot), il peut être bon d'impressionner favorablement le rapporteur, ce qui le poussera à défendre votre dossier en vue d'une audition.

 

Je pense notamment qu'un "résumé analytique" d'une ou deux pages regroupant toutes les informations nécessaires peut-être un sacré plus. Ce n'est pas nécessairement la même chose que le CV, qui lui peut être plus long et détaillé: j'y vois plutôt un document très centré sur les informations qu'on demandera au rapporteur pendant la commission. Donc, en gros:

Etat-civil

Titre, année et lieu d'obtention du master.

Idem avec la thèse, ainsi que le nom des directeurs de thèse.

Idem avec les activités post-doctorales.

Les activités d'enseignement: nombre d'heures, matières enseignées et genres d'enseignement (TPs, TDs, projets, cours, etc). 

Les publis: le nombre, le nombre en premier auteur ou en reprint auteur, le titre des journaux. Bien distinguer les "vrais" publis de celles "juste" soumises ou pire encore, en préparation, ainsi que des publis type "proceedings" ou dans des journaux franco-français.

Les congrès, en distinguant les présentations orales du reste.

Eventuellement quelques références ou contacts en recherche et enseignement.

Et quelques mots-clefs sur les compétences scientifiques, théoriques et ou expérimentales.

Cela permet au rapporteur de faire son rapport facilement et de ne pas passer 2h à tourner et retourner les pages du rapport pour trouver les informations, ce qui finit par énerver quand on en est au 5ème.

 

Il est bien de détailler ensuite un peu plus chacun de vos projets de recherche passés, mais n'en faites pas des tartines. Moins d'un recto-verso par projet, voire un recto pour les projets de faible durée, confidentiels ou en cours.

Idem pour l'enseignement.

 

Un dossier de 8 pages tout compris paraîtra léger, mais un dossier foutoir de 75 pages ne sera pas forcément bien perçu non plus... 

 

 

- Il est quasiment indispensable de contacter l'équipe d'accueil avant l'examen des dossiers. N'attendez pas d'être convoqués à l'audition (ou pas) pour les appeler... De même, il faut appeler le responsable enseignement si celui-ci est différent du responsable scientifique.

Je suis assez surpris de me rendre compte que seuls 1 petit tiers des candidats a accompli cette démarche. Et que certains candidats "solides" n'ont pas l'air de comprendre/savoir que c'est essentiel... 

 

Que dire?

Eh bien simplement: bonjour je suis machin, j'envisage de candidater au poste truc. Je souhaiterais vous rencontrer/visiter le laboratoire, cela fait-il partie de la politique du laboratoire? Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur le poste, les enseignements sont-ils déjà prévus, le recrutement est-il ouvert, faut-il préparer un projet de recherches/un projet d'enseignements? Etc

Il faut être prêt à se déplacer, soit avant soumission des dossiers soit avant l'audition, ou en cas d'impossibilité matérielle d'avoir un entretien téléphonique poussé pour lequel vous aurez longuement potassé vos questions.

 

Je ne vois pas quels reproches on peut vous faire d'avoir cherché à vous renseigner, même si laboratoire peut vous répondre que la politique est de ne rencontrer personne avant l'audition.

Encore une fois, un candidat excellent scientifiquement et sur le profil sera probablement repêché (mais cela pourra être retenu comme point négatif), mais cela peut s'avérer crucial, dans un cas comme dans l'autre, pour un candidat un peu borderline...

 

 

- Dans le même registre, à adapter suivant selon ce qu'on vous a raconté, il n'est je pense jamais mal de terminer par un "projet de recherches" (et d'enseignement) même basique dans le genre de celui que j'ai écrit ici: http://laviedemix.over-blog.com/article-le-mythe-du-projet-de-recherche-101556256.html

Si on vous en demande explicitement un détaillé, ça ne suffira pas et il faudra probablement prendre un contact approfondi avec la ou les équipes d'accueil.

Par contre, si on vous dit que ce n'est pas forcément nécessaire, qu'on reste vague en vous disant que ça "pourra être apprécié" ou même qu'on vous dit qu'il n'y en a pas besoin, personne, je pense, ne vous en vous en voudra d'avoir tenté de vous projeter, en 2-3 pages, dans le futur poste que vous serez peut-être appelé à occuper pendant 40 ans.

 

- Pensez aux détails pratiques: communiquez une adresse française (typiquement celle des parents) pour l'envoi éventuel de la convocation par recommandé... si vous avez plusieurs auditions et que vous êtes post-doc au Japon, il y a de bonnes chances que vous ne receviez jamais la dernière, par exemple.

 

 

 

De façon générale, le but est d'essayer de faciliter le plus possible la vie des rapporteurs, qui sont a priori ceux qui vous soutiendront le plus (car ils seront les seuls à avoir lu dans le détail votre dossier), et également la vôtre.

 

Dans quelques semaines, la deuxième partie: l'audition. Qui, dans le cas où le poste est ouvert, est souvent prédominante.

 

 

 

 

 

* Paris, de par le nombre d'instituts, labos, universités, centres de recherche etc, est un peu une exception à cette règle: on peut avoir un dossier crédible en n'étant jamais sorti de la région parisienne.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:38

J'ai récemment acheté une bouteille de vieux vin à Priscilla, plus parce que je trouvais l'idée de cadeau sympa et originale que parce que j'espérais vraiment me régaler. Cela dit, sait-on jamais?

 

L'idée, ainsi que l'endroit où acheter la bouteille, me sont venus à la lecture du blog Une femme des vins, qui comme un certain nombre de bons blogs, a deux défauts: il n'est pas assez mis à jour, et je ne le lis pas suffisamment.

 

La boutique en question se situe dans le 5ème arrondissement, sur la place de l'ancienne Ecole Polytechnique, où on trouve également Christophe.

Il s'agit de De Vinis Ilustribus, tenue par L. Michelin, et spécialisée dans les vieux millésimes.

 

Le premier contact (ou son absence) fut un peu douloureux, puisque, me déplaçant pendant ma pause déjeuner, après avoir vérifié que cela correspondait bien aux heures d'ouverture, j'arrivai devant la boutique pour trouver porte close avec un petit panneau écrit à la main "je reviens dans pas longtemps, vous pouvez me joindre au - suivait un numéro de portable tombant directement sur le répondeur-".

Mon sang désormais américanisé, donc habitué au fait que le client est quand même un peu roi ou en tout cas pas qu'un portefeuilles sur pattes qui ne doit pas trop la ramener *, ne fit qu'un tour, mais je décidai de repasser malgré tout, une fois calmé quelques heures plus tard.

Bien m'en a pris, puisque M. Michelin est en fait très gentil, commerçant, et ne compte pas son temps avec le client tout en étant de bon conseil. Soulignons aussi un très bon site web, plutôt joli, ergonomique et bien mis à jour, ce qui n'est toujours pas si fréquent dans le commerce "à la française".**

 

 

Pour des raisons que la décence et ma bonne éducation m'empêchent de préciser ici, je souhaitais acheter une bouteille de 1979.

Dans mon budget (la centaine d'euros maximum***), il y avait trois choix possibles: un Pomerol Château La Pointe, un Saint-Estèphe Les Ormes de Pez (le seul que je connaissais de nom et pour en avoir bu un millésime récent à l'Atelier Robuchon à NYC, à un prix prohibitif), et un Chassagne Montrachet Rodet.

Néophyte des vieux millésimes, je me suis dit qu'un Bordeaux, a priori plus "puissant", aurait gardé pour les sens débutants davantage de choses 15 ans après son "pic de forme" qu'un Bourgogne.

Je m'orientais plutôt vers les Ormes du Pez, mais M. Michelin me dit que la rive droite avait produit de meilleurs vins cette année là.

Donc va pour le Pomerol Château la Pointe 1979.

 

Nous l'avons ouvert récemment, accompagné pour le match la suite du repas d'un Château Lascombes, 2ème Cru Classé Margaux 2005.

J'avais trouvé cette bouteille rangée à la verticale dans un placard à vaisselle de mes parents qui ignoraient tout de son existence et de sa provenance (probablement ramenée par un ami riche ou un client de mon frangin et oubliée lors d'un dîner...) et, offensé de cette indifférente maltraitance envers une orpheline, l'avait donc recueillie chez moi.

 

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Nous avons donc bu le Pomerol à l'apéro, en suivant les conseils de M. Michelin: remontée de la cave 24h avant, et laissée verticale pour permettre le dépôt. Ouverte au moment de la dégustation (les vins vieux ont des arômes fins qui ne supportent pas forcément bien le carafage).

Voici ce que dit la RVF dit du domaine la Pointe: "Cru de vieille réputation, il a fortement progressé depuis quelques millésimes. En revance, il faut se méfier des millésimes antérieurs à 89."

Bon, dommage, mais on va le boire quand même.

A l'oeil, belle couleur rubis tirant quelque peu sur l'ocre, translucide, qui trahit l'âge.

Au nez, il y a encore beaucoup de choses: les côtés "alcooleux" et "boisé" ont complètement disparu. C'est très compoté, fruits rouges confits (pour moi, confiture de groseille). C'est "gourmand", comme on dirait chez Top Chef.

En bouche, les mêmes tonalités se retrouvent, mais très légères. Les saveurs sont subtiles, s'estompent rapidement aussi, on sent que le vin est "past his prime" mais cela reste très agréable.

Quelques tranches de beaufort jeune pour accompagner s'avèrent déjà trop puissantes, la tarte aux poireaux (aux arômes très confits également, version revisitée d'après mes vagues souvenirs d'une recette de M. Rostang dans les Escapades de Petitrenaud) fera un meilleur accord, mais c'est seul que le vin se dégustera le mieux.

Une belle surprise, assez loin de ce que je m'imaginais (les arômes de "sous-bois" dont on parle souvent, souvent assez désagréables pour les non-initiés).

 

 

Nous avons enchaîné le Margaux, ouvert 3h avant mais pas carafé (my bad) avec un risotto aux cêpes, à base de ceux séchés ramenés de Florence (les champignons séchés sont, je trouve, un bon investissement car ils permettent de bien parfumer sauces pour pâtes ou risottos).

Voici ce qu'en dit la RVF: "Racheté par Colony Capital en 2001 - les philanthropes qui se sont occupés aussi du PSG avant les qataris, ndMix- un travail considérable a été accompli et le cru a retrouvé une forme de sérénité. Les vins affichent un caractère très moderne, richement boisé et parfois un peu extrait, mais ils évoluent bien".

2005 est censé être une grande année, mais la bouteille a été gardée dans des conditions déplorables, ce qui m'a poussé à l'ouvrir sans trop attendre.

Pour le coup, je suis assez d'accord avec la RVF (ils seront contents de le savoir).

La couleur est "pourpre profond", le nez très riche, très boisé.

A la bouche, la note vanillée très poussée et très caractéristique domine presque tout, je pense que c'est ce qu'ils appellent le "caractère très moderne et richement boisé".

Ca se boit bien, vu que ce n'est pas très compliqué à comprendre.

Ces vins sont à l'oenologie ce que le burger-frites est à la gastronomie (dans les deux cas, ça vient des américains): la sanctification du goût "adolescent", facile. Rien n'est sous-entendu, tout ce qui plaît est là, souligné à la truelle, et mélangé en grandes quantités pour procurer un plaisir immédiat et régressif.

Et on a beau en faire des versions à 50 euros plutôt qu'à 5, le fond du problème ne change pas.

C'est ce que je trouve un peu dommage dans ces vins: l'amateur pas trop éclairé que je suis ne verra pas beaucoup de différences entre un merlot californien ou un malbec argentin bien dans les canons du moment à 10$ et un vin comme celui-ci qui doit coûter pas loin de 100 euros.

C'est probablement ce qui plaît aux "buveurs d'étiquette": pas de surprises, même le risque d'en avoir une bonne. Mais le plaisir de pouvoir montrer qu'on a claqué un bras dans une bouteille (un peu comme la semaine russe à Courchevel, où les prix doublent pour leur permettre de payer plus cher que le voisin pour le même objet).

 

 

Cela fait quelques années que j'achète une ou deux caisses par an de bordeaux en primeur: je ne sais pas trop si je dois continuer, tant ce type de vins semble s'être répandu. Plus le temps passe, plus je me dis que Mondovino de Nossiter n'est sans doute pas si caricatural que ça...

Qu'en pensez-vous? Avez-vous des noms de domaines qui échappent encore à cette uniformisation du goût?

 

 

 

 

 

* et que donc, quand on est censé être ouvert, on ne ferme pas le rideau pour aller boire un canon avec un copain de passage ou Dieu sait quoi. 

 

** le magasin organise également en son sein des dégustations de vieux vins de temps à autre, cela peut faire une bonne soirée... j'essaierai de m'en souvenir.

 

*** pour mes lecteurs de la France qui souffre et qui s'offusqueraient: ceci étant un cadeau, ce n'est pas le prix habituel que j'accepte de dépenser dans une bouteille... généralement j'aime bien en acheter au moins 3 (dans ce cas là moins de 100 euros les 3) ou une caisse (et alors la caisse doit valoir moins de 150 euros). Sur la cinquantaine de bouteilles en ma possession, une dizaine doit coûter une trentaine d'euros pièce.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:49

Pour Bruno Le Maire, "Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leur entreprise, leur usine, leur exploitation, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer." 

 

Pour Nicolas Sarkozy, le vrai travail, c'est celui de "ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".

 

 

Personnellement, je ne possède pas de voiture (et n'ai même pas l'intention d'en acheter une prochainement), je marche 10 petites minutes pour prendre le métro et me rendre dans un Grand Etablissement, organisme public.

Le soir, n'ayant pas de famille, je me contente de faire à manger pour Priscilla et moi-même, activité qui me détend et que je ne vois pas comme une contrainte de "gestion du foyer". J'ai même le temps d'avoir un blog et de lire des livres.

Ma carrière, peu susceptible de connaître des accélérations fulgurantes est aussi, reconnaissons-le, peu exposée.

J'aime plutôt mon boulot, en tout cas il ne me cause pas de "souffrance", même les semaines où j'y consacre 50h ou une partie de mon week-end.

Il n'est peut-être pas très bien payé comparativement à ce que gagnent certains de mes compagnons d'étude et en considérant le coût de la vie à Paris, mais mon revenu se situe dans les 15% des plus gros salaires en France.

J'ai du mal à supporter le niveau de vie d'héritiers comme Lagardère ou Bettencourt, ou de rémoras humains à la Banier, mais je ne pense pas que c'est à eux que faisait allusion le Président quand il disait que le vrai travailleur ne veut plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille.

 

Bref, il faut se rendre à l'évidence, je ne qualifie pas à l'appellation labélisée "vrai travailleur".

 

En même temps, je ne me déplace pas non plus aux manifestations du 1er mai.

 

 

Un autre faux travailleur (we are legion): http://david.monniaux.free.fr/dotclear/index.php/post/2012/04/24/Je-ne-suis-pas-un-vrai-travailleur#comments

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:30
Je ne suis plus si jeune (mais je l'étais trop quand les Bérus chantaient), et l'argumentaire, un rien simpliste, n'est peut-être hélas pas si vrai que ça.
Cela dit, un peu de nostalgie, de naïveté et de spontanéïté, parfois, ça libère (même si pour le "plus jamais 20%", c'est raté: plus de 20 ans après, les choses n'ont pas vraiment changé - si, on trouve plus d'excuses aujourd'hui).
 
 
 
Et puis, pour la bonne bouche, celle-là:
 
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 20:53

Le petit break printanier nous a emmené en Italie pour une grosse semaine. Cela présentait de nombreux avantages pour nous: pas trop loin, pas trop cher, a priori très beau pour faire de bonnes balades, avec de la bonne bouffe et du bon pinard, et nous ne connaissions pas du tout.

Au menu, 3 jours et demi à Venise, 1 jours à Vérone, 3 jours à Florence et une après-midi à Pise.

 

Arrivée à l'aéroport de Venise le dimanche soir, nous nous dirigeons sur l'île en prenant le bateau-bus Alilaguna, qui coûte une quinzaine d'euros. En fait, on ne voit pas grand chose et c'est assez long, donc je pense que si on revient, on fera le bus "normal", trois fois moins cher.

 

Notre hôtel, le "Bed and Breakfast" Antica Raffineria est à situé 10 petites minutes à pied de l'arrêt Fondamente Nuove, dans le Canareggio, mais le check in se fait dans un autre hôtel, dans le Ghetto Juif, un peu plus bas, avant que le réceptionniste ne nous guide vers le B&B.

En Italie, on finit très vite par ne plus s'étonner de ce genre de choses... 

 

Les italiens ont une conception assez vague du B&B: en l'occurrence, ici, il s'agit d'un tout petit hôtel (3 ou 4 chambres) dans ce qui était peut-être il y a bien longtemps un appartement, mais ressemble plutôt à un ancien local commercial. Nous ne sommes pas du tout chez un particulier, le petit-dèj n'est pas "maison", il n'y a pas de salle commune, ou tout ce qui peut faire le charme des B&B ricains lorsque l'on va visiter un trou paumé. 

La chambre est relativement spacieuse mais spartiate, assez sombre. L'hôtel est dans une cour, donc c'est relativement calme, mais les murs et les portes en carton font qu'on entend bien tout ce qui se passe dans la salle du petit-déjeuner, juste à côté... celui-ci est plutôt frugal, mais le réceptionniste, très gentil et qui parle un peu français, est tout à fait prêt à donner du rab si on demande.

Si globalement ça n'a rien de scandaleux, le prix qu'on paye (avec la taxe de séjour sur laquelle je reviendrai, 120 euros par nuit) est tout de même franchement élevé par rapport aux prestations.

 

A ce propos, vu que ça a l'air général à Venise (où tout est payant et cher), si quelqu'un connaît un bon plan pour loger, ça m'intéresse: soit un truc pas terrible comme celui que j'ai décrit mais pour 40 euros de moins, soit, quitte à lâcher plus de 100 euros par nuit, un truc un peu mieux. J'avoue que nous n'avons pas fait de recherches très approfondies, mais que tout ce que nous avons vu nous semblait plutôt bien cher et moyen... ce sera aussi souvent le cas pour la bectance d'ailleurs: on n'est pas dans l'une des villes les plus touristiques du monde pour rien.

 

 

Bon, je ne vais pas vous inonder de photos de la place Saint-Marc ou autres gondoles et pont des Soupirs, vous trouverez tout ça mille fois sur la toile. Cela dit, je vais quand même confirmer ce que tout le monde a déjà dit: Venise est une ville magnifique, de jour comme de nuit et même sous la pluie.

 

Allez, quand même une bien cliché, avec justement la gondole et le fameux pont:

 

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Malgré ce qu'on pourrait craindre, la ville garde en général un aspect relativement authentique et naturel, même si j'ai du mal à imaginer de quoi peuvent bien vivre les vénitiens qui ne travaillent pas en lien avec le tourisme: j'ai trouvé ça vachement moins "Disneyland" que Prague, par exemple.

Il faut dire que c'est plus grand qu'on ne l'imagine (4 kms sur 2, mais tant de ruelles et de canaux qui font faire tours et détours...), et que donc certains quartiers, Santa Croce, le Canarregio ou le Castello, restent encore un peu à l'écart de la masse de touristes qui ne vient que passer un jour ou deux.

Sachant cependant que la ville reçoit 20 millions de touristes par an pour 60000 habitants intra-muros, je pense qu'il est préférable d'éviter d'y aller en été (en plus du temps paraît-il pénible). Et qu'il faut se préparer à ne pas être seul, même en période "creuse"...

 

Je dirais qu'il faut compter 3 jours pour avoir bien le temps de profiter, d'explorer toute l'île sans trop planifier et sans courir, et même de faire quelques musées et visites d'église (prévoyez un budget conséquent). Une après-midi nous a été gâchée par la pluie, donc c'était le compte, mais il nous a manqué une journée pour aller visiter les îles alentour qui valent paraît-il le coup d'oeil (Burano, Murano, Giudecca...).

Je conseille de ne pas oublier son plan détaillé, la ville est vraiment traître et il est extrêmement difficile de se repérer: même en ayant bien la géographie de l'île en tête, avec les canaux, les culs de sac, et les ruelles qui n'arrêtent pas de tourner, on a vite fait de se retrouver à l'opposé de là où on voulait aller si on se fie à son instinct.

 

 

Question nourriture maintenant: d'après ce que j'ai lu et ce que quelques italiens ont pu me dire, Venise n'est pas la ville italienne la plus traditionnellement "gastronome". C'est encore amplifié par l'afflux de touristes: avec un resto tous les 3 mètres, il est plus facile de tomber sur une horreur pizza-burgers-bolognaise que sur une trattoria authentique...

 

Il y a cependant quelques plats typiques: le pasta e fagoli, une sorte de mélasse épaisse de haricots avec quelques spaghetti noyés dans le fond, fut l'une des expériences culinaires les moins enthousiasmantes de ma vie (surtout que je m'attendais à une sorte de minestrone...). Ce n'est même pas que c'était mauvais, c'était encore pire: je crois que je n'avais rien goûté d'aussi fade depuis le porridge. Je pense que le but est le même: se plâtrer le bide avant d'aller courir un marathon ou se taper 3 jours de pêche. La version goûtée, dans un resto pourtant pas si mal, ressemblait à ce qu'on voit ici: avouez que ça fait pas rêver.

 

Sinon, il y a les bigoli in salsa, des pâtes à mi-chemin entre les spaghetti et les tagliatelles, dans une sauce aux anchois et aux oignons. C'est basique aussi, mais largement plus recommandable.

Les bigoli peuvent également être accomodés à l'encre de seiche (bigoli al nero di seppia), assez populaire dans la lagune. C'est également bien bon.

 

En fait, Venise est surtout connue pour les cicchetti, sortes de tapas, que les vénitiens aiment bien déguster debout au bar ou en terrasse en buvant du pinard de la région. Il y en a de plusieurs sortes, ce sont souvent des boulettes frites à base de viande, de poisson, ou de légumes, parfois assez proche de ce que je connais des mezze libanais. Le problème est qu'il sont souvent préparés à l'avance et servis réchauffés: la friture ou le pané, ça perd alors vite de son intérêt.

On les trouve aussi sous la forme de crostini, du pain recouvert de divers ingrédients, du plus simple (tomate-huile d'olive) au plus complexe.

 

Et puis il y a les assiettes de fruits de mer en antipasti, dont certaines sortes un peu bizarroïdes n'existent que dans la lagune (notamment, m'a-t-il semblé, une espèce de langoustine pâlote et franchement moche).

Petite remarque en passant, les deux fois où nous avons pris ces assiettes, elles nous ont été servies tièdes, comme passées au micro-ondes. Je n'ai pas très bien compris s'il s'agit d'une coutume locale où s'ils pensent que les touristes ne mangent pas les fruits de mer froids, mais c'était assez surprenant (et pas génial).

 

Au sujet des restaurants, je n'ai pas de grandes adresses à révéler. Le but était de manger convenablement sans trop se ruiner - objectif repas complet pour moins de 30 euros par tête, souvent en partageant entrée et/ou dessert- et nous avons globalement réussi.

Je pense que le Cannarregio est un bon quartier pour se restaurer, pour peu qu'on évite la rue principale (Strada Nova qui se transforme ensuite en Rio Tera). Dans les ruelles parrallèles ou le long des Fondamenta, il y a de quoi faire. Santa Croce est probablement une autre destination judicieuse.

 

Le dîner le moins cher fut sans doute le meilleur, chez Alla Vedova (aussi dit Ca'D'Oro: Calle del Pistor, petite traverse juste derrière Strada Nova). Apparemment, une osterie authentique, ce soir là blindée de touristes mais aussi de vénitiens mangeant les fameux cicchetti en discutant et picolant au bar.

40 euros pour le couvert, de l'eau plate, le pichet de rouge maison, une assiette d'antipasti, une assiette de calamars et polenta (ici très pâle et liquide, quasiment comme de la purée), une assiette de linguini à l'encre, et une assiette de gâteaux secs aux amandes avec deux petits verres de liquoreux.

 

Nous avons fait d'autres dîners corrects, quoiqu'un poil plus chers (dans les 50 euros pour deux), dans les restos des ruelles du ghetto, sélectionnés plus ou moins au hasard, par exemple à la Trattoria Antica Molla (Fondamenta Ormesini, Cannaregio).

 

Quelques remarques générales:

- à Venise, nous n'avons jamais eu une addition juste. On a presque l'impression que c'est plus pour le sport, vu qu'à chaque fois c'était au maximum deux euros. Parfois le compte semblait à peu près bon, mais les détails des prix ne correspondaient pas à ceux de la carte. Bref, plutôt que de me prendre le chou dans une langue que je ne connais pas, je me contentais de rempocher mon pourboire...

En fait, les italiens semblent avoir un rapport particulier à l'argent: la taxe de séjour et plein de choses ne peuvent se payer qu'en liquide, mais si c'est 16 euros et que le gars n'a pas la monnaie, il vous dira c'est pas grave et ne prendra que 15. Il y a plein d'endroits où on ne peut pas payer avec la CB, mais la moitié des DAB de la ville ne fonctionnent pas. Etc.

- le service est rarement très sympatoche, comme dans la plupart des villes touristiques. On oscille généralement entre le taciturne efficace et le limite désagréable même s'il y a des exceptions. C'est d'ailleurs aussi le cas dans les magasins (je sais que ça doit être chiant de tenir un magasin de grolles dans la rue passante avec 95% de touristes malpolis qui n'achètent rien, mais on ne vous a pas forcé... je me suis quasiment fait jeter d'un magasin Timberland parce que je n'arrivais pas à trouver le prix sur les pompes, écrit microscopiquement entre deux rainures de caoutchouc, et que j'ai cru qu'il était sur la boîte que j'ai donc dérangée).

- le couvert et l'eau sont toujours payants, entre 1,5 et 3 euros selon les endroits où nous sommes allés pour le couvert, entre 2 et 6 pour la bouteille d'eau selon la taille et le degré d'arnaque. Un peu comme les prix hors taxe et tip non inclus aux US, c'est à savoir pour estimer son addition... Si j'ai bien compris, le "pourliche" est plus ou moins inclus dans le prix du couvert, mais on peut toujours rajouter.

- le pain à Venise est uniformément dégueulasse, limite rassis (à Florence et même à Vérone, ce sera mieux - en tout cas, au moins frais).

- tous les restos visités au cours de notre voyage, même relativement "chics" (ceux à une ou deux fourchettes Michelin), proposent des pichets de vin "maison", généralement entre 5 et 8 euros le demi-litre, et très corrects. En tout cas largement plus buvables que ce que les rares restos français qui pratiquent cela peuvent proposer. Dans les régions vinicoles comme Vérone ou Florence, certaines trattoria ont même de vraies cuvées "personnelles".

 

 

Pour la pause déjeuner, quand nous n'avons pas opté pour le sandwich ou le "wrap" (espèce de pâte à pizza recouverte de tomate, de jambon, fromage et salade, le tout roulé sur lui-même et passé au grille à panini), nous avons été assez heureux dans nos choix.

 

Si manger debout ne vous fait pas peur (après 4h de marche, parfois, on a envie de se poser), il y a plein de petits bars à vins de 3m2 qui vous serviront des assiettes froides ou des sandwichs minute.

 

Près du pont du Rialto, il y a par exemple All'Arco (Calle Arco), où on nous a servi une assiette d'antipasti misti préparée à la minute, assez démente et largement assez copieuse pour deux (preuve en image): avec de la très bonne charcute, plein de petits légumes marinés, et trois quatre sortes de fromage (14 euros), plus deux verres de vins à 2 euros pièce. Après ça, on repart peinard, et ça côûte finalement à peine plus cher qu'un sandwich-coca à emporter.

 

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Visiblement réputé, quoique plutôt pour le soir, il y avait dans le même style juste à côté de notre hôtel Al Timon (encore Fondamenta Ormesini), toujours blindé d'italiens à l'intérieur comme à l'extérieur. Propose aussi quelques tables et plats un peu plus élaborés, mais nous n'avons pas testé.

 

Enfin, on a quand même tapé dans la pizza, même si pour les puristes comme mon collègue napolitain, manger de la pizza à Venise est aussi pertinent que s'enfiler une choucroute à Toulouse.

 

Après vérification, nous avons mangé à la Pizzeria Al Profeta (Calle Lunga San Barnaba, pas loin du pont de l'Académie). Après avoir patienté 15-20 minutes pour une table (s'il fait beau ce qui n'était pas le cas, il y a un jardin intérieur avec des tables), nous avons dégusté une pizza excellente: j'avais oublié à quel point tous les ingrédients, de la sauce tomate à la pâte en passant par les champignons ou le fromage, pouvaient avoir du goût dans une pizza.

Tarifs raisonnables (environ 8 euros la pizza), même si, quand on ne mange que ça et qu'on rajoute couverts et eau, on s'en tire pour 11-12 euros par tête, soit finalement pas beaucoup moins que dans une pizzeria milieu de gamme parisienne. Mais avec une qualité incomparable.

 

Petit tip tant que j'y pense: ne vous fiez pas au plan google map de Venise, complètement à la rue sur le nom des rues... un plan "papier" est indispensable (et parfois pas suffisant, vu le nombre de ruelles minuscules et qu'il arrive que les rues aient deux noms selon que l'on regarde la plaque à droite ou à gauche)...    

 

 

Enfin, passage en coup de vent à Vérone, jolie ville encore largement teintée de médiéval, qui aurait mérité qu'on s'y attarde un peu plus.

Pour le coup, nous logions dans un vrai B&B (Casapiu, http://www.bedandbreakfastcasapiu.com/, 80 euros la nuit taxe de séjour, petit déj et super machine à café inclus), tenu par un couple gay gentil, serviable et accomodant. Idéalement situé, derrière la piazza del Erbe, dommage que le karaoké dans le bar d'en bas ait duré un peu tard...

Le balcon de Juliette est profondément inintéressant (les amoureux collant leur chewing gum sur le mur, c'est même dégueulasse), mais le théâtre antique et la basilique de San Zeno (romane), un peu à l'écart du centre historique, valent la visite.

Le centre historique est touristique (tout de même patrimoine de l'Unesco) mais pas surpeuplé, les maisons sont colorées, et le combo piazza del Erbe- piazza dei Signori est impressionnant.

Monter sur le campanile et traverser le fleuve pour grimper en haut du centre archéologique sont deux activités à faire...

 

La gastronomie véronaise est semble-t-il un peu plus réputée, et notamment la partie "liquide", puisque c'est une grande région viticole (avec des balades intéressantes à faire pour les amateurs).

Le rouge du coin est le Valpolicella, qui remonte à l'époque romaine.

 

Dans les ruelles, plein de tratorria paraissant largement plus authentiques qu'à Venise, même si ce n'est pas moins cher.

Nous avons dîné à l'Osteria Al Carro Armato (Vicolo Gatto). De grandes tablées un peu soupe populaire: ce soir là pas grand monde, à part deux petits vieux qui picolaient en jouant aux cartes, une famille américaine et deux jeunes.

Plus carnivores que les vénitiens, les véronais sont de grands consommateurs de viande de cheval.

Priscilla a donc pris du pastissada di cavallo, une sorte de "bourguignon de cheval", où la viande a cuit extrêmement longtemps dans du vin rouge et peut presque se manger à la cuillère comme du lièvre à la royale C'est assez puissant, mais très bon. Servi avec de la polenta qui ressemble plus à celle que je connais que celle qu'on a pu manger à Venise: des espèces de galettes épaisses et assez fermes de farine de maïs. Ici, elles sont frites (à Nice, on les sert plutôt gratinées au four).

J'ai pour ma part mangé des tagliata di manzo, qui ne sont pas des pâtes mais des fines lamelles de boeuf, le tout parsemé de radis noir émincé de parmesan et de vinaigre balsamique. Un peu étrange, à mi-chemin entre le plat chaud et la salade, mais pas mal.

Avec une assiette de fromages décevante en entrée, deux supers tiramisu de la mamma et un peu de valpolicella de la casa, une cinquantaine d'euros.

 

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Le lendemain, sur le pouce, une assiette de crostini, et pour ne pas mourir idiot, des sarde al saor (en fait, bêtement, l'équivalent de nos harengs marinés mais avec des sardines, idéal pour bien puer de la gueule et passer l'après-midi à digérer).

 

 

Et puis direction Florence.

A bientôt pour la 2ème partie, pour ceux qui ont eu le courage de tout lire.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:18

Moi qui pensais naïvement, en prenant 10 jours de vacances décalées par rapport aux vacances scolaires, revenir frais comme un gardon, et bosser pépère au labo sans personne pour me faire chier... je déchante.

 

Ayant reçu environ 70 mails de boulot pendant les 7 jours ouvrables où j'ai été absent, il m'a déjà fallu une bonne heure pour tout lire et faire le tri (j'avais déjà un peu écrémé pendant les pauses "grosses averses" des vacances).

 

Je dénombre une bonne quinzaine de choses à faire relativement urgemment, ce qui devrait bien m'occuper toute la journée et probablement encore demain.

 

Entre autres, contacter candidats et comité de spécialiste pour le poste MCF, rapporter des dossiers, récupérer la convention d'une stagiaire (dont la signature a été retardé de trois jours parce que "le responsable signature était malade), mettre des documents en ligne pour mes élèves, revoir mes cours, relire le poster de l'ATER pour son congrès de la semaine prochaine, répondre à deux-trois mails de collègues ou industriels, etc.

Bref, que du lourd.

 

Mais promis, dès que j'ai un peu de temps, je parle un peu de Venise, Vérone, Pise et Florence. Et surtout de ce qu'on y bouffe.

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